"La voix de celui qui crie dans le désert". Jean 1, 23
" Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire". Bernadette Soubirous

Et ma voix n'engage que... moi.

La République française respecte toutes les croyances (article 1er de la Constitution)

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vendredi 2 juin 2017

La Vidéo du Pape 06-2017 - Abolir le commerce des armes





Pape François :
"Parler de paix, négocier la paix et, en même temps, promouvoir ou permettre le commerce des armes, est une absurde contradiction.
Une guerre par-ci, une guerre par-là … Ces guerres ont-elles vraiment pour but de résoudre des problèmes ? Ou bien s’agit-il de guerres commerciales, créées pour vendre des armes illégalement, pour que les marchands de mort en sortent enrichis ?
Résolvons cette situation. Prions ensemble pour les dirigeants des nations, afin qu’ils prennent des mesures efficaces pour mettre fin au commerce des armes, cause de tant de victimes."

Par le Réseau Mondial de Prière du Pape (Apostolat de la Prière - http://www.prierdupape.net).

Si vous souhaitez visionner les autres vidéos des intentions du Pape, elles sont disponibles sur https://www.lavideodupape.org.

Avec la collaboration du Centre Télévisé du Vatican (http://www.ctv.va).

Idée et réalisation : http://www.lamachi.com.

vendredi 26 mai 2017

L'avenir de l'humanité est entre vos mains... Ne vous sous-estimez pas !



Lorsque l’on craint de s’égarer en chemin, il est bon d’avoir une boussole. Le pape François en est souvent une. Le 9 juillet 2015, celui-ci a eu l’occasion de prononcer un de ses plus longs discours, à Santa Cruz en Bolivie lors de sa participation à la rencontre des mouvements populaires.
Ce texte n’est pas à résumer car c'est à la fois une boussole et une feuille de route complémentaires à l’encyclique écologique Laudato Si’. Ce discours contient une très vive critique du néolibéralisme économique.
Au regard du contexte des élections françaises, on peut toutefois mettre en évidence ces lignes : «Quand le capital est érigé en idole et commande toutes les options des êtres humains, quand l’avidité pour l’argent oriente tout le système socio-économique, cela ruine la société, condamne l’homme, le transforme en esclave, détruit la fraternité entre les hommes, oppose les peuples les uns aux autres, et comme nous le voyons, met même en danger notre maison commune, la sœur et mère terre. Je ne veux pas m’étendre en décrivant les effets pernicieux de cette dictature subtile, vous les connaissez. [...] Vous, les plus humbles, les exploités, les pauvres et les exclus, vous pouvez et faites beaucoup. J'ose vous dire que l'avenir de l'humanité est, dans une grande mesure, entre vos mains, dans votre capacité de vous organiser et de promouvoir des alternatives créatives, dans la recherche quotidienne des trois ‘‘T’’, d’accord ? (travail, toit, terre) et aussi, dans votre participation, en tant que protagonistes, aux grands processus de changement, changements au niveau national, changements au niveau régional et changements au niveau mondial. Ne vous sous-estimez pas !"*

Quel rapport avec le contexte électoral ? Tout simplement ces mots du chef de l’Église catholique auraient pu être prononcés par Jean-Luc Mélenchon qui porte le projet « L’avenir en commun** » du mouvement « La France insoumise ».
Je ne suis pas "mélenchoniste" ou "mélanchonien". Certes j'ai signé la charte des Insoumis parce que la plupart de mes idées se retrouvent dans leur programme, en particulier le partage du travail, la transition écologique avec la sortie du nucléaire, le maintien et le développement d'une agriculture paysanne...
Je suis avant tout écologiste.

Force est de  constater que Jean-Luc Mélenchon fait peur. On le dit populiste. Son score à la présidentielle permet plutôt de le qualifier de populaire. Surtout les réactions qu'il suscite montrent à quel point le libéralisme a gagné la bataille des idées. Le dogme néolibéral "There is no alternative" qui date des années Reagan et Thatcher, a colonisé la quasi-totalité des écoles de pensée en France depuis 1983 avec le tournant de la rigueur. Et cela aussi bien à droite qu'à gauche, que chez certains écologistes. La recomposition dont il est question depuis l'élection présidentielle n'est qu'une ré-affirmation du dogme néolibéral.
Même si - comme dans tous mouvements - il existe des militants excessifs, voire fanatiques - et ils sont à condamner - je ne suis pas certain qu'il faille voir de la haine ou du populisme là où il y a l'expression de la colère ou l’appel au secours des laissés-pour-compte et des exclus du système dominant. Système qui a pour objet-moyen-finalité principaux l'argent et le profit. C'est ce que le pape François appelle le "fumier du diable". Le pape, encore un populiste qui répand la haine ?
Je ne le pense pas, sa pensée ne fait que suivre l’Évangile.
En revanche le "fumier du diable" n'a jamais apaisé les sociétés humaines. C'est le devoir de ceux qui pensent autrement, qui pensent qu'une alternative est possible c'est-à-dire un autre monde qui respecterait la vie et tous les êtres vivants sur cette planète, d'une façon plus générale, ce qu'on appelle le vivant. S'il y a bien une chose qui a été oubliée et qui le sera au cours des années à venir, c'est notre rapport au vivant, à la nature. Un des pionniers de l'écologie politique, Bernard Charbonneau parlait du sentiment de nature.
Mais pour le dogme néo-libéral, c'est si peu important au regard de la dette, de la croissance économique...
Pourtant depuis l’application du dogme « There is no alternative », la croissance, pas plus que l’emploi, ne sont revenus. En revanche, dans le même temps, que de guerres se déroulent sous nos yeux, des famines aussi, sans parler des espèces qui disparaissent. Et que de drames sociaux dans nos sociétés du chômage de masse. Et pourtant les politiques néo-libérales ont été invariablement appliquées.
Alors faut-il désespérer ? L’écologiste et le chrétien que je suis ne peuvent s’y résigner.

Aussi, méditons ces propos de cet autre pionnier de l'écologie politique, André Gorz :  " La sortie du capitalisme aura donc lieu d’une façon ou d’une autre, civilisée ou barbare. La question porte seulement sur la forme que cette sortie prendra et sur la cadence à laquelle elle va s’opérer.
La forme barbare nous est déjà familière. Elle prévaut dans plusieurs régions d’Afrique, dominées par des chefs de guerre, par le pillage des ruines de la modernité, les massacres et trafics d’êtres humains, sur fond de famine. Les trois Mad Max étaient des récits d’anticipation.
Une forme civilisée de la sortie du capitalisme, en revanche, n’est que très rarement envisagée. L’évocation de la catastrophe climatique qui menace conduit généralement à envisager un nécessaire "changement de mentalité", mais la nature de ce changement, ses conditions de possibilité, les obstacles à écarter semblent défier l’imagination. Envisager une autre économie, d’autres rapports sociaux, d’autres modes et moyens de production et modes de vie passe pour "irréaliste", comme si la société de la marchandise, du salariat et de l’argent était indépassable. En réalité une foule d’indices convergents suggèrent que ce dépassement est déjà amorcé et que les chances d’une sortie civilisée du capitalisme dépendent avant tout de notre capacité à distinguer les tendances et les pratiques qui en annoncent la possibilité.
"

Et comme a dit le pape François, "l'avenir de l'humanité est, dans une grande mesure, entre vos mains, dans votre capacité de vous organiser et de promouvoir des alternatives créatives [...] Ne vous sous-estimez-pas !"

* Pour lire le discours en entier, cliquer ici
** pour lire le projet "L'Avenir en commun", cliquer ici

vendredi 21 avril 2017

Quelques repères pour voter




J'aime beaucoup ma carte d'électeur. J'aime voter. L'important c'est de voter. Nous avons ce droit et ce devoir en France. Tant de citoyens d'autres pays ne l'ont pas ou pas totalement, pas vraiment librement.
Alors votons et surtout en choisissant un candidat et un projet. 
Ce n'est pas toujours simple de choisir et nos évêques ont publié un texte pour aider au discernement : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ».
De même l'encyclique du pape François, Laudato Si' peut être d'une aide précieuse.
On peut lire aussi l'éditorial d'Anne Ponce, directrice de la rédaction du Pèlerin qui raconte sa méthode et rappelle qu'il n’y a pas de vote chrétien mais il y a une manière chrétienne de voter.

Pour lire l'éditorial d'Anne Ponce, cliquer ici
Pour lire Laudato Si', cliquer ici
Pour le texte des évêques, cliquer ici

 


dimanche 16 avril 2017

Pâques 2017

The Disciples Peter and John Running to the Sepulchre on the Morning of the Resurrection by Eugène Burnand

« Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » (Jn 20, 1-9)
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean
Le premier jour de la semaine,
Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ;
c’était encore les ténèbres.
Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau.
    Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple,
celui que Jésus aimait,
et elle leur dit :
« On a enlevé le Seigneur de son tombeau,
et nous ne savons pas où on l’a déposé. »
    Pierre partit donc avec l’autre disciple
pour se rendre au tombeau.
    Ils couraient tous les deux ensemble,
mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre
et arriva le premier au tombeau.
    En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ;
cependant il n’entre pas.
    Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.
Il entre dans le tombeau ;
il aperçoit les linges, posés à plat,
    ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus,
non pas posé avec les linges,
mais roulé à part à sa place.
    C’est alors qu’entra l’autre disciple,
lui qui était arrivé le premier au tombeau.
Il vit, et il crut.
    Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris
que, selon l’Écriture,
il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

 © AELF


MESSAGE URBI ET ORBI
DU PAPE FRANÇOIS
PÂQUES 2017
Loggia centrale de la Basilique vaticane
Dimanche 16 avril 2017


 
Chers frères et sœurs,
Bonne fête de Pâques !

Aujourd’hui, dans le monde entier, l’Église renouvelle l’annonce pleine d’étonnement des premiers disciples : « Jésus est ressuscité ! »- « Il est vraiment ressuscité, comme il l’avait dit ! »
L’antique fête de Pâques, mémorial de la libération du peuple hébreu de l’esclavage, atteint ici son accomplissement : par sa résurrection, Jésus Christ nous a libérés de l’esclavage du péché et de la mort et nous a ouvert le passage vers la vie éternelle.
Nous tous, quand nous nous laissons dominer par le péché, nous perdons la bonne route et nous allons errant comme des brebis égarées. Mais Dieu même, notre Pasteur, est venu nous chercher, et pour nous sauver, il s’est abaissé jusqu’à l’humiliation de la croix. Et aujourd’hui, nous pouvons proclamer : « Il est ressuscité le bon Pasteur qui pour son troupeau est allé à la rencontre de la mort, alléluia ! » (Missel Romain, IV° dimanche de Pâques, Antienne de la communion).
A travers les temps, le Pasteur ressuscité ne se lasse pas de nous chercher, nous ses frères égarés dans les déserts du monde. Et par les signes de la Passion – les blessures de son amour miséricordieux – il nous attire sur son chemin, le chemin de la vie. Aujourd’hui aussi, Il prend sur ses épaules beaucoup de nos frères et sœurs opprimés par le mal sous ses différentes formes.
Le Pasteur Ressuscité va chercher celui qui est égaré dans les labyrinthes de la solitude et de la marginalisation ; il va à sa rencontre à travers des frères et des sœurs qui savent s’approcher avec respect et tendresse et faire entendre à ces personnes sa voix, une voix jamais oubliée, qui les rappelle à l’amitié avec Dieu.
Il prend en charge tous ceux qui sont victimes des anciens et des nouveaux esclavages : travaux inhumains, trafics illicites, exploitation et discrimination, graves dépendances. Il prend en charge les enfants et les adolescents qui sont privés de leur insouciance pour être exploités ; et qui a le cœur blessé par les violences subies à l’intérieur des murs de sa propre maison.
Le Pasteur Ressuscité se fait compagnon de route de tous ceux qui sont contraints de laisser leur terre à cause de conflits armés, d’attaques terroristes, de famines, de régimes oppressifs. A ces migrants forcés, il fait rencontrer des frères sous tous les cieux, pour partager le pain et l’espérance sur le chemin commun.
Dans les histoires complexes et parfois dramatiques des peuples, que le Seigneur Ressuscité guide les pas de qui cherche la justice et la paix ; et qu’il donne aux responsables des Nations le courage d’éviter l’expansion des conflits et d’arrêter le trafic des armes.
En ces temps, de façon particulière, qu’il soutienne les efforts de tous ceux qui s’emploient activement à apporter soulagement et réconfort à la population civile en Syrie, Syrie bien aimée et martyrisée, victime d’une guerre qui ne cesse pas de semer horreur et mort. Encore hier, un dernier et ignoble attentat contre les réfugiés en fuite a provoqué de nombreux morts et blessés. Qu’il donne la paix à tout le Moyen Orient, à commencer par la Terre sainte, comme aussi en Irak et au Yémen.
Que la proximité du Bon Pasteur ne manque pas aux populations du Sud Soudan, du Soudan, de la Somalie et de la République Démocratique du Congo, qui souffrent de conflits qui se perpétuent, aggravés par la très sérieuse famine qui frappe certaines régions de l’Afrique.
Que Jésus ressuscité soutienne les efforts de tous ceux qui, spécialement en Amérique latine, s’engagent à garantir le bien commun des sociétés, parfois marquées de tensions politiques et sociales qui dans certains cas aboutissent à la violence.
Qu’on puisse construire des ponts de dialogue, en persévérant dans la lutte contre la plaie de la corruption et dans la recherche de solutions valables et pacifiques aux controverses, pour le progrès et la consolidation des institutions démocratiques, dans le plein respect de l’Etat de droit.
Que le Bon pasteur aide la bien-aimée terre d’Ukraine, encore affligée par un conflit sanglant, à retrouver la concorde et accompagne les initiatives en vue d’adoucir les drames de tous ceux qui en souffrent des conséquences.
Que le Seigneur ressuscité, qui ne cesse pas de combler le continent européen de sa bénédiction, donne espérance à tous ceux qui traversent des moments de crise et de difficultés, spécialement en raison du manque de travail surtout pour les jeunes.
Chers frères et sœurs, cette année comme chrétiens de toute confession, nous célébrons ensemble la Pâque. Ainsi, d’une seule voix dans chaque partie de la terre résonne l’annonce la plus belle : « Le Seigneur est vraiment ressuscité, comme il l’avait dit ! ». Il a vaincu les ténèbres du péché et de la mort, qu’il donne la paix à notre temps.
Bonne fête de Pâques !



© Copyright - Libreria Editrice Vaticana

mardi 11 avril 2017

Le pape François et la Bible




Le pape François évoque souvent la lecture de la Bible.
Ainsi au cours de l'Angélus du 5 mars dernier, le pape explique que la lecture de la Parole de Dieu permet de lutter contre le mal : 

"Pendant les quarante jours du Carême, en tant que chrétiens, nous sommes invités à suivre les traces de Jésus et à affronter le combat spirituel contre le Malin par la force de la Parole de Dieu. Pas par notre parole, c’est inutile. La Parole de Dieu: celle qui a la force pour vaincre satan. C’est pourquoi il faut se familiariser avec la Bible: la lire souvent, la méditer, l’assimiler. La Bible contient la Parole de Dieu, qui est toujours actuelle et efficace. Quelqu’un a dit: que se passerait-il si nous traitions la Bible comme nous traitons notre téléphone portable? Si nous la portions toujours avec nous, ou tout au moins un petit Evangile de poche: que se passerait-il? Si nous revenions en arrière quand nous l’oublions: quand tu oublies ton téléphone portable: «Oh! je ne l’ai pas, je retourne le chercher»; si nous l’ouvrions plusieurs fois par jour; si nous lisions les messages de Dieu contenus dans la Bible comme nous lisons les messages du portable, que se passerait-il? La comparaison est clairement paradoxale, mais elle fait réfléchir. En effet, si nous avions la Parole de Dieu toujours dans notre cœur, aucune tentation ne pourrait nous éloigner de Dieu et aucun obstacle ne pourrait nous faire dévier de la bonne route. Nous saurions vaincre les suggestions quotidiennes du mal qui est en nous et en dehors de nous; nous serions davantage capables de vivre une vie ressuscitée selon l’Esprit, en accueillant et en aimant nos frères, spécialement les plus faibles et les plus démunis, et aussi nos ennemis."

Pour lire l'homélie dans sa totalité, cliquer ici

De même il y a quelques années lors de la parution d'une Bible pour les jeunes en Allemagne, le pape François avait indiqué sa méthode de lecture et le lien qui l'unit à sa Bible personnelle :

 "Mes chers et jeunes amis,

Si jamais vous voyiez ma Bible, il se pourrait qu’elle ne vous impressionne pas tant que cela. Quoi, c’est ça la Bible du Pape ? Un vieux livre tout abîmé… Vous pourriez m’en offrir une nouvelle, une à 1 000 dollars, mais je n’en voudrais pas ! J’aime profondément ma vieille Bible, qui m’a accompagné la moitié de ma vie. Elle a vu mes plus hautes joies, et elle a été mouillée de mes larmes. C’est mon trésor le plus précieux. Je vis d’elle, et pour rien au monde je ne voudrais m’en séparer.[...]
Je souhaite vous dire quelque chose : Aujourd’hui, il y a plus de chrétiens persécutés que dans les premiers temps de l’Église. Et pourquoi sont-ils persécutés ? Ils sont persécutés parce qu’ils portent une croix et se font les témoins de Jésus : ils se retrouvent au tribunal parce qu’ils possèdent une Bible…[...]
Vous avez quelque chose de divin entre les mains : un livre brûlant comme les flammes ! Un livre dans lequel Dieu nous parle. Aussi, comprenez-le, la Bible n’est pas là pour être posée sur une étagère. Elle est là pour que vous l’ayez dans les mains, pour que vous la lisiez souvent, tous les jours, seuls ou à plusieurs. Vous faites bien du sport ensemble, ou du shopping : pourquoi ne liriez vous pas la Bible ensemble à deux, trois ou quatre ? Dehors, dans la nature, dans la forêt, sur la plage, le soir à la lueur des bougies… Vous feriez une expérience prodigieuse !

Ou peut-être avez vous peur, devant une telle proposition, de vous ridiculiser aux yeux des autres ?

Et puis lisez attentivement : ne restez pas à la surface comme lorsqu’on lit une bande dessinée. Il ne faut jamais survoler la parole de Dieu, mais demandez vous : Qu’est-ce que ça dit à mon cœur ? Que me dit Dieu à travers ces mots ? Me touche-t-il dans la profondeur de mes aspirations ? Que dois-je faire en réponse ?
Ce n’est que de cette manière que la force de la Parole de Dieu peut prendre toute sa dimension. Ce n’est qu’ainsi que notre vie peut changer, devenir grande et belle.

Je souhaite vous dire à quel point je lis ma vieille Bible ! Souvent je la prends ici, je la lis un peu là, puis je la pose et je me laisse regarder par le Seigneur. Ce n’est pas moi qui Le regarde, c’est LUI qui me regarde. Oui, IL est là. Je Le laisse poser les yeux sur moi. Et je sens, sans sentimentalité aucune, je sens au plus profond de moi ce que le Seigneur me dit.
Parfois aussi, Il ne parle pas. Je ne sens rien, juste du vide, du vide, du vide… Mais je reste patient, et j’attends. Je lis, et je prie. Je prie assis parce que ça me fait mal de me mettre à genoux. Parfois même je m’endors en priant, mais ça ne fait rien : je suis comme un fils avec son père, et c’est ce qui est important.

Voulez vous me faire une joie ? Lisez la Bible !
Votre pape François"

Que dire de plus ? Bonne lecture au cours de cette Semaine Sainte !

dimanche 9 avril 2017

Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur

En union de prière avec nos frères chrétiens d'Egypte, de l'église Saint-Georges, à Tanta, et de la cathédrale Saint-Marc, à Alexandrie.





Pape François :
"ce Jésus, qui accepte d’être ovationné tout en sachant bien que le ‘‘crucifie-[le]’’ l’attend, [...]  est présent dans beaucoup de nos frères et sœurs qui aujourd’hui, aujourd’hui connaissent les souffrances comme lui : ils souffrent du travail d’esclaves, ils souffrent de drames familiaux, de maladies… Ils souffrent à cause des guerres et du terrorisme, à cause des intérêts qui font mouvoir les armes et qui les font frapper. Hommes et femmes trompés, violés dans leur dignité, rejetés… 
Jésus est en eux, en chacun d’eux, et avec ce visage défiguré, avec cette voix cassée, il demande à être regardé, à être reconnu, à être aimé. Ce n’est pas un autre Jésus : c’est le même qui est entré à Jérusalem au milieu des rameaux de palmiers et d’oliviers agités. C’est le même qui a été cloué à la croix et est mort entre deux malfaiteurs. 
Nous n’avons pas un autre Seigneur en dehors de lui : Jésus, humble Roi de justice, de miséricorde et de paix." 

Pour lire l'homélie du pape François dans sa totalité, cliquer ici.


dimanche 1 janvier 2017

«La non-violence: style d'une politique pour la paix»

 © Copyright - Libreria Editrice Vaticana

MESSAGE DU PAPE
FRANÇOIS
POUR LA CÉLÉBRATION DE LA
50e JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX
1er JANVIER 2017

«La non-violence: style d'une politique pour la paix»
1. Au début de cette nouvelle année, je présente mes vœux sincères de paix aux peuples et aux nations du monde, aux Chefs d’État et de Gouvernement, ainsi qu’aux responsables des communautés religieuses et des diverses expressions de la société civile. Je souhaite la paix à chaque homme, à chaque femme ainsi qu’à chaque enfant et je prie pour que l’image et la ressemblance de Dieu dans chaque personne nous permettent de nous reconnaître mutuellement comme des dons sacrés dotés d’une immense dignité. Surtout dans les situations de conflit, respectons cette « dignité la plus profonde »[1] et faisons de la non-violence active notre style de vie.
Voilà le Message pour la 50ème Journée Mondiale de la Paix. Dans le premier, le bienheureux Pape Paul VI s’est adressé à tous les peuples, non seulement aux catholiques, par des paroles sans équivoque : « Finalement [a] émergé d'une manière très claire le fait que la paix était l'unique et vraie ligne du progrès humain (et non les tensions des nationalismes ambitieux, non les conquêtes violentes, non les répressions créatrices d'un faux ordre civil) ». Il mettait en garde contre le « péril de croire que les controverses internationales ne peuvent se résoudre par les voies de la raison, à savoir par des pourparlers fondés sur le droit, la justice et l'équité, mais seulement au moyen des forces qui sèment la terreur et le meurtre ». Au contraire, en citant Pacem in terris de son prédécesseur saint Jean XXIII, il exaltait « le sens et l'amour de la paix, fondée sur la vérité, sur la justice, sur la liberté, sur l'amour »[2]. L’actualité de ces paroles, qui aujourd’hui ne sont pas moins importantes et pressantes qu’il y a cinquante ans, est frappante.
À cette occasion, je souhaite m’arrêter sur la non-violence comme style d’une politique de paix et je demande à Dieu de nous aider tous à puiser à la non-violence dans les profondeurs de nos sentiments et de nos valeurs personnelles. Que ce soient la charité et la non-violence qui guident la manière dont nous nous traitons les uns les autres dans les relations interpersonnelles, dans les relations sociales et dans les relations internationales. Lorsqu’elles savent résister à la tentation de la vengeance, les victimes de la violence peuvent être les protagonistes les plus crédibles de processus non-violents de construction de la paix. Depuis le niveau local et quotidien jusqu’à celui de l’ordre mondial, puisse la non-violence devenir le style caractéristique de nos décisions, de nos relations, de nos actions, de la politique sous toutes ses formes !
Un monde en morceaux
2. Le siècle dernier a été ravagé par deux guerres mondiales meurtrières ; il a connu la menace de la guerre nucléaire et un grand nombre d’autres conflits, tandis qu’aujourd’hui, malheureusement, nous sommes aux prises avec une terrible guerre mondiale par morceaux. Il n’est pas facile de savoir si le monde est actuellement plus ou moins violent qu’il l’a été hier, ni si les moyens de communication modernes et la mobilité qui caractérise notre époque nous rendent conscients de la violence ou plus habitués à elle.
De toute façon, cette violence qui s’exerce par ‘‘morceaux’’, de manières et à des niveaux différents, provoque d’énormes souffrances dont nous sommes bien conscients : guerres dans différents pays et continents ; terrorisme, criminalité et attaques armées imprévisibles ; les abus subis par les migrants et par les victimes de la traite ; la dévastation de l’environnement. À quelle fin ? La violence permet-elle d’atteindre des objectifs de valeur durable ? Tout ce qu’elle obtient n’est-ce pas plutôt de déchaîner des représailles et des spirales de conflits mortels qui ne profitent qu’à un petit nombre de ‘‘seigneurs de la guerre’’ ?
La violence n’est pas le remède pour notre monde en morceaux. Répondre à la violence par la violence conduit, dans la meilleure des hypothèses, à des migrations forcées et à d’effroyables souffrances, puisque d’importantes quantités de ressources sont destinées à des fins militaires et soustraites aux exigences quotidiennes des jeunes, des familles en difficulté, des personnes âgées, des malades, de la grande majorité des habitants du monde. Dans le pire des cas, elle peut conduire à la mort, physique et spirituelle, de beaucoup, voire de tous.
La Bonne Nouvelle
3. Jésus aussi a vécu en des temps de violence. Il a enseigné que le vrai champ de bataille, sur lequel s’affrontent la violence et la paix, est le cœur de l’homme : « C’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses » (Mc 7, 21). Mais le message du Christ, face à cette réalité, offre la réponse radicalement positive : il a prêché inlassablement l’amour inconditionnel de Dieu qui accueille et pardonne et il a enseigné à ses disciples à aimer les ennemis (cf. Mt 5, 44) et à tendre l’autre joue (cf. Mt 5, 39). Lorsqu’il a empêché ceux qui accusaient la femme adultère de la lapider (cf. Jn 8, 1-11) et lorsque, la nuit d’avant sa mort, il a dit à Pierre de remettre son épée au fourreau (cf. Mt 26, 52), Jésus a tracé la voie de la non-violence, qu’il a parcourue jusqu’au bout, jusqu’à la croix, par laquelle il a réalisé la paix et détruit l’inimitié (cf. Ep 2, 14-16). C’est pourquoi, celui qui accueille la Bonne Nouvelle de Jésus sait reconnaître la violence qu’il porte en lui-même et se laisse guérir par la miséricorde de Dieu, en devenant ainsi, à son tour, un instrument de réconciliation, selon l’exhortation de saint François d’Assise : « La paix que vos bouches annoncent, ayez-la plus encore en vos cœurs »[3].
Être aujourd’hui de vrais disciples de Jésus signifie adhérer également à sa proposition de non-violence. Comme l’a affirmé mon prédécesseur Benoît XVI, elle « est réaliste, car elle tient compte du fait que dans le monde il règne trop de violence, trop d'injustice, et que par conséquent, on ne peut surmonter cette situation qu'en lui opposant un supplément d'amour, un supplément de bonté. Ce ‘‘supplément’’ vient de Dieu »[4]. Et il ajoutait avec une grande force : « Pour les chrétiens, la non-violence n'est pas un simple comportement tactique, mais bien une manière d'être de la personne, l'attitude de celui qui est tellement convaincu de l'amour de Dieu et de sa puissance, qu'il n'a pas peur d'affronter le mal avec les seules armes de l'amour et de la vérité. L'amour de l'ennemi constitue le noyau de la ‘‘révolution chrétienne’’ »[5]. Justement, l’évangile du aimez vos ennemis (cf. Lc 6, 27) est considéré comme «la magna charta de la non-violence chrétienne » ; il ne consiste pas « à se résigner au mal […] mais à répondre au mal par le bien (cf. Rm 12, 17-21), en brisant ainsi la chaîne de l'injustice »[6].
Plus puissante que la violence
4. La non-violence est parfois comprise dans le sens de capitulation, de désengagement et de passivité, mais en réalité il n’en est pas ainsi. Lorsque Mère Térésa a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1979, elle a livré clairement son message de non-violence active : « Dans notre famille, nous n’avons pas besoin de bombes et d’armes, de détruire pour apporter la paix, mais uniquement d’être ensemble, de nous aimer les uns les autres […]. Et nous pourrons vaincre tout le mal qu’il y a dans le monde »[7]. Car, la force des armes est trompeuse. « Tandis que les trafiquants d’armes font leur travail, il y a les pauvres artisans de paix qui, seulement pour aider une personne, une autre, puis une autre, puis une autre, donnent leur vie » ; pour ces artisans de paix, Mère Térésa est « un symbole, une icône de notre temps »[8]. En septembre dernier, j’ai eu la grande joie de la proclamer sainte. J’ai loué sa disponibilité envers tous par « l’accueil et la défense de la vie humaine, de la vie dans le sein maternel [et] de la vie abandonnée et rejetée. […] Elle s’est penchée sur les personnes abattues qu’on laisse mourir au bord des routes, en reconnaissant la dignité que Dieu leur a donnée ; elle a fait entendre sa voix aux puissants de la terre, afin qu’ils reconnaissent leurs fautes face aux crimes – face aux crimes - de la pauvreté qu’ils ont créée eux-mêmes »[9]. En réponse, sa mission – et en cela, elle représente des milliers, voire des millions de personnes – est d’aller à la rencontre des victimes avec générosité et dévouement, en touchant et en pansant tout corps blessé, en guérissant toute vie brisée.
La non-violence pratiquée avec détermination et cohérence a donné des résultats impressionnants. Les succès obtenus par le Mahatma Gandhi et Khan Abdul Ghaffar Khan dans la libération de l’Inde, et par Martin Luther King Jr contre la discrimination raciale ne seront jamais oubliés. Les femmes, en particulier, sont souvent des leaders de non-violence, comme par exemple, Leymah Gbowee et des milliers de femmes libériennes, qui ont organisé des rencontres de prière et une protestation non-violente (pray-ins) obtenant des négociations de haut niveau pour la fin de la deuxième grande guerre civile au Libéria.
Nous ne pouvons pas non plus oublier la décennie historique qui s’est conclue par la chute des régimes communistes en Europe. Les communautés chrétiennes ont apporté leur contribution par la prière insistante et l’action courageuse. Le ministère et le magistère de saint Jean-Paul II ont exercé une influence particulière. En réfléchissant sur les événements de 1989 dans l’Encyclique Centesimus annus (1991), mon prédécesseur soulignait qu’un changement historique dans la vie des peuples, des nations et des États se réalise « par une lutte pacifique, qui [utilise] les seules armes de la vérité et de la justice »[10]. Ce parcours de transition politique vers la paix a été rendu possible en partie « par l'action non violente d'hommes qui, alors qu'ils avaient toujours refusé de céder au pouvoir de la force, ont su trouver dans chaque cas la manière efficace de rendre témoignage à la vérité ». Et il concluait : « Puissent les hommes apprendre à lutter sans violence pour la justice, en renonçant à la lutte des classes dans les controverses internes et à la guerre dans les controverses internationales »[11].
L’Église s’est engagée pour la réalisation de stratégies non-violentes de promotion de la paix dans beaucoup de pays, en sollicitant même les acteurs les plus violents dans des efforts pour construire une paix juste et durable.
Cet engagement en faveur des victimes de l’injustice et de la violence n’est pas un patrimoine exclusif de l’Église catholique, mais est propre à de nombreuses traditions religieuses pour lesquelles « la compassion et la non-violence sont essentielles et indiquent la voie de la vie »[12]. Je le réaffirme avec force : « Aucune religion n’est terroriste »[13]. La violence est une profanation du nom de Dieu[14]. Ne nous lassons jamais de le répéter : « Jamais le nom de Dieu ne peut justifier la violence. Seule la paix est sainte. Seule la paix est sainte, pas la guerre ! »[15].
La racine domestique d’une politique non-violente
5. Si l’origine dont émane la violence est le cœur des hommes, il est alors fondamental de parcourir le sentier de la non-violence en premier lieu à l’intérieur de la famille. C’est une composante de cette joie de l’amour que j’ai présentée, en mars dernier, dans l’Exhortation apostolique Amoris laetitia, en conclusion de deux ans de réflexion de la part de l’Église sur le mariage et la famille. La famille est le creuset indispensable dans lequel époux, parents et enfants, frères et sœurs apprennent à communiquer et à prendre soin les uns des autres de manière désintéressée, et où les frictions, voire les conflits doivent être surmontés non pas par la force, mais par le dialogue, le respect, la recherche du bien de l’autre, la miséricorde et le pardon[16]. De l’intérieur de la famille, la joie de l’amour se propage dans le monde et rayonne dans toute la société[17]. D’autre part, une éthique de fraternité et de coexistence pacifique entre les personnes et entre les peuples ne peut se fonder sur la logique de la peur, de la violence et de la fermeture, mais sur la responsabilité, sur le respect et sur le dialogue sincère. En ce sens, j’adresse un appel en faveur du désarmement, ainsi que de la prohibition et de l’abolition des armes nucléaires : la dissuasion nucléaire et la menace de la destruction réciproque assurée ne peuvent pas fonder ce genre d’éthique[18]. Avec la même urgence, je supplie que cessent la violence domestique et les abus envers les femmes et les enfants.
Le Jubilé de la Miséricorde, conclu en novembre dernier, a été une invitation à regarder dans les profondeurs de notre cœur et à y laisser entrer la miséricorde de Dieu. L’année jubilaire nous a fait prendre conscience du grand nombre et de la grande variété des personnes et des groupes sociaux qui sont traités avec indifférence, sont victimes d’injustice et subissent la violence. Ils font partie de notre ‘‘famille’’, ils sont nos frères et nos sœurs. C’est pourquoi les politiques de non-violence doivent commencer entre les murs de la maison pour se diffuser ensuite dans l’entière famille humaine. « L’exemple de sainte Thérèse de Lisieux nous invite à pratiquer la petite voie de l’amour, à ne pas perdre l’occasion d’un mot aimable, d’un sourire, de n’importe quel petit geste qui sème paix et amitié. Une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme. »[19].
Mon invitation
6. La construction de la paix au moyen de la non-violence active est un élément nécessaire et cohérent avec les efforts permanents de l’Église pour limiter l’utilisation de la force par les normes morales, par sa participation aux travaux des institutions internationales et grâce à la contribution compétente de nombreux chrétiens à l’élaboration de la législation à tous les niveaux. Jésus lui-même nous offre un ‘‘manuel’’ de cette stratégie de construction de la paix dans le Discours sur la montagne. Les huit béatitudes (cf. Mt 5, 3-10) tracent le profil de la personne que nous pouvons qualifier d’heureuse, de bonne et d’authentique. Heureux les doux – dit Jésus –, les miséricordieux, les artisans de paix, les cœurs purs, ceux qui ont faim et soif de justice.
C’est aussi un programme et un défi pour les leaders politiques et religieux, pour les responsables des institutions internationales et pour les dirigeants des entreprises et des media du monde entier : appliquer les Béatitudes dans leur manière d’exercer leurs responsabilités propres. Un défi à construire la société, la communauté ou l’entreprise dont ils sont responsables avec le style des artisans de paix ; à faire preuve de miséricorde en refusant de rejeter les personnes, d’endommager l’environnement et de vouloir vaincre à tout prix. Cela demande la disponibilité « [à] supporter le conflit, [à] le résoudre et [à] le transformer en un maillon d’un nouveau processus »[20]. Œuvrer de cette façon signifie choisir la solidarité comme style pour écrire l’histoire et construire l’amitié sociale. La non-violence active est une manière de montrer que l’unité est vraiment plus puissante et plus féconde que le conflit. Tout dans le monde est intimement lié[21]. Certes, il peut arriver que les différences créent des frictions : affrontons-les de manière constructive et non-violente, de façon que « les tensions, et les oppositions [puissent] atteindre une unité multiforme, unité qui engendre une nouvelle vie », en conservant « les précieuses potentialités des polarités en opposition »[22].
J’assure que l’Église catholique accompagnera toute tentative de construction de la paix, y compris par la non-violence active et créative. Le 1er janvier 2017 naît le nouveau Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, qui aidera l’Église à promouvoir de manière toujours plus efficace les « biens incommensurables de la justice, de la paix et de la sauvegarde de la création » et de la sollicitude envers les migrants, « les personnes dans le besoin, les malades et les exclus, les personnes marginalisées et les victimes des conflits armés et des catastrophes naturelles, les détenus, les chômeurs et les victimes de toute forme d’esclavage et de torture »[23]. Chaque action dans cette direction, aussi modeste soit-elle, contribue à construire un monde libéré de la violence, premier pas vers la justice et la paix.
En conclusion
7. Conformément à la tradition, je signe ce Message le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. Marie est la Reine de la Paix. À la naissance de son Fils, les anges glorifiaient Dieu et souhaitaient paix sur la terre aux hommes et aux femmes de bonne volonté (cf. Lc 2, 14). Demandons à la Vierge d’être notre guide.
« Tous nous désirons la paix ; beaucoup de personnes la construisent chaque jour par de petits gestes ; nombreux sont ceux qui souffrent et supportent patiemment les efforts de beaucoup de tentatives pour la construire »[24]. En 2017, engageons-nous, par la prière et par l’action, à devenir des personnes qui ont banni de leur cœur, de leurs paroles et de leurs gestes, la violence, et à construire des communautés non-violentes, qui prennent soin de la maison commune. « Rien n’est impossible si nous nous adressons à Dieu dans la prière. Tous nous pouvons être des artisans de paix »[25].
Du Vatican, le 8 décembre 2016
Franciscus
 

[1] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 228.
[2] Message pour la célébration de la 1ère Journée de la Paix, 1er janvier 1968.
[3] « Légende des trois compagnons », n. 58, Sources franciscaines, Cerf/Éditions franciscaines, 2010, p. 1146.
[4] Angelus, 18 février 2007.
[5] Ibid.
[6] Ibid.
[7] Mère Térésa, Discours pour le Prix Nobel, 11 décembre 1979.
[8] Méditation « La route de la paix », Chapelle de la Domus Sanctae Marthae, 19 novembre 2015.
[9] Homélie pour la canonisation de la bienheureuse Mère Térésa de Calcutta, 4 septembre 2016.
[10] N. 23.
[11] Ibid.
[12] Discours lors de l’Audience interreligieuse, 3 novembre 2016.
[13] Discours à la 3ème Rencontre mondiale des mouvements populaires, 5 novembre 2016.
[14] Cf. Discours lors de la Rencontre avec le Cheikh des Musulmans du Caucase et avec des Représentants des autres communautés religieuses, Bakou, 2 octobre 2016.
[15] Discours, Assise, 20 septembre 2016.
[16] Cf. Exhort. ap. postsyn. Amoris laetitia, nn. 90-130.
[17] Cf. Ibid., nn. 133.194.234.
[18] Cf. Message à l’occasion de la Conférence sur l’impact humanitaire des armes nucléaires, 7 décembre 2014.
[19] Lett. enc. Laudato si’, n. 230.
[20] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 227.
[21] Cf. Lett. enc. Laudato si’, nn. 16.117.138.
[22] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 228.
[23] Lettre apostolique sous forme de ‘‘Motu proprio’’ par laquelle est institué le Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, 17 août 2016.
[24] Regina Caeli, Bethléem, 25 mai 2014.
[25] Appel, Assise, 20 septembre 2016.

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lundi 28 novembre 2016

Après la primaire



Nous savons désormais qui est l'adversaire, la France du passé, privilégiée, qui ne comprend rien au monde du XXIème siècle.
A celles et ceux qui ne veulent pas d'un retour en arrière sans précédent de savoir s'unir, en dépassant leurs égos, autour d'un projet fédérateur qui saura entendre la colère du peuple et lui rendre l'espérance...
Ce soir, ce n'était pas l'élection présidentielle mais la primaire à droite. Le vrai choix, c'est dans quelques mois, c'est demain, c'est aussi dans un siècle, le pire n'est jamais sûr...

Comme l'a souligné Patrice de Plunkett sur son blog, "un certain nombre des thèses de J.L. Mélenchon sont ce qu'il y a de plus proche de 'Laudato Si', d''Evangelii gaudium' (pages économiques) et des trois discours du pape aux mouvements populaires."
A l'inverse, le programme qui a remporté l'adhésion d'une certaine droite aujourd'hui et qui promet une casse sociale sans précédent est très éloignée de l'Evangile...
Le projet de Jean-Luc Mélenchon est donc à découvrir, à voir ensuite s'il est à soutenir et à accompagner :à lire ici

On pourra se rappeler ce que j'écrivais sur ce blog au sujet de l'écosocialisme dont se réclame Jean-Luc Mélenchon : à lire ici.

Méditons également ces mots de Fabrice Nicolino : " Nous devons trouver en nous un courage que nous ne soupçonnons même pas. Celui de dire définitivement non à ce monde à l’agonie. Celui d’oser en proposer un autre." A lire ici.

Surtout, pour nous chrétiens catholiques, il est temps de prendre connaissance des quelques éléments de réflexion de nos évêques sur l'année électorale qui vient et qui est déjà bien entamée : à lire ici.
Plus encore, rappelons la lecture salutaire du texte du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France aux habitants de notre pays intitulé « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». A découvrir et à lire ici.


http://www.eglise.catholique.fr/actualites/dossiers/elections-2017/#1476372518856-569fba1f-5bc6