"La voix de celui qui crie dans le désert". Jean 1, 23
" Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire". Bernadette Soubirous

Et ma voix n'engage que... moi.

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mercredi 22 février 2017

Foi, fidélité, amour, Dieu



Je m'aperçois que j'ai quelque peu délaissé mon blog, de plus en lui conférant une orientation politique un peu trop poussée... Je vais tenter de rééquilibrer cela en réécrivant un petit peu (la stratégie des petits pas...).
L'affaire qui préoccupe les catholiques ces derniers jours est celle de ce prêtre lyonnais qui va quitter son ministère pour se marier avec la femme qu'il aime.
Les débats et les réactions que cela suscite sont assez rudes et souvent empreints de jugements.
Pourtant qui sommes-nous pour juger...

Au milieu de tumulte, deux beaux textes ont été publiés. Je ne peux qu'inviter à les lire. 
Il s'agit d'un billet que René Poujol a publié sur son blog. En substance, il demande  
"Que l’on accorde à l’observateur de pouvoir au moins formuler une alternative susceptible une sortie de l’impasse : soit pouvoir élargir les conditions d’accès au sacerdoce au-delà des seuls hommes célibataires, soit honorer le sacerdoce commun des baptisés en conférant à certains laïcs des responsabilités pouvant aller jusqu’à administrer les sacrements du baptême, du mariage et des malades. Objecter qu’en l’état actuel du droit canonique rien de cela ne serait possible est pour le présent une évidence et pour l’avenir une réponse irrecevable."

A lire ici

Il s'agit également du billet de la blogueuse Zabou the terrible qui explique que
 "La fidélité, c’est un combat pour que la grâce mène chaque jour plus le bon combat de l’Amour en nous : et c’est valable pour les personnes mariées comme pour tous les consacrés célibataires. 

En disant cela, loin de moi l’idée de juger celui qui est parti et j’aime penser à lui en sachant que Dieu ne cessera jamais de lui faire confiance puisqu’Il ne cesse de l’aimer. Mais j’ai la conviction que nous avons à nous entraider sur ce chemin de la fidélité selon notre état de vie, qu’il soit doux ou rugueux selon les jours car Dieu ne saurait se faire girouette de bonheur, pour être vraiment là où Lui et nous, après discernement, avons engagé notre Foi. 

Finalement, il me semble que, dans ces événements si complexes, il y a probablement mieux à faire que chercher des poux dans la tête de tel ou tel, il y a à prier."

A lire ici

Je partage ce qui est dit dans ces deux textes, merci à leurs auteurs.

samedi 30 mai 2015

A propos de l'homosexualité

Il serait bon de méditer ces propos du Cardinal Barbarin, recueillis par La Croix ici.
En particulier ceci : « Dans toute personne, il y a des choses bonnes. Chez les couples homosexuels que je connais, il y a des aspects que j’admire : leur combat, leur foi, leur générosité. Je ne conteste pas non plus qu’il y ait entre eux des gestes de charité et de bonté. Certains sont également d’extraordinaires messagers de Jésus. »

dimanche 13 avril 2014

Rameaux

 
 
J'aime la fête des Rameaux, je l'ai toujours aimée. Cela remonte loin dans mes souvenirs, souvenirs d'enfance, souvenirs de printemps, de beau temps retrouvé. 
Cette fête ouvre la Semaine sainte : on se souvient de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem qui quelque temps plus tard sera trahi, arrêté, jugé, condamné, moqué, supplicié avant la bonne et extraordinaire nouvelle : sa Résurrection.
C'est une des raisons pour lesquelles j'aime cette fête des Rameaux : j'aime ce petit rameau de buis béni que l'on place sur un crucifix, la croix du supplice, l'instrument de mort . 
La présence de petit rameau de vie que l'on va faire bénir chaque année  rappelle que l'histoire ne se termine pas avec la croix, sur la croix. Mais qu'après la croix, il y a le tombeau, le tombeau vide, et Jésus qui a vaincu la mort.
C'est ce que me rappelle et m'annonce, à chaque fois, ce petit rameau de buis béni : l'espérance de la Résurrection. 
 
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu
Quelques jours avant la fête de la Pâque, Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent à Bethphagé, sur les pentes du mont des Oliviers. Alors Jésus envoya deux disciples :
« Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi. Et si l'on vous dit quelque chose, vous répondrez : 'Le Seigneur en a besoin, mais il les renverra aussitôt.' »
Cela s'est passé pour accomplir la parole transmise par le prophète :
Dites à la fille de Sion : Voici ton roi qui vient vers toi, humble, monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d'une bête de somme.
Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné.
Ils amenèrent l'ânesse et son petit, disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s'assit dessus.
Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d'autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route.
Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! »
Comme Jésus entrait à Jérusalem, l'agitation gagna toute la ville ; on se demandait : « Qui est cet homme ? »
Et les foules répondaient : « C'est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »
 

dimanche 2 mars 2014

Pierre ou les pierres ?...

Ma paroisse est agitée depuis quelques temps pour des affaires de pierres et non de Pierre.  (Cf. http://patpik.blogspot.fr/2014/01/une-belle-maison-pastorale-et.html )

Certains s'appuient sur le pape François pour critiquer les décisions de l’Église. 
Or celui-ci a appelé tout récemment les chrétiens à être cohérents dans leur foi. 

Puisse chacun méditer, surtout en ce proche début de carême, ces paroles du chef de notre Église :  
Le résultat du scandale, ce sont les personnes qui disent « Je crois en Dieu, mais pas à l’Église, car vous les chrétiens vous dites une chose et vous en faites une autre. »
Son constat n'est pas une condamnation, ni une exclusion car une porte est grande ouverte, celle du pardon. 
En effet pour François, l'important c'est d'« avancer dans la vie avec cohérence chrétienne », c’est donner « le témoignage de celui qui croit en Jésus Christ, celui qui sait qu’il est pécheur, mais qui a le courage de demander pardon quand il se trompe et qui craint de scandaliser. »

jeudi 19 septembre 2013

Un hôpital de campagne après une bataille

Pope Francis at Vargihna
 
C'est ainsi que le pape François voit l’Église : 
Je vois l’Église comme un hôpital de campagne après une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s’il a du cholestérol ou si son taux de sucre est trop haut! Nous devons soigner les blessures. Ensuite nous pourrons aborder le reste.
Et il a raison. L'entretien que le pape a donné à la revue des Jésuites italiens est direct, profond. Le pape ne s’embarrasse pas de circonvolutions, il va à l'essentiel. Nous sommes tous des blessés graves et ce pape nous transmet de belles paroles d'espérance, de foi de d'amour qui nous incitent non seulement à prier mais aussi et surtout à agir en suivant le chemin annoncé dans l’Évangile (Le plus important est la première annonce : “Jésus Christ t’a sauvé !”).
Il y a quelques mois, je concluais ainsi un billet de ce blog par ces mots :
Par sa renonciation, Benoit XVI a lancé un défi aux catholiques. Sommes-nous prêts à le relever en réalisant pleinement Vatican II ?

Chiche !
Et bien, on dirait que nous y sommes ! 

Le pape François : Vatican II fut une relecture de l’Évangile à la lumière de la culture contemporaine. Il a produit un mouvement de rénovation qui vient simplement de l’Évangile lui-même. Les fruits sont considérables.
Cet entretien, ou cette conversation, se termine sur la manière de prier du pape François : 
Je prie l’Office chaque matin. J’aime prier avec les psaumes. Je célèbre ensuite la messe. Et je prie le rosaire. Ce que je préfère vraiment, c’est l’Adoration du soir, même quand je suis distrait, que je pense à autre chose, voire quand je sommeille dans ma prière. Entre sept et huit heures du soir, je me tiens devant le saint sacrement pour une heure d’adoration. Mais je prie aussi mentalement quand j’attends chez le dentiste ou à d’autres moments de la journée. La prière est toujours pour moi une prière “mémorieuse” (memoriosa), pleine de mémoire, de souvenirs, la mémoire de mon histoire ou de ce que le Seigneur a fait dans son Église ou dans une paroisse particulière. C’est la mémoire dont saint Ignace parle dans la Première semaine des Exercices spirituels lors de la rencontre miséricordieuse du Christ cruci€fié. Je me demande : “Qu’ai-je fait pour le Christ ? Qu’est-ce que je fais pour le Christ ? Que dois-je faire pour le Christ ?” C’est la même mémoire dont il parle dans la Contemplatio ad amorem (Contemplation pour obtenir l’amour), lorsqu’il demande de faire revenir à la mémoire les biens reçus. Par-dessus tout, je sais que le Seigneur se souvient de moi. Je peux L’oublier, mais je sais que Lui, jamais.
Jamais Il ne m’oublie.
[...]
Cet entretien d'une trentaine de pages est disponible gratuitement et est téléchargeable sur le site de la revue Etudes, le revue des Jésuites français.

dimanche 31 mars 2013

Ma prière de Pâques





Ce matin j'ai prié pour quelqu'un que je ne connais pas vraiment. 

Cette personne a tenté de me provoquer depuis hier sur ma foi en m'accusant de prosélytisme. 

Aucune importance. 

J'ai prié pour cette personne qui se reconnaitra, puisque nous sommes en lien avec Facebook seulement depuis hier... 

Je n'ai pas demandé sa conversion, j'ai seulement demandé qu'il lui advienne le meilleur. C'est tout. 

 Est-ce utile ? Je ne sais. 

Ce dont je suis certain, c'est que j'ai progressé dans ma foi. Je ne me suis pas laissé emporté par la colère, je n'ai pas usé d'ironie en disant que j'allais prier pour cette personne à laquelle j'ai pensé pendant la presque totalité de la célébration de Pâques. 

Moi je sais que j'ai ce privilège d'avoir la foi, de la vivre pleinement, d'être pratiquant et d'être engagé dans ma paroisse. 

Ce bonheur que j'ai la chance de connaitre (deo gratias), je ne l'impose à personne, mais je le souhaite à tous.



samedi 16 mars 2013

Habemus papam ! Bienvenue au pape François !

Crédits : VINCENZO PINTO / AFP


Je ne pouvais évidemment pas rester silencieux au sujet de l’élection du pape François. J'ai essayé d'exprimer de façon toute simple ce que j'ai ressenti en faisant la connaissance de notre nouveau pape. 


Qui est le Cardinal Bergoglio ?
Mercredi soir, je rentrais chez moi, en écoutant RCF et en espérant être là assez tôt pour découvrir le visage du nouveau pape. Je me disais qu'une élection aussi rapide devait être sans doute celle d'un des papabili. Arrivé à temps, quelle ne fut pas ma surprise en voyant qu'il n'en était rien. Avant même l'apparition au balcon, je « googlelisais » ce cardinal qui m'était parfaitement inconnu. Je dois dire que mes recherches furent globalement vaines, à part un article payant de La Croix dans lequel on peut voir la photographie du cardinal et ce titre « l'ascète proche des pauvres ».
Sur cette photographie, Jorge Mario Bergoglio apparaît très grave, très sérieux. Je n'étais pas plus avancé.
Mais voilà qu'il se montrait déjà au balcon. Avec ce même air grave et sérieux, immobile, jusqu'à ce qu'il s'adresse à la foule.

Je n'en dirai pas plus que ce qui a déjà été écrit par d'autres mieux informés que moi.
Je ne me perdrai pas en conjectures sur son passé, j'en sais trop peu. Ceux qui se sont déjà déchaînés sur le cardinal Bergoglio ont bien démontré leur ignorance, leur inculture ou tout simplement leur bêtise. Guy Konopnicki a publié une mise au point lapidaire à ce sujet :

Il y a aussi cette question des « premières fois » :
le fait qu'il ne soit pas européen ? Qu'il vienne d'un pays émergent ? Est-ce si important ? Il est désormais le pape de l’Église Universelle.
Progressiste, conservateur ? Un peu des deux ? A vrai dire, cette grille de lecture est-elle pertinente ?

Le plus important finalement c'est qu'on reconnaît un arbre à ses fruits.

Du nouveau ? Ce qui me surprend ?
Jorge Mario Bergoglio est jésuite. Je pense que ceci a son importance, sans doute plus que l'origine géographique. La spiritualité ignatienne est un bel antidote à notre monde de tumulte, de bruit, de vitesse et de fureur. Pour celles et ceux qui ne sont pas forcément au fait de cette spiritualité – c'était mon cas avant d'être un chrétien recommençant - on peut s'en faire une idée à travers ce site qui propose des retraites en ligne, « Notre Dame du Web » : http://www.ndweb.org/
 La relation de chacun avec Dieu est mise en avant par la spiritualité ignatienne. Ce sera sans doute la nouveauté véritable de ce pontificat.

Le prénom de François est nouveau. Cela compte également. Tous les commentateurs ont bien vu la référence, évidente, à Saint François d'Assise, d'autres moins nombreux ont vu aussi une référence à Saint François de Sales ou Saint François Xavier.
Le pape François ne s'est pas encore exprimé sur les raisons de son choix. Mais pour la première référence, n'oublions pas que si Saint François d'Assise est bien connu pour son humilité et son engagement auprès des plus pauvres, il est aussi le saint patron des écologistes en raison de son action en faveur de la Création. Pour l'écologiste que je suis, cela attire mon attention, même si cela fait des décennies que l’Église se préoccupe d'écologie (Cf. Paul VI, puis Jean-Paul II et Benoit XVI).

Ce qui me surprend c'est l'engouement soudain des commentateurs pour les pauvres comme si on les découvrait avec le nouveau pape, ou pire, comme si le pape François était le premier à s'en préoccuper.
Pourtant les pauvres sont au cœur de la foi chrétienne. Celui qui est petit, qui est fragile, qui est faible, qui est pauvre a toute l'attention de l’Église depuis toujours. L’Église sans le souci des pauvres ne serait pas l’Église. Tant pis pour les sourds et les aveugles qui ignorent la doctrine sociale de l’Église.

Ce que j'ai vu ?
J'attendais un pape, j'ai vu se présenter le nouvel évêque de Rome, qui s'est comporté avec la foule en simple prêtre.
Et là il y a des signes qui font sens. D'autant que dans l’Église catholique, tout fait sens, le moindre geste, toute posture, toute parole ont une signification et ne sont jamais anodins.

Je n'oublie pas non plus les dernières paroles du pontificat de Benoît XVI : «Le Seigneur m'a appelé à monter sur la montagne, à me dédier encore plus à la prière et à la méditation» et « En ce moment particulier, je vous demande de prier pour moi et pour l’Église ».
Or après une prise de contact simple,non dénuée d'humour, dans laquelle les mots « peuple » et « évêque » revenaient souvent alors que celui de pape a été délaissé, le pape François a demandé à la foule de prier pour lui, joignant le geste à la parole en s'inclinant.
Benoît XVI est parti pour prier davantage, François arrive en demandant la prière du peuple et en priant à son tour. Finalement son premier acte a été de demander aux fidèles d'agir les premiers, avant lui. On revient bien là à la relation de chacun à Dieu. Ce moment, qui a plongé la place Saint-Pierre dans le silence de la prière, était impressionnant.

Ce qui me réjouit ?
Habemus papam, nous avons un pape ! Je suppose, franchement, que, quelque soit le vote des cardinaux, j'aurais été satisfait du résultat. Je suis croyant, catholique et je ne peux que faire confiance à l'action de l'Esprit Saint. 
Pour autant, il s'est passé quelque chose mercredi soir de véritablement réjouissant, sur la place Saint-Pierre et dans le monde entier.
Les déchaînements que cette élection a déjà provoqués semblent démontrer que les cardinaux ont sans doute fait le bon choix, aidés en cela par l'Esprit.

Je n'attends pas des bouleversements extraordinaires mais depuis ce mercredi soir, il flotte comme un parfum de foi, d'espérance et de charité que le matérialisme ambiant ne parvient pas à dissiper.

Rendons grâce !

Article également publié sur le blog des "Chrétiens de gauche" : http://chretiensdegauche.com/2013/03/17/habemus-papam-bienvenue-au-pape-francois/

lundi 25 février 2013

Élisabeth Vilain, vierge consacrée en mission en République Démocratique du Congo

J'ai eu l'occasion il y a quelques jours de découvrir sur RCF le portrait ou plus exactement le témoignage d’Élisabeth Vilain. Elle est chrétienne, en mission en République Démocratique du Congo. Elle est laborantine. Elle est aussi "vierge consacrée". Je laisse le soin à celles et ceux qui sont un peu curieux de découvrir ce dont il s'agit en écoutant l'interview.

J'ai apprécié ce portrait, parce que je me suis beaucoup retrouvé dans ce qu'elle a dit de sa vie. Dès le début de l'interview d'ailleurs, quand le journaliste lui a demandé d'où elle est originaire et que sa réponse a fusé, lapidaire : "la question qui tue !"

J'ai compris instantanément ce qu'elle voulait dire. C'est vrai que lorsqu’on a beaucoup bougé, déménagé, on ne sait plus d'où on est, on a le sentiment d'être de nulle part et d'être étranger partout. Mais aussi, cela permet de se  sentir partout chez soi. Mais souvent ce n'est pas simple à vivre.

J'ai compris aussi ce qu'elle a vécu lors d'un moment d'épreuve et que, grâce aux conseils d'une amie, elle s'est rendue à un groupe de prière. Elle y a rencontré - ou retrouvé - Jésus. Ce fut pour elle un coup de foudre qui lui a permis de traverser l'épreuve, d'en sortir,  et qui l'a incitée à donner sa vie au Christ tout en vivant une vie tout à fait normale dans le monde, en ayant un métier, une vie comme tout un chacun à la différence que celui qui accompagne sa vie à chaque instant c'est le Christ et cela, non pas symboliquement, mais réellement.      
Bon, je vais être sympa, voici un lien qui explique ce dont il s'agit : 

Je comprends ce qu'elle a vécu, un temps d'épreuve dont elle a pu sortir grâce à Dieu. Je sais ce que cela veut dire et représente. Elle se dit recommençante ou plutôt elle accepte le terme, elle n'a jamais vécu en dehors de la foi. Cela aussi, cela m'a parlé. Elle a plutôt vécu une conversion. D'ailleurs ce qu'elle a expliqué fait parfaitement écho à ce qu'a dit Benoit XVI lors de sa dernière audience

À notre époque, on constate de nombreuses conversions entendues comme le retour de qui, après une éducation chrétienne peut-être superficielle, s’est éloigné pendant des années de la foi et redécouvre ensuite le Christ et son Évangile. 

Ce n'est sans doute pas tant de la foi que l'on peut s'éloigner mais plutôt de la pratique communautaire et de l’Église. D'ailleurs, Élisabeth, depuis qu'elle s'est unie au Christ dit ne pas être revendicative envers l’Église, elle s'y sent très bien. Moi aussi. 

Ce que j'ai bien compris aussi, c'est lorsqu' Élisabeth explique que sa conversion a pu choquer son entourage ou certains de ses proches. Je sais aussi ce que c'est. Et cela fait encore écho à la dernière audience de Benoit XVI : 

Aujourd’hui, on ne peut plus être chrétiens simplement en conséquence du fait de vivre dans une société qui a des racines chrétiennes : même celui qui naît dans une famille chrétienne et qui est éduqué religieusement doit, chaque jour, renouveler le choix d’être chrétien, c’est-à-dire donner à Dieu la première place, face aux tentations que la culture sécularisée lui propose continuellement, face au jugement critique de beaucoup de contemporains. Les épreuves auxquelles la société actuelle soumet le chrétien, en effet, sont nombreuses, et touchent la vie personnelle et sociale.

Je dois dire que ce témoignage m'a fait du bien. Évidemment la vie d’Élisabeth n'a rien à voir avec la mienne. Elle a découvert l'Afrique, d'abord le Tchad, puis le Congo. Elle va y retourner.

Mais ce portrait montre à quel point Jésus peut jouer un rôle majeur dans notre vie et la transformer tout comme on peut se sentir parfaitement bien au sein de l’Église catholique.

Assez parlé. Il vaut mieux écouter ce beau témoignage, diffusé sur une radio que j'écoute de plus en plus, dès que je le peux :


Témoin Élisabeth Vilain, vierge consacrée en mission en République Démocratique du Congo






samedi 29 décembre 2012

Discours de Benoît XVI aux jeunes de Taizé

En s'adressant aux jeunes, Benoit XVI a attiré leur attention sur le partage, la justice et la solidarité : 

"Chers jeunes amis, le Christ ne vous retire pas du monde. Il vous envoie là où la lumière fait défaut pour que vous la portiez à d'autres. Oui, vous êtes tous appelés à être de petites lumières pour ceux qui vous entourent. Par votre attention à une plus équitable répartition des biens de la terre, par votre engagement pour la justice et pour une nouvelle solidarité humaine, vous aiderez ceux qui sont autour de vous à mieux comprendre combien l'Évangile nous conduit à la fois vers Dieu et vers les autres. Ainsi, avec votre foi, vous contribuerez à ce que se lève une confiance sur la terre. Soyez donc plein d’espérance."


vendredi 21 décembre 2012

Du droit de mourir dans la dignité

 Cet article a été rédigé pour le site des chrétiens de gauche

« Ce qui donne un sens à la vie donne un sens à la mort »
Antoine de Saint-Exupéry


Alors que le rapport du professeur Sicard vient d’être remis au président de la République,  il ne faudrait pas comme l’écrit Dominique Quinio dans La Croix (1) que le débat se limite à la mise en œuvre de l’engagement 21 du programme électoral du candidat François Hollande. C’est une invitation à se soucier de la fin de vie bien en amont [...].


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Ce texte n’est pas une analyse des propositions du professeur Sicard. C’est plutôt une façon de poser le problème autrement que par la question « pour ou contre l’euthanasie ».

Cette réflexion est globale et ne s’appuie pas sur des cas particuliers dramatiques hyper-médiatisés. Ceux-ci sont par définition exceptionnels et ne devraient pas permettre de fonder une législation générale qui s’appliquerait ensuite à tous.


De quoi s’agit-il ?

Rappelons d’abord les termes exacts de la proposition de François Hollande : « Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d’une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité »


Cette assistance médicalisée ainsi formulée est très encadrée, très limitée, et n’évoque ni le mot de suicide pas plus que celui d’euthanasie.


François Hollande dans une interview à l’hebdomadaire La Vie a d’ailleurs formulé les problèmes posés par cette proposition si elle devait aller sur d’autres terrains que ceux de la loi Léonetti, si mal connue par ailleurs : « j’ai été confronté à l’agonie de ma propre mère et je sais les phases que peut traverser une personne confrontée à une terrible maladie. Mais elle ne peut pas être seule à en décider. En soins palliatifs, à quel moment arrête-t-on un traitement ? Qui en décide ? Quel est le rôle de la famille et le devoir du corps médical ? Ces questions méritent un débat maîtrisé » (2)


Ne faisons donc pas dire à cette proposition ce qu’elle ne propose pas.

D’autant que sur un sujet aussi sensible, les surenchères ne vont pas manquer.


La dignité ?


Ce qui peut interroger et qui mériterait d’être débattu, par tous, ce sont les termes utilisés dans la fin de la proposition : « Terminer sa vie dans la dignité » qui est par ailleurs formulé de manière revendicative en « droit de mourir dans la dignité ».


Tout d’abord la question du « droit de ». Celui-ci n’est compréhensible qu’en associant le fait de mourir à quelque chose pour le qualifier. Car mourir, en soi, ce n’est pas un droit, c’est la destinée commune. Tout le monde naît, vit et meurt. Encore que, si on inverse tout : pour mourir, il faut avoir vécu et pour vivre il faut naître mais c’est un autre sujet. Tout le monde meurt, donc il est inutile d’en faire un droit.


En revanche mourir dans la dignité est devenu un droit, et un droit revendiqué, d’où la proposition de François Hollande.


Or quel est ce droit ? Il faudrait d’abord savoir ce que signifie mourir dans la dignité. Être capable de définir ce qu’est la mort dans la dignité, c’est être capable à contrario de définir ce qu’est une mort indigne.

Qui peut dire que telle mort est indigne et telle autre ne l’est pas ? Est-ce la mort en tant que telle qui peut être indigne ou la situation dans laquelle survient la mort ?


Pour les uns c’est mourir sans souffrances, ou mourir avec un degré de souffrance supportable, pour d’autres c’est mourir sans déchéance physique ou morale ou en acceptant un certain degré de déchéance. 


La dignité de l’entrée dans la mort peut être aussi conditionnée par le lieu de la mort : à la maison, à l’hôpital. Elle peut être aussi conditionnée par le degré de solitude de la personne. Est-ce que mourir dans la dignité c’est mourir entouré ? Ne voit-on pas souvent cette formule sur les faire-part de décès « … nous a quittés entourés des siens » ? Et entourés par qui ? Des proches ? Des professionnels de santé ? (professionnels de santé qui deviendraient des professionnels d’entrée dans la mort?). A l’inverse une mort dans la solitude serait une mort indigne ?


Qui peut répondre aux questions posées par la fin de vie ou à l’entrée dans la mort ?


Qui peut répondre à ces questions et surtout qui est en mesure d’apporter une réponse ? Ces réponses peuvent-elles entrer dans un cadre législatif ?

Sans jouer sur les mots : parle t-on de terminer sa vie dans la dignité ou d’entrer dans la mort dans la dignité ? Ce n’est pas la même chose non plus. La personne concernée peut-elle répondre  seule ? Et les médecins ? Et l’entourage ? Tous ? au risque de créer comme un tribunal de fin de vie avec administration d’une nouvelle forme de peine de mort ?


Qui peut répondre ? Est-il possible de répondre ?


La mort ne sera jamais un voyage tranquille.

Pour un chrétien, la mort n’est pas une fin. Elle est un passage. L’idée de la mort devient supportable, si tant est qu’elle puisse l’être, grâce à l’espérance de la résurrection.


Mais restons d’abord sur la notion de passage. La vie est une succession de passages. Aucun ne s’effectue réellement sans douleur. Que ce soit la naissance, l’adolescence, le mariage (ou plus simplement le passage d’une vie de célibataire à une vie en couple), devenir parent, devenir retraité, et évidemment finir sa vie. 


Tous les moments de la vie qui ont pour conséquence la transformation de la personne parce qu’elle passe d’un état à un autre ne se font jamais sans douleur ou sans souffrance, physique ou morale.


Or dans ces moments de passage, l’être humain n’est pas aussi disponible, performant, productif, compétitif que dans les moments de stabilité.

La vraie question est : l’accepte t-on ou pas ? Et si on l’accepte, à quel prix ?


Si pour une personne dite en fin de vie, la mort dans la dignité c’est mourir entouré des siens, quelle durée est acceptable pour un employeur pour libérer un proche et lui financer des congés, ou simplement pour aménager des horaires ?


Si mourir dans la dignité c’est mourir chez soi, accepte t-on de financer suffisamment d’équipes mobiles de soins palliatifs ?

Pourquoi n’accorde t-on un congé à un proche que si l’hospitalisation se fait à domicile ? Le proche devient-il dans ce cas un professionnel de santé ?


Et si mourir dans la dignité n’était qu’un moyen de faire survenir la mort rapidement ? Mourir de façon performante, compétitive ?


Notre société a évacué la mort


Le problème ne réside t’il pas dans le fait qu’on ne pense plus la vie sans penser la mort ? 


Notre société a évacué la mort. Lorsqu’elle survient, elle tend à devenir un événement plus familial que social, privé plus que public. Comme la religion d’ailleurs… 


Pourquoi ? Parce que la mort crée aussi une douleur qui rend moins performant et compétitif. Aussi les marques du deuil ont disparu, sa reconnaissance sociale également, certes on compatit pendant quelques instants avec des endeuillés puis on oublie aussitôt. Or la mort n’est pas un événement privé, elle est et devrait rester un événement social. Mais le refus de la visibilité de la mort, et de sa conséquence, le deuil, a des incidences sur la conception de la fin de vie. S’il faut du temps à des proches d’un défunt pour faire leur deuil, il en va de même pour la période en amont de la mort, ce qu’on appelle donc la fin de vie. Tout comme comme les proches d’un défunt devraient être soutenus pendant le deuil, le mourant et ses proches devraient aussi être accompagnés, aidés, faire l’objet d’attention et de solidarité.


La question sociétale n’est-elle pas la suivante : et si une fin de vie digne était une fin de vie sans conséquence, sans incidence sur la personne concernée et ses proches donc sans effet sur la société ? 


Si c’est cela terminer sa vie dans la dignité, il faut s’interroger sur l’évolution de la société. La fin de vie dite dans la dignité n’est-elle pas dans notre société matérialiste et compétitive un simple substitut au mythe de l’immortalité et de l’éternelle jeunesse ?


Finalement, terminer sa vie dans la dignité ce serait mourir vite, en bonne santé, et pas trop vieux.


Ce concept de mort dans la dignité, pour le moins flou, en tous cas fort subjectif, ne marquerait-il pas tout simplement le refus de ce qui définit notre condition humaine ?


Encore une question : Jésus, qui justement a partagé notre condition humaine, est-il mort dans la dignité ?


Plutôt que de médicaliser la mort, de s’en emparer en la confiant (en la déléguant) à des professionnels de santé, ne pourrait-on pas vivre en se préparant à la mort, en y réfléchissant de façon éthique, philosophique, religieuse,… ?. 


Mais est-ce dans l’air du temps ? Un piqûre pour hâter les derniers instants n’est-elle pas plus conforme ? Vite fait, bien fait !


Qu’en pense l’Église catholique ?


Tout est dit dans ce court paragraphe tiré du texte de la conférence des évêques de France d’octobre 2011« Quel vote pour quel société ? » :

toute personne, quel que soit son âge, son état de fatigue, son handicap ou sa maladie, n’en garde pas moins sa dignité. Pour cette raison, « l’euthanasie est une fausse solution au drame de la souffrance, une solution indigne de l’homme » (Benoît XVI) car elle vise, sous prétexte de compassion, à abandonner les personnes au moment où elles ont le plus besoin d’aide et d’accompagnement. L’arrivée de générations importantes dans le grand âge doit inviter la société à une plus grande solidarité. Le développement des soins palliatifs, fruit d’un progrès éthique et scientifique, doit être poursuivi pour que tous ceux qui en ont besoin puissent en bénéficier.


Les évêques contrairement à la demande sociétale n’opposent pas la dignité de la personne et son état (âge, fatigue, handicap, maladie). Et le respect de la dignité ne déclenche pas un droit à mourir mais au contraire impose à la société un certain nombre de devoirs, exigeants d’ailleurs : plus d’aide et d’accompagnement, plus de solidarité, développement des soins palliatifs.


Notre société, nous-mêmes tout simplement, sommes nous prêts à consentir ces efforts, pour celles et ceux qui vont nous quitter ainsi que pour nous-mêmes ? Quelle société voulons-nous ?


Là sont les vraies questions.


Et pour tenter d’y répondre, il serait bon que tout personne en France connaisse les principales dispositions de la loi existante (3) avant de débattre d’une nouvelle proposition.


Comme l’avait dit Mgr Podvin lors d’un pèlerinage à Lourdes en mars dernier : « tenir la main jusqu’au bout est la meilleure des réponses contre l’euthanasie. »


(2) la Vie.fr du 15 décembre 2011
(3) Dossiers sur les droits des malades en fin de vie :
http://www.lavie.fr/www/files/pdf/droits-des-malades-et-fin-de-vie.pdf
http://www.pelerin.com/L-actualite-autrement/Fin-de-vie-quelle-societe-voulons-nous

mercredi 31 octobre 2012

Réforme du mariage : pourquoi l'Eglise catholique a le droit de donner son avis : Patrice de Plunkett : le blog

Réforme du mariage : pourquoi l'Eglise catholique a le droit de donner son avis : Patrice de Plunkett : le blog

Cardinal André Vingt-Trois :  


quand on y regarde de plus près, on ne peut pas éliminer d’un revers de main les drames que connaissent beaucoup de conjoints pour qui le mariage n’est plus un chemin de construction et d’épanouissement, mais un carcan qu’ils ne peuvent plus supporter. Oui, le risque de subir la domination de l’autre n’est pas une invention de l’Église pour assurer son pouvoir, c’est la triste et douloureuse expérience que font beaucoup de nos contemporains. Notre foi chrétienne et notre Église proposent un chemin pour éviter ces drames ou pour essayer de les surmonter. Nul n’est obligé de choisir ce chemin, mais nous avons le droit de le proposer et d’y inviter ceux et celles qui cherchent des moyens de réussir leur union et d’assumer leur mission de parents.

samedi 6 octobre 2012

Paix et joie !

Paix et joie ! c'est souvent ainsi que l'on ouvre ou ferme un message ou un courrier entre croyants.
Paix et joie, c'est ce que nous avons pu ressentir dimanche dernier en voyant le visage paisible et joyeux de l'ex-chanteuse de rap Diam's dans une émission de télévision.

Le dernier souvenir télévisé que j'avais d'elle était celui d'une personne bien malheureuse lors d'un spectacle de grande écoute (les Victoires de la Musique). Au lieu d'exulter devant son succès, elle avait utilisé son micro pour dire au monde entier son mal être et son désespoir.
Dimanche dernier, le contraste était saisissant en voyant le bonheur d'une personne qui a été touchée par la foi.

Thierry Bizot a bien décrit sur son blog ce que de nombreuses personnes ont ressenti. Dans ce qu'il a dit, je retiendrai plus particulièrement ceci : 
Ce qui m’a frappé tout de suite, c’est la joie de cette femme, qui rayonnait sur son visage et Cette sérénité de se sentir aimé par Dieu, cette bienveillance pour les autres, tous les autres, quels qu’ils soient, cette envie de dire sa joie, de partager, de rendre gratuitement ce qu’on a reçu gratuitement.

Surtout ce qui est remarquable c'est que ce bonheur là n'est pas un bonheur égoïste, c'est un bonheur qui permet de relier les êtres humains. Contrairement à ce que pense ceux qui confondent la laïcité et l'athéisme militant, la foi ne sépare pas, elle unit, elle réunit et elle le fait non pas dans la douleur et la violence mais dans la paix et dans la joie.
Comme l'a fort bien dit Thierry Bizot :  je découvrais une soeur dans cette femme qui témoignait, et chacune des pensées qu’elle exprimait avec générosité m’était naturellement familière et me touchait. J’en ai éprouvé un grand sentiment de reconnaissance pour Diam’s, car j’ai pu comprendre pour la première fois combien chrétiens et musulmans étions proches et amis.

Nul doute que des esprits chagrins vont s'offusquer (et c'est déjà fait). Dans notre époque et notre "civilisation", le sacrilège (ou le blasphème) ultime n'est pas de caricaturer un prophète, c'est de renoncer à la richesse et la célébrité en faveur d'une autre richesse, celle de la foi et d'une autre reconnaissance, celle de Dieu.

D'autres ont mis en évidence ce qui dans la conversion de la chanteuse est insupportable aux yeux de notre monde de vanité .
Sur le site Tak.fr, François Miclo a bien cerné le danger que représente cette conversion pour notre monde d'artifices :
Ce qui dérange, au fond, les commentateurs, c’est la « conversion » de la chanteuse, dans le sens le plus fort du terme : son changement radical de vie. Elle hausse la spiritualité au-delà de la gloire et du succès. Elle place les besoins de l’âme au-dessus de tout autre besoin. Elle parle de cette soif intarissable de Dieu que connaissent tous les mystiques : elle commet une provocation beaucoup plus grande pour notre temps que celles auxquelles elle se livrait quand elle était rappeuse.

Jésus a dit "Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon."(Matthieu 6,24)
Diam's, désormais Mélanie, a choisi. Certains ne lui pardonneront pas.
Je ne doute pas que sa foi lui permettra de surmonter cela dans la paix et la joie.

Cependant elle n'est pas la première célébrité à agir ainsi. Dans les années 70, l'immense pop star Cat Stevens* avait fait de même sans que personne ne s'en offusque. Mais en 2011, il y a moins de tolérance envers ceux qui ont la foi et qui souhaitent la vivre sans s'enfouir ou se cacher.
Pour autant, ce sont bien ces visages rayonnants de croyants qui nous offrent des témoignages d'espérance. 
On peut en voir de nombreux sur la chaine KTO dans sa rubrique "Témoignages".

Et ça fait du bien de voir tous ces visages beaux et rayonnants.

Paix et joie ! 


*L'auteur de Lady d'Arbanville s'était converti à l'islam en 1977 et a pris  le nom de Yusuf Islam 


dimanche 19 août 2012

Blaise PASCAL (19 juin 1623 - 19 août 1662)

Pascal Pajou Louvre RF2981

Le pari de Blaise PASCAL :

Vous avez deux choses à perdre: le vrai et le bien, et deux choses à engager: votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude ; et votre nature a deux choses à fuir : l'erreur et la misère. Votre raison n'est pas plus blessée, en choisissant l'un que l'autre, puisqu'il faut nécessairement choisir. Voilà un point vidé. Mais votre béatitude ? Pesons le gain et la perte, en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est, sans hésiter. » 1670 

Blaise PASCAL, le coeur et la raison, Le Jour du Seigneur