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mercredi 22 février 2017

Foi, fidélité, amour, Dieu



Je m'aperçois que j'ai quelque peu délaissé mon blog, de plus en lui conférant une orientation politique un peu trop poussée... Je vais tenter de rééquilibrer cela en réécrivant un petit peu (la stratégie des petits pas...).
L'affaire qui préoccupe les catholiques ces derniers jours est celle de ce prêtre lyonnais qui va quitter son ministère pour se marier avec la femme qu'il aime.
Les débats et les réactions que cela suscite sont assez rudes et souvent empreints de jugements.
Pourtant qui sommes-nous pour juger...

Au milieu de tumulte, deux beaux textes ont été publiés. Je ne peux qu'inviter à les lire. 
Il s'agit d'un billet que René Poujol a publié sur son blog. En substance, il demande  
"Que l’on accorde à l’observateur de pouvoir au moins formuler une alternative susceptible une sortie de l’impasse : soit pouvoir élargir les conditions d’accès au sacerdoce au-delà des seuls hommes célibataires, soit honorer le sacerdoce commun des baptisés en conférant à certains laïcs des responsabilités pouvant aller jusqu’à administrer les sacrements du baptême, du mariage et des malades. Objecter qu’en l’état actuel du droit canonique rien de cela ne serait possible est pour le présent une évidence et pour l’avenir une réponse irrecevable."

A lire ici

Il s'agit également du billet de la blogueuse Zabou the terrible qui explique que
 "La fidélité, c’est un combat pour que la grâce mène chaque jour plus le bon combat de l’Amour en nous : et c’est valable pour les personnes mariées comme pour tous les consacrés célibataires. 

En disant cela, loin de moi l’idée de juger celui qui est parti et j’aime penser à lui en sachant que Dieu ne cessera jamais de lui faire confiance puisqu’Il ne cesse de l’aimer. Mais j’ai la conviction que nous avons à nous entraider sur ce chemin de la fidélité selon notre état de vie, qu’il soit doux ou rugueux selon les jours car Dieu ne saurait se faire girouette de bonheur, pour être vraiment là où Lui et nous, après discernement, avons engagé notre Foi. 

Finalement, il me semble que, dans ces événements si complexes, il y a probablement mieux à faire que chercher des poux dans la tête de tel ou tel, il y a à prier."

A lire ici

Je partage ce qui est dit dans ces deux textes, merci à leurs auteurs.

samedi 21 mars 2015

Carême 2015, la joie de la conversion

Article publié sur le site de ma paroisse. Merci à  Edouard pour les illustrations.




« Je ne réalise pas le bien que je voudrais, mais je fais le mal que je ne voudrais pas. » Lorsque le baptisé partage ce constat de Saint Paul (Ro 7, 19), il est prêt à recevoir le sacrement de la réconciliation.
Confession et sacrement de réconciliation sont souvent confondus.
La première fait souvent appel à d’anciennes représentations : le prêtre et le fidèle dans un confessionnal sombre.
Or, la confession n’est qu’un élément d’un sacrement complexe et essentiel dans la vie du baptisé.
L’habitude fait qu’il n’est désigné que par l’un de ses éléments.
Ce sacrement est une grâce pour nous et les autres, et permet au croyant d’être absous de ses péchés et de revenir à la communion avec Dieu.
Pour comprendre de quoi il s’agit, il convient de définir ce qu’est le péché.
Le péché, un manquement à l’amour
C’est l’incapacité à pardonner, à nous réconcilier avec nous mêmes, avec les autres et avec Dieu. Le péché est toujours un manquement à l’amour, à l’amour qui nous vient de Dieu ou à l’amour envers notre prochain et envers nous-mêmes.
Ce manque d’amour est conscient et volontaire.
C’est une rupture qui blesse son auteur, son entourage et sa relation à Dieu.
Le sacrement de la conversion, de la confession, du pardon, de la pénitence et de la
réconciliation. 

Tous les termes ont leur importance :
la conversion car c’est une démarche pour revenir vers le Père dont on s’est éloigné.
La confession car c’est l’aveu de nos péchés à Dieu devant le prêtre.
La pénitence car c’est la reconnaissance d’une démarche personnelle en Église qui permet de recevoir le pardon par la rencontre entre le prêtre et le pénitent, qui symbolise la rencontre personnelle du pécheur avec Dieu.
La réconciliation car il donne au pécheur l’amour de Dieu qui réconcilie.



Comment recevoir le sacrement de réconciliation ?
C’est la parole de Dieu qui révèle le besoin de bénéficier de la miséricorde de Dieu. L’examen de conscience personnel et le regret des péchés commis sont la première étape, puis il suffit de s’adresser à un prêtre.
Il n’y a ni horaires, ni lieux officiels ou obligatoires pour recevoir ce sacrement.
La règle intangible est le secret.
Le prêtre est là pour guider la démarche et les « comment faire », « comment dire » ne doivent pas être des obstacles.
L’important est la sincérité de la démarche, plus que la récitation des formules.
Il s’agit ensuite de dire ses péchés.
Si le croyant a l’impression de n’avoir rien à dire, c’est le signe qu’il y a quelque chose à changer dans sa relation avec Dieu. La formule du pardon est toujours la même : « Je te pardonne tous tes péchés, au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » Elle fait écho à la formule prononcée définitivement lors du baptême : « Je te baptise au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »
Le prêtre propose ensuite une pénitence, début de la réparation, le plus souvent une prière ou une méditation d’un passage de l’Évangile, ou une conduite à tenir. Il invite enfin à repartir dans la paix.
Et après ?
Par ce sacrement, le Christ fait en nous œuvre de guérison et de salut, par l’Esprit Saint il réactive la force de notre baptême. Il permet de cheminer dans la paix et la joie dans le service des autres :
« Laissez-vous réconcilier avec Dieu ! » (2 Co 5, 20).

Crédits photos : Catholic Church (England and Wales) / Foter / CC BY-NC-SA