"La voix de celui qui crie dans le désert". Jean 1, 23
" Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire". Bernadette Soubirous

Et ma voix n'engage que... moi.

La République française respecte toutes les croyances (article 1er de la Constitution)

Visiteur, tu es le bienvenu et ne crains pas de déposer des commentaires !


Affichage des articles dont le libellé est non-violence. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est non-violence. Afficher tous les articles

dimanche 1 janvier 2017

«La non-violence: style d'une politique pour la paix»

 © Copyright - Libreria Editrice Vaticana

MESSAGE DU PAPE
FRANÇOIS
POUR LA CÉLÉBRATION DE LA
50e JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX
1er JANVIER 2017

«La non-violence: style d'une politique pour la paix»
1. Au début de cette nouvelle année, je présente mes vœux sincères de paix aux peuples et aux nations du monde, aux Chefs d’État et de Gouvernement, ainsi qu’aux responsables des communautés religieuses et des diverses expressions de la société civile. Je souhaite la paix à chaque homme, à chaque femme ainsi qu’à chaque enfant et je prie pour que l’image et la ressemblance de Dieu dans chaque personne nous permettent de nous reconnaître mutuellement comme des dons sacrés dotés d’une immense dignité. Surtout dans les situations de conflit, respectons cette « dignité la plus profonde »[1] et faisons de la non-violence active notre style de vie.
Voilà le Message pour la 50ème Journée Mondiale de la Paix. Dans le premier, le bienheureux Pape Paul VI s’est adressé à tous les peuples, non seulement aux catholiques, par des paroles sans équivoque : « Finalement [a] émergé d'une manière très claire le fait que la paix était l'unique et vraie ligne du progrès humain (et non les tensions des nationalismes ambitieux, non les conquêtes violentes, non les répressions créatrices d'un faux ordre civil) ». Il mettait en garde contre le « péril de croire que les controverses internationales ne peuvent se résoudre par les voies de la raison, à savoir par des pourparlers fondés sur le droit, la justice et l'équité, mais seulement au moyen des forces qui sèment la terreur et le meurtre ». Au contraire, en citant Pacem in terris de son prédécesseur saint Jean XXIII, il exaltait « le sens et l'amour de la paix, fondée sur la vérité, sur la justice, sur la liberté, sur l'amour »[2]. L’actualité de ces paroles, qui aujourd’hui ne sont pas moins importantes et pressantes qu’il y a cinquante ans, est frappante.
À cette occasion, je souhaite m’arrêter sur la non-violence comme style d’une politique de paix et je demande à Dieu de nous aider tous à puiser à la non-violence dans les profondeurs de nos sentiments et de nos valeurs personnelles. Que ce soient la charité et la non-violence qui guident la manière dont nous nous traitons les uns les autres dans les relations interpersonnelles, dans les relations sociales et dans les relations internationales. Lorsqu’elles savent résister à la tentation de la vengeance, les victimes de la violence peuvent être les protagonistes les plus crédibles de processus non-violents de construction de la paix. Depuis le niveau local et quotidien jusqu’à celui de l’ordre mondial, puisse la non-violence devenir le style caractéristique de nos décisions, de nos relations, de nos actions, de la politique sous toutes ses formes !
Un monde en morceaux
2. Le siècle dernier a été ravagé par deux guerres mondiales meurtrières ; il a connu la menace de la guerre nucléaire et un grand nombre d’autres conflits, tandis qu’aujourd’hui, malheureusement, nous sommes aux prises avec une terrible guerre mondiale par morceaux. Il n’est pas facile de savoir si le monde est actuellement plus ou moins violent qu’il l’a été hier, ni si les moyens de communication modernes et la mobilité qui caractérise notre époque nous rendent conscients de la violence ou plus habitués à elle.
De toute façon, cette violence qui s’exerce par ‘‘morceaux’’, de manières et à des niveaux différents, provoque d’énormes souffrances dont nous sommes bien conscients : guerres dans différents pays et continents ; terrorisme, criminalité et attaques armées imprévisibles ; les abus subis par les migrants et par les victimes de la traite ; la dévastation de l’environnement. À quelle fin ? La violence permet-elle d’atteindre des objectifs de valeur durable ? Tout ce qu’elle obtient n’est-ce pas plutôt de déchaîner des représailles et des spirales de conflits mortels qui ne profitent qu’à un petit nombre de ‘‘seigneurs de la guerre’’ ?
La violence n’est pas le remède pour notre monde en morceaux. Répondre à la violence par la violence conduit, dans la meilleure des hypothèses, à des migrations forcées et à d’effroyables souffrances, puisque d’importantes quantités de ressources sont destinées à des fins militaires et soustraites aux exigences quotidiennes des jeunes, des familles en difficulté, des personnes âgées, des malades, de la grande majorité des habitants du monde. Dans le pire des cas, elle peut conduire à la mort, physique et spirituelle, de beaucoup, voire de tous.
La Bonne Nouvelle
3. Jésus aussi a vécu en des temps de violence. Il a enseigné que le vrai champ de bataille, sur lequel s’affrontent la violence et la paix, est le cœur de l’homme : « C’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses » (Mc 7, 21). Mais le message du Christ, face à cette réalité, offre la réponse radicalement positive : il a prêché inlassablement l’amour inconditionnel de Dieu qui accueille et pardonne et il a enseigné à ses disciples à aimer les ennemis (cf. Mt 5, 44) et à tendre l’autre joue (cf. Mt 5, 39). Lorsqu’il a empêché ceux qui accusaient la femme adultère de la lapider (cf. Jn 8, 1-11) et lorsque, la nuit d’avant sa mort, il a dit à Pierre de remettre son épée au fourreau (cf. Mt 26, 52), Jésus a tracé la voie de la non-violence, qu’il a parcourue jusqu’au bout, jusqu’à la croix, par laquelle il a réalisé la paix et détruit l’inimitié (cf. Ep 2, 14-16). C’est pourquoi, celui qui accueille la Bonne Nouvelle de Jésus sait reconnaître la violence qu’il porte en lui-même et se laisse guérir par la miséricorde de Dieu, en devenant ainsi, à son tour, un instrument de réconciliation, selon l’exhortation de saint François d’Assise : « La paix que vos bouches annoncent, ayez-la plus encore en vos cœurs »[3].
Être aujourd’hui de vrais disciples de Jésus signifie adhérer également à sa proposition de non-violence. Comme l’a affirmé mon prédécesseur Benoît XVI, elle « est réaliste, car elle tient compte du fait que dans le monde il règne trop de violence, trop d'injustice, et que par conséquent, on ne peut surmonter cette situation qu'en lui opposant un supplément d'amour, un supplément de bonté. Ce ‘‘supplément’’ vient de Dieu »[4]. Et il ajoutait avec une grande force : « Pour les chrétiens, la non-violence n'est pas un simple comportement tactique, mais bien une manière d'être de la personne, l'attitude de celui qui est tellement convaincu de l'amour de Dieu et de sa puissance, qu'il n'a pas peur d'affronter le mal avec les seules armes de l'amour et de la vérité. L'amour de l'ennemi constitue le noyau de la ‘‘révolution chrétienne’’ »[5]. Justement, l’évangile du aimez vos ennemis (cf. Lc 6, 27) est considéré comme «la magna charta de la non-violence chrétienne » ; il ne consiste pas « à se résigner au mal […] mais à répondre au mal par le bien (cf. Rm 12, 17-21), en brisant ainsi la chaîne de l'injustice »[6].
Plus puissante que la violence
4. La non-violence est parfois comprise dans le sens de capitulation, de désengagement et de passivité, mais en réalité il n’en est pas ainsi. Lorsque Mère Térésa a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1979, elle a livré clairement son message de non-violence active : « Dans notre famille, nous n’avons pas besoin de bombes et d’armes, de détruire pour apporter la paix, mais uniquement d’être ensemble, de nous aimer les uns les autres […]. Et nous pourrons vaincre tout le mal qu’il y a dans le monde »[7]. Car, la force des armes est trompeuse. « Tandis que les trafiquants d’armes font leur travail, il y a les pauvres artisans de paix qui, seulement pour aider une personne, une autre, puis une autre, puis une autre, donnent leur vie » ; pour ces artisans de paix, Mère Térésa est « un symbole, une icône de notre temps »[8]. En septembre dernier, j’ai eu la grande joie de la proclamer sainte. J’ai loué sa disponibilité envers tous par « l’accueil et la défense de la vie humaine, de la vie dans le sein maternel [et] de la vie abandonnée et rejetée. […] Elle s’est penchée sur les personnes abattues qu’on laisse mourir au bord des routes, en reconnaissant la dignité que Dieu leur a donnée ; elle a fait entendre sa voix aux puissants de la terre, afin qu’ils reconnaissent leurs fautes face aux crimes – face aux crimes - de la pauvreté qu’ils ont créée eux-mêmes »[9]. En réponse, sa mission – et en cela, elle représente des milliers, voire des millions de personnes – est d’aller à la rencontre des victimes avec générosité et dévouement, en touchant et en pansant tout corps blessé, en guérissant toute vie brisée.
La non-violence pratiquée avec détermination et cohérence a donné des résultats impressionnants. Les succès obtenus par le Mahatma Gandhi et Khan Abdul Ghaffar Khan dans la libération de l’Inde, et par Martin Luther King Jr contre la discrimination raciale ne seront jamais oubliés. Les femmes, en particulier, sont souvent des leaders de non-violence, comme par exemple, Leymah Gbowee et des milliers de femmes libériennes, qui ont organisé des rencontres de prière et une protestation non-violente (pray-ins) obtenant des négociations de haut niveau pour la fin de la deuxième grande guerre civile au Libéria.
Nous ne pouvons pas non plus oublier la décennie historique qui s’est conclue par la chute des régimes communistes en Europe. Les communautés chrétiennes ont apporté leur contribution par la prière insistante et l’action courageuse. Le ministère et le magistère de saint Jean-Paul II ont exercé une influence particulière. En réfléchissant sur les événements de 1989 dans l’Encyclique Centesimus annus (1991), mon prédécesseur soulignait qu’un changement historique dans la vie des peuples, des nations et des États se réalise « par une lutte pacifique, qui [utilise] les seules armes de la vérité et de la justice »[10]. Ce parcours de transition politique vers la paix a été rendu possible en partie « par l'action non violente d'hommes qui, alors qu'ils avaient toujours refusé de céder au pouvoir de la force, ont su trouver dans chaque cas la manière efficace de rendre témoignage à la vérité ». Et il concluait : « Puissent les hommes apprendre à lutter sans violence pour la justice, en renonçant à la lutte des classes dans les controverses internes et à la guerre dans les controverses internationales »[11].
L’Église s’est engagée pour la réalisation de stratégies non-violentes de promotion de la paix dans beaucoup de pays, en sollicitant même les acteurs les plus violents dans des efforts pour construire une paix juste et durable.
Cet engagement en faveur des victimes de l’injustice et de la violence n’est pas un patrimoine exclusif de l’Église catholique, mais est propre à de nombreuses traditions religieuses pour lesquelles « la compassion et la non-violence sont essentielles et indiquent la voie de la vie »[12]. Je le réaffirme avec force : « Aucune religion n’est terroriste »[13]. La violence est une profanation du nom de Dieu[14]. Ne nous lassons jamais de le répéter : « Jamais le nom de Dieu ne peut justifier la violence. Seule la paix est sainte. Seule la paix est sainte, pas la guerre ! »[15].
La racine domestique d’une politique non-violente
5. Si l’origine dont émane la violence est le cœur des hommes, il est alors fondamental de parcourir le sentier de la non-violence en premier lieu à l’intérieur de la famille. C’est une composante de cette joie de l’amour que j’ai présentée, en mars dernier, dans l’Exhortation apostolique Amoris laetitia, en conclusion de deux ans de réflexion de la part de l’Église sur le mariage et la famille. La famille est le creuset indispensable dans lequel époux, parents et enfants, frères et sœurs apprennent à communiquer et à prendre soin les uns des autres de manière désintéressée, et où les frictions, voire les conflits doivent être surmontés non pas par la force, mais par le dialogue, le respect, la recherche du bien de l’autre, la miséricorde et le pardon[16]. De l’intérieur de la famille, la joie de l’amour se propage dans le monde et rayonne dans toute la société[17]. D’autre part, une éthique de fraternité et de coexistence pacifique entre les personnes et entre les peuples ne peut se fonder sur la logique de la peur, de la violence et de la fermeture, mais sur la responsabilité, sur le respect et sur le dialogue sincère. En ce sens, j’adresse un appel en faveur du désarmement, ainsi que de la prohibition et de l’abolition des armes nucléaires : la dissuasion nucléaire et la menace de la destruction réciproque assurée ne peuvent pas fonder ce genre d’éthique[18]. Avec la même urgence, je supplie que cessent la violence domestique et les abus envers les femmes et les enfants.
Le Jubilé de la Miséricorde, conclu en novembre dernier, a été une invitation à regarder dans les profondeurs de notre cœur et à y laisser entrer la miséricorde de Dieu. L’année jubilaire nous a fait prendre conscience du grand nombre et de la grande variété des personnes et des groupes sociaux qui sont traités avec indifférence, sont victimes d’injustice et subissent la violence. Ils font partie de notre ‘‘famille’’, ils sont nos frères et nos sœurs. C’est pourquoi les politiques de non-violence doivent commencer entre les murs de la maison pour se diffuser ensuite dans l’entière famille humaine. « L’exemple de sainte Thérèse de Lisieux nous invite à pratiquer la petite voie de l’amour, à ne pas perdre l’occasion d’un mot aimable, d’un sourire, de n’importe quel petit geste qui sème paix et amitié. Une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme. »[19].
Mon invitation
6. La construction de la paix au moyen de la non-violence active est un élément nécessaire et cohérent avec les efforts permanents de l’Église pour limiter l’utilisation de la force par les normes morales, par sa participation aux travaux des institutions internationales et grâce à la contribution compétente de nombreux chrétiens à l’élaboration de la législation à tous les niveaux. Jésus lui-même nous offre un ‘‘manuel’’ de cette stratégie de construction de la paix dans le Discours sur la montagne. Les huit béatitudes (cf. Mt 5, 3-10) tracent le profil de la personne que nous pouvons qualifier d’heureuse, de bonne et d’authentique. Heureux les doux – dit Jésus –, les miséricordieux, les artisans de paix, les cœurs purs, ceux qui ont faim et soif de justice.
C’est aussi un programme et un défi pour les leaders politiques et religieux, pour les responsables des institutions internationales et pour les dirigeants des entreprises et des media du monde entier : appliquer les Béatitudes dans leur manière d’exercer leurs responsabilités propres. Un défi à construire la société, la communauté ou l’entreprise dont ils sont responsables avec le style des artisans de paix ; à faire preuve de miséricorde en refusant de rejeter les personnes, d’endommager l’environnement et de vouloir vaincre à tout prix. Cela demande la disponibilité « [à] supporter le conflit, [à] le résoudre et [à] le transformer en un maillon d’un nouveau processus »[20]. Œuvrer de cette façon signifie choisir la solidarité comme style pour écrire l’histoire et construire l’amitié sociale. La non-violence active est une manière de montrer que l’unité est vraiment plus puissante et plus féconde que le conflit. Tout dans le monde est intimement lié[21]. Certes, il peut arriver que les différences créent des frictions : affrontons-les de manière constructive et non-violente, de façon que « les tensions, et les oppositions [puissent] atteindre une unité multiforme, unité qui engendre une nouvelle vie », en conservant « les précieuses potentialités des polarités en opposition »[22].
J’assure que l’Église catholique accompagnera toute tentative de construction de la paix, y compris par la non-violence active et créative. Le 1er janvier 2017 naît le nouveau Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, qui aidera l’Église à promouvoir de manière toujours plus efficace les « biens incommensurables de la justice, de la paix et de la sauvegarde de la création » et de la sollicitude envers les migrants, « les personnes dans le besoin, les malades et les exclus, les personnes marginalisées et les victimes des conflits armés et des catastrophes naturelles, les détenus, les chômeurs et les victimes de toute forme d’esclavage et de torture »[23]. Chaque action dans cette direction, aussi modeste soit-elle, contribue à construire un monde libéré de la violence, premier pas vers la justice et la paix.
En conclusion
7. Conformément à la tradition, je signe ce Message le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. Marie est la Reine de la Paix. À la naissance de son Fils, les anges glorifiaient Dieu et souhaitaient paix sur la terre aux hommes et aux femmes de bonne volonté (cf. Lc 2, 14). Demandons à la Vierge d’être notre guide.
« Tous nous désirons la paix ; beaucoup de personnes la construisent chaque jour par de petits gestes ; nombreux sont ceux qui souffrent et supportent patiemment les efforts de beaucoup de tentatives pour la construire »[24]. En 2017, engageons-nous, par la prière et par l’action, à devenir des personnes qui ont banni de leur cœur, de leurs paroles et de leurs gestes, la violence, et à construire des communautés non-violentes, qui prennent soin de la maison commune. « Rien n’est impossible si nous nous adressons à Dieu dans la prière. Tous nous pouvons être des artisans de paix »[25].
Du Vatican, le 8 décembre 2016
Franciscus
 

[1] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 228.
[2] Message pour la célébration de la 1ère Journée de la Paix, 1er janvier 1968.
[3] « Légende des trois compagnons », n. 58, Sources franciscaines, Cerf/Éditions franciscaines, 2010, p. 1146.
[4] Angelus, 18 février 2007.
[5] Ibid.
[6] Ibid.
[7] Mère Térésa, Discours pour le Prix Nobel, 11 décembre 1979.
[8] Méditation « La route de la paix », Chapelle de la Domus Sanctae Marthae, 19 novembre 2015.
[9] Homélie pour la canonisation de la bienheureuse Mère Térésa de Calcutta, 4 septembre 2016.
[10] N. 23.
[11] Ibid.
[12] Discours lors de l’Audience interreligieuse, 3 novembre 2016.
[13] Discours à la 3ème Rencontre mondiale des mouvements populaires, 5 novembre 2016.
[14] Cf. Discours lors de la Rencontre avec le Cheikh des Musulmans du Caucase et avec des Représentants des autres communautés religieuses, Bakou, 2 octobre 2016.
[15] Discours, Assise, 20 septembre 2016.
[16] Cf. Exhort. ap. postsyn. Amoris laetitia, nn. 90-130.
[17] Cf. Ibid., nn. 133.194.234.
[18] Cf. Message à l’occasion de la Conférence sur l’impact humanitaire des armes nucléaires, 7 décembre 2014.
[19] Lett. enc. Laudato si’, n. 230.
[20] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 227.
[21] Cf. Lett. enc. Laudato si’, nn. 16.117.138.
[22] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 228.
[23] Lettre apostolique sous forme de ‘‘Motu proprio’’ par laquelle est institué le Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, 17 août 2016.
[24] Regina Caeli, Bethléem, 25 mai 2014.
[25] Appel, Assise, 20 septembre 2016.

 © Copyright - Libreria Editrice Vaticana

mercredi 29 octobre 2014

En mémoire d'un botaniste

 
renoncule à feuille d’ophioglosse
En mémoire de Rémi Fraisse, botaniste et militant à France Nature Environnement, un article est à lire, le témoignage de ses proches qui a été publié par le journal Reporterre : à lire ici.

je cite également ce billet du journaliste chrétien, donc écologiste, Patrice de Plunkett : 

D'après le témoignage de son père, cet étudiant en botanique - écologiste par vocation professionnelle - n'était pas un agité ; venu manifester avec des milliers d'autres contre le « grand projet inutile » du barrage de Sivens, il s'est retrouvé pris dans les affrontements entre les gendarmes et la poignée d'extrémistes qui vient rituellement détourner ce type de manifestations
 [...]
Les manifestations contre Notre-Dame-des-Landes ou Sivens rassemblent des milliers de protestataires. Ceux-ci déplorent chaque fois l'irruption d'extrémistes (lesquels se contrefichent de l'environnement et sont vomis par les paysans)... Les protestataires (les vrais) mettent en cause ces grands projets, qui leur paraissent issus de dossiers fourbes. Notre-Dame-des-Landes est un aéroport très discutable : les experts du transport aérien doutent de sa nécessité, ses promoteurs ont caché sa véritable dimension, et sa construction va porter une sérieuse atteinte à l'environnement. Sivens, c'est un barrage très discutable : les experts commis récemment par Mme Royal jugent le projet surdimensionné, et les syndicalistes paysans l'accusent de ne profiter qu'à un petit nombre d'agro-industriels non représentatifs. Sa construction, là aussi, porte une sérieuse atteinte à l'environnement.

La totalité du billet est à lire ici

La mort de Rémi Fraisse n'est pas sans rappeler celle de Vital Michalon, décédé dans des circonstances similaires  alors qu'il manifestait contre autre projet pharaonique et inutile et qui a été abandonné depuis, le surgénérateur Superphenix. Article à lire ici

Rappelons également que les mouvements écologistes sont fondamentalement non-violents. A lire ici.
En effet comme le souligne le Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN), les violences écologiques et les violences sociales, politiques, économiques sont de plus en plus liées.
C’est pourquoi le respect des équilibres naturels est une exigence qui fait partie intégrante de l’exigence de non-violence.

mercredi 13 août 2014

Assomption 2014



Une information de la paroisse Saint Martin de Longwy :
"A l’heure où bien des guerres ensanglantent encore notre planète (Israël-Palestine, Irak, Syrie, Ukraine, Libye, Nigeria, Centrafrique …), un temps de prière pour la paix est proposé aux fidèles.
Nous pourrons nous tourner particulièrement vers Marie à l’occasion de la Solennité de l’Assomption.
Vendredi 15 août à 20h15
à l’église St Dagobert ( Longwy-Haut)

chants, témoignages, réflexions, dizaine de chapelet, prière pour la Paix
"
 http://longwy-saint-martin-54.catholique.fr/Veillee-de-Priere-pour-la-paix.html


Un appel de la Conférence des Évêques de France, le Secours Catholique et l’Œuvre d’Orient :

Proche-Orient : prier et agir sans tarder !
Comme d’autres minorités, nos frères du Proche-Orient, dont les pays sont déchirés par les guerres, crient au secours. Entendons-nous leur appel ? Qu’en faisons-nous ?
La Conférence des Evêques de France, bouleversée par les drames qui se déroulent sous nos yeux et dont ont été témoins directs plusieurs d’entre nous, appuie notamment les actions du Secours Catholique-Caritas France et de l’Œuvre d’Orient qui se sont tournés vers elle. Par leur présence sur le terrain, ces organisations d’Eglise sont directement solidaires des chrétiens du Proche-Orient et des victimes des trois conflits majeurs qui secouent la région : Irak, Israël-Palestine et Syrie avec son impact sur les pays limitrophes.
Depuis les tout premiers jours, des équipes Caritas, partenaires du Secours catholique-Caritas France, sont auprès des populations déplacées au nord de l’Irak, des victimes des bombardements à Gaza et des Syriens victimes du conflit dans le pays ou réfugiés en Jordanie et au Liban. Par ailleurs, les prêtres et institutions religieuses sont sur le terrain, au quotidien, aux côtés des familles. Ils leur apportent aides alimentaires, logements, soins et scolarisent les enfants, grâce au soutien de l’Œuvre d’Orient.
Depuis trois ans, le Secours Catholique et l’Œuvre d’Orient ont chacun apporté des sommes très importantes pour financer des actions concrètes. Pour continuer et répondre aux besoins de plus en plus vitaux et de plus en plus urgents, votre soutien est indispensable. Merci pour vos dons et pour votre prière tout spécialement en cette fête de l’Assomption de la Vierge Marie, si chère au cœur des catholiques du monde entier.
Mgr Georges Pontier
Archevêque de Marseille
Président de la Conférence des Évêques de France

Prière d’intercession à la Vierge Marie pour la fête de l’Assomption 2014.
Marie, notre Mère,
nous nous adressons à toi
en cette fête qui nous rappelle que tu es auprès du Père dans la gloire de la Résurrection.
Toi qui étais debout près de la croix de ton Fils,
tu peux, mieux que quiconque, comprendre nos sœurs et nos frères humains qui souffrent
et intercéder pour eux.
Nous voulons te confier aujourd’hui les chrétiens d’Irak et les autres communautés de ce pays, qui vivent un chemin de croix et qui implorent notre aide.
Nous te confions aussi les chrétiens et les autres communautés de Terre Sainte, de Syrie et de tout le Proche Orient.
Prends-les sous ta protection,
Qu’ils puissent découvrir la présence de ton Fils auprès d’eux dans leur détresse.
Intercède pour nous aussi :
Que l’Esprit Saint nous aide à trouver les moyens de leur venir en aide
Et que nous vivions plus intensément la solidarité avec eux dans la prière.

Amen.


lundi 11 août 2014

Proche et Moyen-Orient : que faire ?



Ce billet a été rédigé à la suite d'échanges et de débats sur les réseaux sociaux.
Il est publié sur ce blog et sur celui des chrétiens degauche.
Autant le dire tout de suite, il n'y aura pas de ma part de véritable prise de position sur les conflits du Proche et du Moyen-Orient. Surtout des constats, des questions, des incompréhensions mais aussi une empathie envers les plus fragiles, les plus faibles, peu importe leur nationalité ou leur religion.

Le pape François, après l'Angélus du 10 août :
« Les événements qui se passent en Irak nous laissent dans l'étonnement et dans l'effarement : des milliers de personnes, dont plusieurs chrétiens sont chassés de leurs maisons de manière brutale ; des enfants meurent de faim et de soif pendant leur fuite, des femmes sont séquestrées, des personnes sont massacrées. Il y a des violences de tous types, il y a des destructions de patrimoine, des destructions de maisons, d'édifices religieux et culturels et historiques. Tout cela offense gravement Dieu et l'humanité.

On ne peut pas supporter cette haine faite au nom de Dieu ! On ne fait pas la guerre au nom de Dieu ! Tous, en pensant à cette situation à toutes ces personnes, faisons silence et prions. »


Depuis mon enfance je rêve de visiter la Terre Sainte. Mais je m'interroge de plus en plus sur la notion de Terre Sainte. Jésus a versé son sang non pas pour une terre mais pour sauver l'Humanité.

Une terre aussi assoiffée du sang de ses enfants peut-elle être réellement sainte ?

Je disais plus haut que je ne comprends pas ce qui se passe. Face à des politiques et des stratégies aussi cyniques que machiavéliques, il est difficile de se faire une opinion.
En Israël et en Palestine, je vois des des peuples qui souffrent, qui meurent pendant que ceux qui ont un pouvoir ne pensent qu'à détruire l'autre avec les moyens dont ils disposent. Je constate que des roquettes n'ont cependant pas la même puissance de destruction et de mort qu'un armement sophistiqué.
En Irak, je comprends encore moins. Si, une chose : la seconde guerre du Golfe a créé un chaos plus grand encore que celui existait. A vrai dire, dans cette région du monde, à chaque fois qu'il y a eu recours aux armes, même sous mandat de l'ONU, la situation a toujours empiré, où que ce soit.
Pour moi, le recours à la force militaire ne rend service qu'aux vendeurs d'armes, de tous les camps et toujours au détriment des peuples. Il n'y a aucune guerre juste, la violence s'ajoute à la violence, le sang versé s'ajoute au sang versé pendant que les vendeurs d'armes se frottent les mains.

Des catholiques aux positions ambiguës 

La position du pape François rappelée lors de l’Angélus du 10 août  est claire et n'a pas varié: « j’ai confiance en le fait qu’une efficace solution politique à un niveau international et local puisse arrêter ces crimes et rétablir le droit. »
Mais cette position du chef de l’Église catholique tranche nettement avec celle de Mgr Silvano Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies qui affirme (à titre personnel ou double discours du Vatican?) que le recours à la force peut être nécessaire ( il ne faut pas sous-estimer le sens du verbe « pouvoir » qui n'est pas le verbe « devoir » et l’Église catholique est très précise sur le sens des mots...). Ce qui est regrettable c'est qu'un journal comme La Croix, ainsi que des catholiques confondent l'opinion de ce prélat avec celle de François.

Le mot « génocide » est aussi souvent utilisé mais il est bon de rappeler qu'il s'agit d'une notion créée par un juriste pour les besoins du procès de Nuremberg en 1945 :
Mais ce terme est souvent galvaudé, il pose d'ailleurs problème aux historiens qui ne travaillent pas à partir de grilles de lecture juridiques. Et pour dire si un crime contre l'Humanité est un génocide, il n'y a guère que la Cour Pénale Internationale qui est compétente, n'en déplaise à certains utilisateurs des réseaux sociaux.
Surtout, ce qui me choque c'est cet appel à l'action en Irak qui contraste affreusement avec le silence sur ce qui ce passe à Gaza et dans le reste de la Palestine. L'absence de solidarité ou ne serait-ce que d'empathie de la part de mes coreligionnaires me laisse pantois... Pourtant je ne suis pas loin de penser que la clé de la paix dans la région se situe en Palestine.

Néanmoins le pape François essaie d'attirer l'attention sur ce qui se passe à Gaza :
« A Gaza aussi, après une trêve, la guerre a été reprise. Elle moissonne des victimes innocentes, enfants, et ne fait qu’empirer le conflit entre Israéliens et Palestiniens. » (Angélus du 10 août)

Cela dit, le silence des défenseurs de la Palestine au sujet des crimes dont sont victimes les minorités en Irak ou en Syrie me choque tout autant...
Et il n'y a pas que le Proche et le Moyen-Orient... Et il n'y a pas que les conflits, il y a aussi les épidémies, les drames liés à la pauvreté,...

Le commerce des armes au centre des conflits

Car la recours à la force renvoie au commerce des armes. Or, il n'y a pas plus cynique que ce commerce... D'où vient - en partie - l'armement de l'ex-armée irakienne ? De la France...
La boucle est ainsi bouclée lorsque la France envisage de fournir des armes aux Irakiens kurdes contre les djihadistes de l’État islamique qui se sont emparés des armes de l'ex-armée irakienne...
Au-delà du totalitarisme de certaines idéologies ou religions, cette question des armes est fondamentale.
Sans armes, les djihadistes perdraient largement de leur dangerosité. Or qui finance et fournit cet armement ? Les djihadistes ne l'ont pas fabriqué eux-même... Certes ils se sont « approvisionnés » en prenant les armes des vaincus mais cela ne durera pas.
Il faut donc assécher les sources d'armement mais cela n'arrangerait personne, certainement pas les USA pour lesquels ce qui se passe en Irak permet d'utiliser leur super technologie liée aux drones ( et ça rapporte !), ainsi que tout pays vendeur d'armes comme la France ou la Russie, entre autres.
Enfin ce n'est pas la première fois qu'il y a recours à la force armée en Irak, le résultat n'a pas vraiment été à la hauteur des espérances, sauf pour ceux qui font le commerce des armes.

Mais revenons au niveau local ou régional : ce qui me questionne, c'est ce que veulent les Irakiens ? Veulent-ils continuer à être Irakiens ? Et que veulent les Kurdes irakiens ? Les djihadistes de l'Etat islamique , eux leur projet semble clair...
Je ne pense pas que les Irakiens kurdes soient devenus subitement des défenseurs des Irakiens chrétiens. Ils se défendent d'abord pour eux. Si on les arme ce sera dans quel objectif ? Pour les aider à repousser et détruire le califat mais ensuite ? Pour travailler à un Irak réconcilié ? Ou pour fonder un Kurdistan, ce qui ne se fera pas sans poser de problème dans cette région du monde. Et toutes les autres composantes du peuple irakien ?
Comment les USA peuvent être crédibles alors que la seconde guerre du Golfe a été fondée sur un mensonge aux sujets des armes de destruction massive ? Comment la France peut être crédible alors qu'elle n'a pas bougé pour les habitants de Gaza qui eux aussi étaient désarmés et se font tuer ? Etc,...

Un cercle infernal à briser. N'ayons pas la mémoire courte

Je n'ai qu'une certitude c'est que la violence appelle la violence, c'est ce cercle infernal qu'il faut briser.

Benoît XV, lors du premier conflit mondial, l'avait compris et en quelque sorte prophétisé dès 1915 : "Et que l’on ne dise pas que ce cruel conflit ne peut pas être apaisé sans la violence des armes. Que l’on dépose de part et d’autre le dessein de s’entre-détruire. Que l’on y réfléchisse bien : les nations ne meurent pas ; humiliées et oppressées, elles portent frémissantes le joug qui leur est imposé, préparant la revanche et se transmettant de génération en génération un triste héritage de haine et de vengeance."
Contre la violence et la vengeance, il existe un remède qu'on appelle la défense civile non-violente. Elle est efficace et a déjà fait ses preuves. Elle n'a qu'un défaut : elle ne rapporte rien aux vendeurs d'armes et à ceux qu'on appelle les « chiens de guerre ».

Je suis d'accord aussi avec ce que dit Patrice de Plunkett sur le sujet en citant Gilles Kepel dans ce billet :
"ce diagnostic de Gilles Kepel : « Qui est derrière les djihadistes ? Ceux qui souhaitent affaiblir l'Iran et le pôle chiite dans la région... » En clair : les pétromonarchies sunnites et les intérêts pétroliers américains. "

Tout ceci me rappelle un article de l'historien Arno Mayer rédigé dans les jours qui suivirent les attentats du 11 septembre 2001.
« La riposte de l’Amérique aux attaques terroristes du 11 septembre 2001 risque d’être d’une disproportion et d’une violence extrêmes, parce qu’elles sont vécues comme un coup porté à cet orgueil insolent...
Avec le manichéisme porté haut et fier des deux côtés, les temps vont être une fois encore très sombres pour les êtres pensants et, comme toujours, pour les damnés de la terre. »

Nous y sommes...

Quoiqu'il en soit, je fais mienne, en cette semaine de l'Assomption cette prière du pape François :
« Dieu de la paix suscite en tous un authentique désir de dialogue et de réconciliation. La violence ne peut être vaincue par la violence. La violence ne peut être vaincue que par la paix ! Prions en silence, pour demander la paix ; tous en silence... Marie, Reine de la paix, priez pour nous ! » (Angélus du 20 juillet 2014)

A lire en complément :
- France-Irak : nous nous sommes tant aimés : http://rue89.nouvelobs.com/2014/08/10/france-irak-sommes-tant-aimes-254144
- Aspirants génocidaires : quand l’État islamique en Irak s’applique à massacrer systématiquement certaines minorités : http://www.atlantico.fr/decryptage/aspirants-genocidaires-quand-etat-islamique-en-irak-applique-massacrer-systematiquement-certains-minorites-alexandre-del-valle-1696601.html

A méditer :
- Tu ne tueras pas (Exode 20, 13)
- De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre (Isaïe 2, 4)
- Tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée (Matthieu 26, 52)
- Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu (Matthieu 5, 9)

jeudi 3 janvier 2013

Etre chrétien ?

Mgr Daucourt, évêque de Nanterre, a publié un superbe texte dans la lettre de son évêché :





La question posée par l'évêque s'adresse à tout chrétien. Elle est fondamentale, elle est terrible, surtout si elle aboutit à un véritable examen de conscience : êtes-vous chrétien ?

Or comment être chrétien lorsque Jésus nous demande de tendre l'autre joue et lorsque pour certains, un  chrétien est une proie et un bouc-émissaire facile. 

Oui la colère est mauvaise conseillère, oui il ne sort pas de paroles sages d'un homme en colère, oui si on me cherche on a la quasi assurance de me trouver et comme on sait comment me trouver...

Tendre l'autre joue, oui, mais jusqu'à quel point ? Comment ne pas être un hérisson permanent ou à l'inverse un paillasson ?*

Être chrétien c'est certainement trouver un équilibre entre ces deux positions.

Seigneur, comme c'est difficile ! Mais si j'ai la foi je dois savoir que ce n'est pas impossible... 

Jésus, au secours ! Je n'y arrive pas !!!


*Expression tirée d'une formation mise en place par le diocèse de Nancy :
 

Évangile et non-violence

20 décembre 2012
Il ne faut pas grand chose pour qu'une relation se ferme... Comment construire des passerelles plutôt que des murs ? Invitée par le Centre spirituel diocésain, l'association "Sortir de la violence" veut promouvoir la relation non-violente en se mettant au service des personnes ou des groupes qui portent en eux le désir d'être constructeurs de paix, en soi et autour de soi.
Pour oser le conflit à la suite de Jésus non-violent :
Une première étape
du samedi 2 février (9h) au dimanche 3 février (16h) février : Ni hérisson, ni paillasson : oser la relation à la lumière de l'Évangile
Une session d'approfondissement
du samedi 1er juin (9h) au dimanche 2 juin (16h) : La non-violence au quotidien : un chemin de conversion
Ces deux temps de retraite -formation sont animés par Ariane Thiran - Guibert

Découvrez l'association "Sortir de la violence" ICI