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vendredi 26 mai 2017

L'avenir de l'humanité est entre vos mains... Ne vous sous-estimez pas !



Lorsque l’on craint de s’égarer en chemin, il est bon d’avoir une boussole. Le pape François en est souvent une. Le 9 juillet 2015, celui-ci a eu l’occasion de prononcer un de ses plus longs discours, à Santa Cruz en Bolivie lors de sa participation à la rencontre des mouvements populaires.
Ce texte n’est pas à résumer car c'est à la fois une boussole et une feuille de route complémentaires à l’encyclique écologique Laudato Si’. Ce discours contient une très vive critique du néolibéralisme économique.
Au regard du contexte des élections françaises, on peut toutefois mettre en évidence ces lignes : «Quand le capital est érigé en idole et commande toutes les options des êtres humains, quand l’avidité pour l’argent oriente tout le système socio-économique, cela ruine la société, condamne l’homme, le transforme en esclave, détruit la fraternité entre les hommes, oppose les peuples les uns aux autres, et comme nous le voyons, met même en danger notre maison commune, la sœur et mère terre. Je ne veux pas m’étendre en décrivant les effets pernicieux de cette dictature subtile, vous les connaissez. [...] Vous, les plus humbles, les exploités, les pauvres et les exclus, vous pouvez et faites beaucoup. J'ose vous dire que l'avenir de l'humanité est, dans une grande mesure, entre vos mains, dans votre capacité de vous organiser et de promouvoir des alternatives créatives, dans la recherche quotidienne des trois ‘‘T’’, d’accord ? (travail, toit, terre) et aussi, dans votre participation, en tant que protagonistes, aux grands processus de changement, changements au niveau national, changements au niveau régional et changements au niveau mondial. Ne vous sous-estimez pas !"*

Quel rapport avec le contexte électoral ? Tout simplement ces mots du chef de l’Église catholique auraient pu être prononcés par Jean-Luc Mélenchon qui porte le projet « L’avenir en commun** » du mouvement « La France insoumise ».
Je ne suis pas "mélenchoniste" ou "mélanchonien". Certes j'ai signé la charte des Insoumis parce que la plupart de mes idées se retrouvent dans leur programme, en particulier le partage du travail, la transition écologique avec la sortie du nucléaire, le maintien et le développement d'une agriculture paysanne...
Je suis avant tout écologiste.

Force est de  constater que Jean-Luc Mélenchon fait peur. On le dit populiste. Son score à la présidentielle permet plutôt de le qualifier de populaire. Surtout les réactions qu'il suscite montrent à quel point le libéralisme a gagné la bataille des idées. Le dogme néolibéral "There is no alternative" qui date des années Reagan et Thatcher, a colonisé la quasi-totalité des écoles de pensée en France depuis 1983 avec le tournant de la rigueur. Et cela aussi bien à droite qu'à gauche, que chez certains écologistes. La recomposition dont il est question depuis l'élection présidentielle n'est qu'une ré-affirmation du dogme néolibéral.
Même si - comme dans tous mouvements - il existe des militants excessifs, voire fanatiques - et ils sont à condamner - je ne suis pas certain qu'il faille voir de la haine ou du populisme là où il y a l'expression de la colère ou l’appel au secours des laissés-pour-compte et des exclus du système dominant. Système qui a pour objet-moyen-finalité principaux l'argent et le profit. C'est ce que le pape François appelle le "fumier du diable". Le pape, encore un populiste qui répand la haine ?
Je ne le pense pas, sa pensée ne fait que suivre l’Évangile.
En revanche le "fumier du diable" n'a jamais apaisé les sociétés humaines. C'est le devoir de ceux qui pensent autrement, qui pensent qu'une alternative est possible c'est-à-dire un autre monde qui respecterait la vie et tous les êtres vivants sur cette planète, d'une façon plus générale, ce qu'on appelle le vivant. S'il y a bien une chose qui a été oubliée et qui le sera au cours des années à venir, c'est notre rapport au vivant, à la nature. Un des pionniers de l'écologie politique, Bernard Charbonneau parlait du sentiment de nature.
Mais pour le dogme néo-libéral, c'est si peu important au regard de la dette, de la croissance économique...
Pourtant depuis l’application du dogme « There is no alternative », la croissance, pas plus que l’emploi, ne sont revenus. En revanche, dans le même temps, que de guerres se déroulent sous nos yeux, des famines aussi, sans parler des espèces qui disparaissent. Et que de drames sociaux dans nos sociétés du chômage de masse. Et pourtant les politiques néo-libérales ont été invariablement appliquées.
Alors faut-il désespérer ? L’écologiste et le chrétien que je suis ne peuvent s’y résigner.

Aussi, méditons ces propos de cet autre pionnier de l'écologie politique, André Gorz :  " La sortie du capitalisme aura donc lieu d’une façon ou d’une autre, civilisée ou barbare. La question porte seulement sur la forme que cette sortie prendra et sur la cadence à laquelle elle va s’opérer.
La forme barbare nous est déjà familière. Elle prévaut dans plusieurs régions d’Afrique, dominées par des chefs de guerre, par le pillage des ruines de la modernité, les massacres et trafics d’êtres humains, sur fond de famine. Les trois Mad Max étaient des récits d’anticipation.
Une forme civilisée de la sortie du capitalisme, en revanche, n’est que très rarement envisagée. L’évocation de la catastrophe climatique qui menace conduit généralement à envisager un nécessaire "changement de mentalité", mais la nature de ce changement, ses conditions de possibilité, les obstacles à écarter semblent défier l’imagination. Envisager une autre économie, d’autres rapports sociaux, d’autres modes et moyens de production et modes de vie passe pour "irréaliste", comme si la société de la marchandise, du salariat et de l’argent était indépassable. En réalité une foule d’indices convergents suggèrent que ce dépassement est déjà amorcé et que les chances d’une sortie civilisée du capitalisme dépendent avant tout de notre capacité à distinguer les tendances et les pratiques qui en annoncent la possibilité.
"

Et comme a dit le pape François, "l'avenir de l'humanité est, dans une grande mesure, entre vos mains, dans votre capacité de vous organiser et de promouvoir des alternatives créatives [...] Ne vous sous-estimez-pas !"

* Pour lire le discours en entier, cliquer ici
** pour lire le projet "L'Avenir en commun", cliquer ici

vendredi 21 avril 2017

Quelques repères pour voter




J'aime beaucoup ma carte d'électeur. J'aime voter. L'important c'est de voter. Nous avons ce droit et ce devoir en France. Tant de citoyens d'autres pays ne l'ont pas ou pas totalement, pas vraiment librement.
Alors votons et surtout en choisissant un candidat et un projet. 
Ce n'est pas toujours simple de choisir et nos évêques ont publié un texte pour aider au discernement : « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ».
De même l'encyclique du pape François, Laudato Si' peut être d'une aide précieuse.
On peut lire aussi l'éditorial d'Anne Ponce, directrice de la rédaction du Pèlerin qui raconte sa méthode et rappelle qu'il n’y a pas de vote chrétien mais il y a une manière chrétienne de voter.

Pour lire l'éditorial d'Anne Ponce, cliquer ici
Pour lire Laudato Si', cliquer ici
Pour le texte des évêques, cliquer ici

 


dimanche 21 juin 2015

Le pape François et la musique électronique

Il y a de belles œuvres picturales et musicales réalisées grâce à l’utilisation de nouveaux instruments techniques. Ainsi, dans la recherche de la beauté de la part de celui qui produit la technique, et en celui qui contemple cette beauté, se réalise un saut vers une certaine plénitude proprement humaine.

Pape François - Laudato Si'


Comme je suis d'accord ! Merci Pape Francois !