"La voix de celui qui crie dans le désert". Jean 1, 23
" Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire". Bernadette Soubirous

Et ma voix n'engage que... moi.

La République française respecte toutes les croyances (article 1er de la Constitution)

Visiteur, tu es le bienvenu et ne crains pas de déposer des commentaires !


Affichage des articles dont le libellé est amour. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est amour. Afficher tous les articles

mercredi 22 février 2017

Foi, fidélité, amour, Dieu



Je m'aperçois que j'ai quelque peu délaissé mon blog, de plus en lui conférant une orientation politique un peu trop poussée... Je vais tenter de rééquilibrer cela en réécrivant un petit peu (la stratégie des petits pas...).
L'affaire qui préoccupe les catholiques ces derniers jours est celle de ce prêtre lyonnais qui va quitter son ministère pour se marier avec la femme qu'il aime.
Les débats et les réactions que cela suscite sont assez rudes et souvent empreints de jugements.
Pourtant qui sommes-nous pour juger...

Au milieu de tumulte, deux beaux textes ont été publiés. Je ne peux qu'inviter à les lire. 
Il s'agit d'un billet que René Poujol a publié sur son blog. En substance, il demande  
"Que l’on accorde à l’observateur de pouvoir au moins formuler une alternative susceptible une sortie de l’impasse : soit pouvoir élargir les conditions d’accès au sacerdoce au-delà des seuls hommes célibataires, soit honorer le sacerdoce commun des baptisés en conférant à certains laïcs des responsabilités pouvant aller jusqu’à administrer les sacrements du baptême, du mariage et des malades. Objecter qu’en l’état actuel du droit canonique rien de cela ne serait possible est pour le présent une évidence et pour l’avenir une réponse irrecevable."

A lire ici

Il s'agit également du billet de la blogueuse Zabou the terrible qui explique que
 "La fidélité, c’est un combat pour que la grâce mène chaque jour plus le bon combat de l’Amour en nous : et c’est valable pour les personnes mariées comme pour tous les consacrés célibataires. 

En disant cela, loin de moi l’idée de juger celui qui est parti et j’aime penser à lui en sachant que Dieu ne cessera jamais de lui faire confiance puisqu’Il ne cesse de l’aimer. Mais j’ai la conviction que nous avons à nous entraider sur ce chemin de la fidélité selon notre état de vie, qu’il soit doux ou rugueux selon les jours car Dieu ne saurait se faire girouette de bonheur, pour être vraiment là où Lui et nous, après discernement, avons engagé notre Foi. 

Finalement, il me semble que, dans ces événements si complexes, il y a probablement mieux à faire que chercher des poux dans la tête de tel ou tel, il y a à prier."

A lire ici

Je partage ce qui est dit dans ces deux textes, merci à leurs auteurs.

dimanche 27 mars 2016

Pâques 2016


MESSAGE URBI ET ORBI
DU PAPE FRANÇOIS

extraits

[...]L’annonce joyeuse de Pâques : Jésus, le crucifié, n’est pas ici, il est ressuscité (cf. Mt 28, 5-6), nous offre la consolante certitude que l’abîme de la mort a été traversé et, avec lui, le deuil, la plainte et l’angoisse (cf. Ap 21, 4) ont été vaincus. Le Seigneur, qui a souffert l’abandon de ses disciples, le poids d’une condamnation injuste, et la honte d’une mort infâmante, nous rend maintenant participants de sa vie immortelle, et il nous donne son regard de tendresse et de compassion envers les affamés et les assoiffés, les étrangers et les prisonniers, les marginaux et les exclus, les victimes des abus et de la violence. Le monde est rempli de personnes qui souffrent dans leur corps et dans leur esprit, et chaque jour les journaux sont pleins de nouvelles de crimes atroces, commis souvent dans les murs du foyer domestique, et de conflits armés, à grande échelle, qui soumettent des populations entières à des épreuves indicibles.
Que le Christ ressuscité ouvre des chemins d’espérance à la Syrie bien aimée, pays déchiqueté par un long conflit, avec son triste cortège de destructions, de mort, de mépris du droit humanitaire et de décomposition de la cohabitation civile.[...]

Que le message de vie, qui a retenti dans la bouche de l’Ange près de la pierre basculée du tombeau, soit victorieux de la dureté des cœurs et promeuve une rencontre féconde des peuples et des cultures dans les autres zones du bassin méditerranéen et du Moyen Orient, en particulier en Irak, au Yémen et en Libye.
Que l’image de l’homme nouveau qui resplendit sur le visage du Christ favorise la cohabitation entre Israéliens et Palestiniens en Terre Sainte[...].

 Que le Seigneur de la vie accompagne aussi les efforts visant à trouver une solution définitive à la guerre en Ukraine, en inspirant et en soutenant également les initiatives d’aide humanitaire, parmi lesquelles la libération des personnes détenues.
Que le Seigneur Jésus, notre Paix (cf. Ep. 2, 14), qui par sa résurrection a vaincu le mal et le péché, stimule en cette fête de Pâques notre proximité aux victimes du terrorisme, forme aveugle et atroce de violence qui ne cesse pas de répandre le sang innocent en diverses parties du monde, comme cela s’est produit dans les récents attentats en Belgique, en Turquie, au Nigéria, au Tchad, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, et en Irak.  Que les ferments d’espérance et les perspectives de paix en Afrique aboutissent ; je pense en particulier au Burundi, au Mozambique, à la République Démocratique du Congo et au Sud Soudan, marqués par des tensions politiques et sociales.
[...]
Que son message pascal se projette de plus en plus sur le peuple vénézuélien, qui se trouve dans des conditions difficiles pour vivre, et sur tous ceux qui ont en main les destinées du pays[...].

Le Christ ressuscité[...] nous invite à ne pas oublier les hommes et les femmes en chemin, dans la recherche d’un avenir meilleur, file toujours plus nombreuse de migrants et de réfugiés – parmi lesquels de nombreux enfants – fuyant la guerre, la faim, la pauvreté et l’injustice sociale. [...].

En ce jour glorieux, « que notre terre soit heureuse, irradiée de tant de feux » (cf. Exultet ), terre qui est pourtant tellement maltraitée et vilipendée par une exploitation avide de gain qui altère les équilibres de la nature. [...]

Avec nos frères et sœurs qui sont persécutés pour la foi et pour leur fidélité au nom du Christ, et face au mal qui semble avoir le dessus dans la vie de beaucoup de personnes, réécoutons la consolante parole du Seigneur : « Courage ! Moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16, 33).[...]

A tous ceux qui, dans nos sociétés, ont perdu toute espérance et le goût de vivre, aux personnes âgées écrasées qui, dans la solitude, sentent leur forces diminuer, aux jeunes qui pensent ne pas avoir d’avenir, à tous j’adresse encore une fois les paroles du Ressuscité : « Voici que je fais toutes choses nouvelles…A celui qui a soif, moi, je donnerai l’eau de la source de vie, gratuitement (Ap 21, 5-6).
Que le message rassurant de Jésus nous aide chacun à repartir avec plus de courage et d’espérance pour construire des chemins de réconciliations avec Dieu et avec les frères. Nous en avons tellement besoin.

 © Copyright - Libreria Editrice Vaticana

lundi 30 novembre 2015

Artisans d’une paix fondée sur la justice


Alors que la COP21 débute à Paris, le pape François se trouve en Afrique. L'auteur de l'encylique écologique "Loué sois-Tu" a bien compris que c'est là-bas que se joue l'avenir du monde  : 

Ici comme ailleurs, tant d’hommes et de femmes ont soif de respect, de justice, d’équité, sans trouver à l’horizon des signes positifs. À ceux-là, il vient faire don de sa justice (cf. Jr 33, 15). Il vient féconder nos histoires personnelles et collectives, nos espoirs déçus et nos souhaits stériles. Et il nous envoie annoncer surtout à ceux qui sont opprimés par les forts de ce monde comme à ceux qui ploient sous le poids de leurs propres péchés : « Juda sera délivré, Jérusalem habitera en sécurité, et voici le nom qu’on lui donnera : ‘‘Le Seigneur-est-notre-Justice’’ » (Jr 33, 16). Oui, Dieu est Justice ! Voilà pourquoi, nous, chrétiens, nous sommes appelés à être dans le monde les artisans d’une paix fondée sur la justice. [...]
A tous ceux qui utilisent injustement les armes de ce monde, je lance un appel : déposez ces instruments de mort ; armez-vous plutôt de la justice, de l’amour et de la miséricorde, vrais gages de paix. Disciples du Christ, prêtres, religieux, religieuses ou laïcs engagés en ce pays au nom si suggestif, situé au cœur de l’Afrique et qui est appelé à découvrir le Seigneur comme le véritable Centre de tout ce qui est bon, votre vocation est d’incarner le cœur de Dieu parmi vos concitoyens. Daigne le Seigneur nous établir tous « fermement dans une sainteté sans reproche devant Dieu notre Père, pour le jour où notre Seigneur viendra avec tous les saints » (1Th 3, 13). Réconciliation, pardon, amour et paix ! Amen.

Pour lire la totalité de l'homélie de ce premier dimanche de l'Avent, cliquer ici.


Prière de Saint Anselme

Depuis quelques temps, je lis des ouvrages sur le bouddhisme et en particulier les enseignements de Thich Nhat Hanh. Ce qu'il explique au sujet de la compassion, du pardon, de l'amour, est limpide. Surtout je m'aperçois que ce que dit Thich Nhat Hanh, facilite et renouvelle ma compréhension du christianisme. La prière de Saint Anselme, si l'on fait abstraction des adresses, résonne parfaitement avec ce que pourrait dire un bouddhiste, et réciproquement :  

Mon Dieu, tu es toute tendresse pour moi.
Je te le demande par ton Fils bien-aimé
accorde-moi de me laisser emplir de miséricorde
et d'aimer tout ce que tu m'inspires.

Donne-moi de compatir à ceux qui sont dans l'affliction, et d'aller au secours de ceux qui sont dans le besoin.

 Donne-moi de soulager les malheureux, d'offrir un asile à ceux qui en manquent, de consoler les affligés, d'encourager les opprimés.

Donne-moi de pardonner à celui qui m'aura offensé, d'aimer ceux qui me haïssent, de rendre toujours le bien pour le mal, de n'avoir de mépris pour personne, et d'honorer tous les hommes.

Donne-moi d'imiter les bons, de renoncer à la fréquentation des méchants, de pratiquer les vertus et d'éviter les vices.

Donne-moi, Seigneur la patience quand tout va mal et la modération quand tout va bien.

Donne-moi de savoir maîtriser ma langue,
et de poser, au besoin, une garde à ma bouche.

Enfin, mon Dieu, donne-moi le mépris des choses qui passent et la soif des biens éternels.

Saint Anselme (1033-1109)


samedi 14 novembre 2015

Prier, toujours prier...





"Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir.
Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine.
Je continuerai à construire, même si les autres détruisent.
Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre.
Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité.
Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte.
Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent.
Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes.
Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur.
Et j’offrirai des motifs de joie là où il n’y a que tristesse.
J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter…
Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés. "

- Abbé Pierre


« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

- Saint François d'Assise



"Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !  Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière !
Si tu retiens les fautes, Seigneur Seigneur, qui subsistera ? 
Mais près de toi se trouve le pardon pour que l'homme te craigne.
J'espère le Seigneur de toute mon âme ;  je l'espère, et j'attends sa parole.
Mon âme attend le Seigneur plus qu'un veilleur ne guette l'aurore."

- Psaume 129

samedi 21 mars 2015

Carême 2015, la joie de la conversion

Article publié sur le site de ma paroisse. Merci à  Edouard pour les illustrations.




« Je ne réalise pas le bien que je voudrais, mais je fais le mal que je ne voudrais pas. » Lorsque le baptisé partage ce constat de Saint Paul (Ro 7, 19), il est prêt à recevoir le sacrement de la réconciliation.
Confession et sacrement de réconciliation sont souvent confondus.
La première fait souvent appel à d’anciennes représentations : le prêtre et le fidèle dans un confessionnal sombre.
Or, la confession n’est qu’un élément d’un sacrement complexe et essentiel dans la vie du baptisé.
L’habitude fait qu’il n’est désigné que par l’un de ses éléments.
Ce sacrement est une grâce pour nous et les autres, et permet au croyant d’être absous de ses péchés et de revenir à la communion avec Dieu.
Pour comprendre de quoi il s’agit, il convient de définir ce qu’est le péché.
Le péché, un manquement à l’amour
C’est l’incapacité à pardonner, à nous réconcilier avec nous mêmes, avec les autres et avec Dieu. Le péché est toujours un manquement à l’amour, à l’amour qui nous vient de Dieu ou à l’amour envers notre prochain et envers nous-mêmes.
Ce manque d’amour est conscient et volontaire.
C’est une rupture qui blesse son auteur, son entourage et sa relation à Dieu.
Le sacrement de la conversion, de la confession, du pardon, de la pénitence et de la
réconciliation. 

Tous les termes ont leur importance :
la conversion car c’est une démarche pour revenir vers le Père dont on s’est éloigné.
La confession car c’est l’aveu de nos péchés à Dieu devant le prêtre.
La pénitence car c’est la reconnaissance d’une démarche personnelle en Église qui permet de recevoir le pardon par la rencontre entre le prêtre et le pénitent, qui symbolise la rencontre personnelle du pécheur avec Dieu.
La réconciliation car il donne au pécheur l’amour de Dieu qui réconcilie.



Comment recevoir le sacrement de réconciliation ?
C’est la parole de Dieu qui révèle le besoin de bénéficier de la miséricorde de Dieu. L’examen de conscience personnel et le regret des péchés commis sont la première étape, puis il suffit de s’adresser à un prêtre.
Il n’y a ni horaires, ni lieux officiels ou obligatoires pour recevoir ce sacrement.
La règle intangible est le secret.
Le prêtre est là pour guider la démarche et les « comment faire », « comment dire » ne doivent pas être des obstacles.
L’important est la sincérité de la démarche, plus que la récitation des formules.
Il s’agit ensuite de dire ses péchés.
Si le croyant a l’impression de n’avoir rien à dire, c’est le signe qu’il y a quelque chose à changer dans sa relation avec Dieu. La formule du pardon est toujours la même : « Je te pardonne tous tes péchés, au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » Elle fait écho à la formule prononcée définitivement lors du baptême : « Je te baptise au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »
Le prêtre propose ensuite une pénitence, début de la réparation, le plus souvent une prière ou une méditation d’un passage de l’Évangile, ou une conduite à tenir. Il invite enfin à repartir dans la paix.
Et après ?
Par ce sacrement, le Christ fait en nous œuvre de guérison et de salut, par l’Esprit Saint il réactive la force de notre baptême. Il permet de cheminer dans la paix et la joie dans le service des autres :
« Laissez-vous réconcilier avec Dieu ! » (2 Co 5, 20).

Crédits photos : Catholic Church (England and Wales) / Foter / CC BY-NC-SA

jeudi 1 janvier 2015

2015



Bonne année à tous ! Paix et Joie !

Ces quelques mots de Saint Paul  (1 Corinthiens 13) pour bien commencer l'année :

J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.
J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.

J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.

L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune  ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais.
[...] Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité. 
© AELF

jeudi 9 janvier 2014

Qu'est-ce qu'être un homme ?

Jésus monte seul sur une montagne pour prier - J. Tissot


Il m'a été posé la question suivante dans un commentaire sur le blog "A la table des chrétiens de gauche" : "d’après vous : qu’est-ce qu’être un homme ?"

La première lecture de la messe de ce jour m'a donné l'occasion, heureux hasard ou plutôt deo gratias, de méditer et de répondre à cette question.

Dieu lui-même nous a aimés le premier. (1Jn 4, 19-21)*

L'oubli, ou l'ignorance, de cette vérité est la source de nombreuses erreurs. Dieu est déjà là, Il est là avant nous. 

Or nous passons notre vie à le chercher comme s'Il était loin ou caché, alors qu'Il est déjà à nos côtés. Nous prions pour l'appeler alors qu'Il est là et que c'est Lui qui nous appelle. 

Nous l'appelons alors que nous nous sommes éloignés de Lui, que nous ne le voyons pas, que nous ne l'entendons pas. 
Le péché n'est rien d'autre que cet éloignement, cette rupture dans notre relation à Dieu. 

C'est nous-mêmes que nous devons remettre à la bonne place, dans la bonne disposition d'esprit pour rencontrer Dieu. C'est à nous de nous rendre disponibles auprès de Celui qui l'est sans cesse depuis toujours. 

C'est cela, prier, finalement : se rendre disponible, savoir accueillir, savoir rencontrer Celui qui est déjà là près de nous, avec nous. 
C'est toute l'importance de la prière, c'est elle qui nous permet d'entrer en relation et de rester en communion avec Dieu. 

Dieu lui-même nous a aimés le premier. 

A nous de savoir répondre à son amour. 
Dès lors, le commandement "celui qui aime Dieu, qu'il aime aussi son frère" ne peut être un fardeau. Nous pouvons prendre à rebours le raisonnement de Saint Jean : nous aimons les enfants de Dieu, nos frères en humanité,  parce nous aimons Jésus. Nous aimons Jésus parce que nous aimons Dieu qui nous l'a envoyé.

Sans l'amour, rien n'est possible, que ce soit l'amour du frère, l'amour du Christ ou l'amour de Dieu.

Dieu qui nous a aimés le premier.

Finalement la question n'est pas tant de savoir répondre à cet amour mais plutôt comment il est possible de ne pas y répondre dès lors que nous reconnaissons notre humanité.
Car c'est bien cela qui caractérise notre humanité : l'amour, l'amour du frère, l'amour de Dieu.



*1ère lecture : « Celui qui aime Dieu, qu'il aime aussi son frère » ( 1Jn 4, 19-21; 5, 1-4 )

Lecture de la première lettre de saint Jean
Mes bien-aimés,
nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier. Si quelqu'un dit : « J'aime Dieu », alors qu'il a de la haine contre son frère, c'est un menteur. En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, est incapable d'aimer Dieu, qu'il ne voit pas. Et voici le commandement que nous avons reçu de lui : celui qui aime Dieu, qu'il aime aussi son frère.

Tout homme qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est vraiment né de Dieu ; tout homme qui aime le Père aime aussi celui qui est né de lui. Nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements. Car l'amour de Dieu, c'est cela : garder ses commandements. Ses commandements ne sont pas un fardeau, puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Et ce qui nous a fait vaincre le monde, c'est notre foi.



mardi 24 décembre 2013

Joyeux Noël à toutes et à tous !

Pape François : Le Seigneur vient. Attendons-le avec un cœur ouvert!
« Joyeux Noël, priez pour moi», a dit François. Benoît XVI a répondu, «toujours, toujours, toujours ». (Radio Vaticana)




Évangile de Jésus Christ selon saint Luc


En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre - ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. -
Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine.
Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David.
Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte.
Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte,
mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur.
Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. »


dimanche 20 octobre 2013

"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli"...

Billet également publié sur le blog des Chrétiens de gauche.


Ce billet est d'abord celui d'un chrétien. C'est tout. 
 
J'ai ces mots de Jésus qui résonnent inlassablement dans mon âme et dans mon cœur : 
"j'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli * "...


060172 serrure et chaine

Il y a quelques jours des centaines de personnes sont mortes au large de Lampedusa pour avoir voulu nous rejoindre. Elles ne nous ont pas rejoint car  à notre place c'est la mort qu'elles ont rencontrée.
Bien entendu "on" a pu critiquer l'Europe, inactive (vraiment?), la France (vraiment ?).  

"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli"...


La Méditerranée, lieu de villégiature de rêve pour des millions de personnes chaque année, berceau de notre culture, est aussi un cimetière pour des milliers d'autres...

En tous cas il était clair que cela ne pouvait se reproduire... 

Or cela s'est reproduit  à peine quelques jours plus tard au large de Malte.

"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli"...

On pourra toujours m'opposer les arguments du monde réel, j'entends d'abord ces mots de Jésus :

"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli"...

Dans l'opinion publique un consensus semble apparaitre pour "faire quelque chose " mais quoi ?

Retour en France le dimanche 13 octobre : le FN remporte les élections aux cantonales dans une petite ville du sud. Émoi dans les médias et dans le microcosme politique.

Je pense à nouveau à Jésus :  
"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli"...

Quelques jours plus tard en France, toujours. Une collégienne est renvoyée  au Kosovo avec sa famille, conformément à la Loi. Émoi à gauche, du moins une certaine gauche,  à l'inverse, soutien, sinon joie chez d'autres.

J'entends toujours cette  phrase :  
"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli"...

On me dira : oui mais c'est le monde avec ses réalités, on ne peut accueillir toute la misère du monde, etc,... et c'est la loi,...
Tout cela est exact.

Mais pour un chrétien c'est cette phrase qui revient : 
"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli"...

J'ai cru comprendre que le Royaume de Dieu se construit ici-bas, dès maintenant, dans le monde réel (dans notre langage chrétien, on dit au cours de notre "vie terrestre").

Pour un chrétien, l'émotion et l'indignation tant décriées par certains journalistes ou intellectuels, par certains politiques, s'appellent la charité ou l'amour du frère tout simplement.

Pour les chrétiens, être capable de ressentir ce que vit un de nos frères, se mettre à sa place, tenter de comprendre ce qu'il vit et ce qu'il est, cela s'appelle l'intelligence du cœur.

Alors oui, j'entends encore cette phrase de Jésus qui résonne : 
"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli"...

Or le défi lancé à tous les chrétiens, ici-bas, maintenant, chez nous, c'est celui-ci, c'est que Jésus puisse nous dire :
"j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli. ** "








dimanche 6 octobre 2013

Dieu me conduit...

 Dieu me conduit, par sa bonté suprême;
C'est mon berger qui me garde et qui m'aime
Rien ne me manque en ses gras pâturages,
Des clairs ruisseaux je suis les verts rivages,

Et pour l'amour de son nom admirable,
Il me protège et rend ma paix durable.

Quand il faudrait marcher dans la nuit sombre,
Quand de la mort je traverserais l'ombre,
Je n'en aurais ni terreur, ni détresse,
Car tu te tiens auprès de moi sans cesse;
Même au travers de la vallée obscure,
C'est ta houlette, ô Dieu qui me rassure.

Dressant ma table ainsi qu'aux jours de fête,
Dans ta bonté tu répands sur ma tête
L'huile odorante et ma coupe déborde;
Par tes bienfaits et ta miséricorde
Accompagné jusqu'à ma dernière heure,
Dans ta maison je ferai ma demeure. 


Texte lu le 7 octobre 1995 lors des funérailles de Georges Pique, 
"mon père, ce héros au regard si doux".
 
Psaume 23,  version tirée du recueil adopté 
par le synode général officieux des Églises Réformées de France, 1895





jeudi 19 septembre 2013

Un hôpital de campagne après une bataille

Pope Francis at Vargihna
 
C'est ainsi que le pape François voit l’Église : 
Je vois l’Église comme un hôpital de campagne après une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s’il a du cholestérol ou si son taux de sucre est trop haut! Nous devons soigner les blessures. Ensuite nous pourrons aborder le reste.
Et il a raison. L'entretien que le pape a donné à la revue des Jésuites italiens est direct, profond. Le pape ne s’embarrasse pas de circonvolutions, il va à l'essentiel. Nous sommes tous des blessés graves et ce pape nous transmet de belles paroles d'espérance, de foi de d'amour qui nous incitent non seulement à prier mais aussi et surtout à agir en suivant le chemin annoncé dans l’Évangile (Le plus important est la première annonce : “Jésus Christ t’a sauvé !”).
Il y a quelques mois, je concluais ainsi un billet de ce blog par ces mots :
Par sa renonciation, Benoit XVI a lancé un défi aux catholiques. Sommes-nous prêts à le relever en réalisant pleinement Vatican II ?

Chiche !
Et bien, on dirait que nous y sommes ! 

Le pape François : Vatican II fut une relecture de l’Évangile à la lumière de la culture contemporaine. Il a produit un mouvement de rénovation qui vient simplement de l’Évangile lui-même. Les fruits sont considérables.
Cet entretien, ou cette conversation, se termine sur la manière de prier du pape François : 
Je prie l’Office chaque matin. J’aime prier avec les psaumes. Je célèbre ensuite la messe. Et je prie le rosaire. Ce que je préfère vraiment, c’est l’Adoration du soir, même quand je suis distrait, que je pense à autre chose, voire quand je sommeille dans ma prière. Entre sept et huit heures du soir, je me tiens devant le saint sacrement pour une heure d’adoration. Mais je prie aussi mentalement quand j’attends chez le dentiste ou à d’autres moments de la journée. La prière est toujours pour moi une prière “mémorieuse” (memoriosa), pleine de mémoire, de souvenirs, la mémoire de mon histoire ou de ce que le Seigneur a fait dans son Église ou dans une paroisse particulière. C’est la mémoire dont saint Ignace parle dans la Première semaine des Exercices spirituels lors de la rencontre miséricordieuse du Christ cruci€fié. Je me demande : “Qu’ai-je fait pour le Christ ? Qu’est-ce que je fais pour le Christ ? Que dois-je faire pour le Christ ?” C’est la même mémoire dont il parle dans la Contemplatio ad amorem (Contemplation pour obtenir l’amour), lorsqu’il demande de faire revenir à la mémoire les biens reçus. Par-dessus tout, je sais que le Seigneur se souvient de moi. Je peux L’oublier, mais je sais que Lui, jamais.
Jamais Il ne m’oublie.
[...]
Cet entretien d'une trentaine de pages est disponible gratuitement et est téléchargeable sur le site de la revue Etudes, le revue des Jésuites français.

dimanche 8 septembre 2013

Des hommes et des femmes de réconciliation et de paix




Le pape François au cours de la veillée de prière  : 

Ma foi chrétienne me pousse à regarder la Croix. Comme je voudrais que pendant un moment tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté regardent la Croix ! On peut y lire la réponse de Dieu : là, à la violence on ne répond pas par la violence, à la mort, on ne répond pas par le langage de la mort. Dans le silence de la Croix, se tait le bruit des armes et parle le langage de la réconciliation, du pardon, du dialogue, de la paix. Je voudrais demander au Seigneur, ce soir, que nous, chrétiens et frères des autres Religions, chaque homme et chaque femme de bonne volonté crie avec force : la violence et la guerre ne sont jamais la voie de la paix ! Que chacun s’applique à regarder au fond de sa conscience et écoute cette parole qu’elle dit : sors de tes intérêts qui atrophient le cœur, dépasse l’indifférence envers l’autre qui rend le cœur insensible, vaincs tes raisons de mort et ouvre-toi au dialogue, à la réconciliation : regarde la douleur de ton frère, je pense aux enfants : seulement à ceux-là… regarde la douleur de ton frère, et n’ajoute pas une autre douleur, arrête ta main, reconstruis l’harmonie qui s’est brisée ; et cela non par le conflit, mais par la rencontre ! Que se taisent les armes ! La guerre marque toujours l’échec de la paix, elle est toujours une défaite pour l’humanité. Encore une fois, les paroles de Paul VI résonnent : « Plus les uns contre les autres, plus, jamais !... Jamais plus la guerre, jamais plus la guerre ! » (Discours aux Nations unies, 4 octobre 1965 : AAS 57 [1965], 881). « La paix s’affermit seulement par la paix, celle qui n’est pas séparable des exigences de la justice, mais qui est alimentée par le sacrifice de soi, par la clémence, par la miséricorde, par la charité » (Message pour la Journée mondiale de la Paix 1976 AAS 67 [1975], 671). Frères et sœurs, pardon, dialogue, réconciliation sont les paroles de la paix : dans la bien-aimée Nation syrienne, au Moyen-Orient, partout dans le monde ! Prions, ce soir, pour la réconciliation et pour la paix, travaillons pour la réconciliation et pour la paix, et devenons tous, dans tous les milieux, des hommes et des femmes de réconciliation et de paix ! Ainsi-soit-il. 

 © Copyright - Libreria Editrice Vaticana

Pour lire la totalité des paroles du pape François : 

 

mardi 3 septembre 2013

Syrie : communiqué de Mgr Jean-Louis Papin, évêque du diocèse de Nancy

Mgr Papin, évêque du diocèse de Nancy :
"Je m’empresse de relayer cet appel. Le nombre impressionnant des victimes du conflit syrien, aggravé récemment par l’usage d’armes chimiques faisant de nombreuses victimes innocentes, nous appelle à une mobilisation générale en faveur de la paix. Ce conflit n’a que trop duré. L’intervention armée souhaitée par plusieurs pays risque d’aggraver la situation en provoquant le chaos dans toute la région. Pour le pape François, il faut mettre en œuvre d’autres moyens d’action, en particulier le dialogue qui est « l’unique voie pour la paix »."



dimanche 1 septembre 2013

Syrie : l'appel du pape François à tous les hommes et les femmes de bonne volonté

Chers frères et sœurs, bonjour !
Chers frères et sœurs, je voudrais me faire aujourd’hui l’interprète du cri qui monte de toutes les parties de la terre, de tous les peuples, du cœur de chacun, de l’unique grande famille qu’est l’humanité, avec une angoisse croissante : c’est le cri de la paix ! Et le cri qui dit avec force : nous voulons un monde de paix, nous voulons être des hommes et des femmes de paix, nous voulons que dans notre société déchirée par les divisions et les conflits, explose la paix ; plus jamais la guerre ! Plus jamais la guerre ! La paix est un don éminemment précieux, qui doit être promu et préservé.
Je vis avec une particulière souffrance et préoccupation les nombreuses situations de conflit qu’il y a sur notre terre, mais, ces jours-ci, mon cœur est profondément blessé par ce qui se passe en Syrie et angoissé par les développements dramatiques qui s’annoncent.
J’adresse un appel fort pour la paix, un appel qui naît du plus profond de moi-même ! Que de souffrance, que de destruction, que de douleur a provoqué et provoque l’usage des armes dans ce Pays affligé, particulièrement parmi les populations civiles et sans défense ! Pensons : Que d’enfants ne pourront pas voir la lumière de l’avenir ! Avec une fermeté particulière je condamne l’usage des armes chimiques ! Je vous dis que j’ai encore fixées dans mon esprit et dans mon cœur les terribles images de ces derniers jours ! Sur nos actions il y a un jugement de Dieu et aussi un jugement de l’histoire, auxquels on ne peut pas échapper ! Ce n’est jamais l’usage de la violence qui conduit à la paix. La guerre appelle la guerre, la violence appelle la violence !
De toutes mes forces, je demande aux parties en conflit d’écouter la voix de leur conscience, de ne pas s’enfermer dans leurs propres intérêts, mais de regarder l’autre comme un frère et d’entreprendre courageusement et résolument le chemin de la rencontre et de la négociation, en dépassant les oppositions aveugles. Avec la même fermeté, j’exhorte aussi la Communauté internationale à fournir tout effort pour promouvoir, sans délai ultérieur, des initiatives claires fondées sur le dialogue et la négociation pour la paix dans cette Nation, pour le bien de tout le peuple syrien.
Qu’aucun effort ne soit épargné pour garantir une assistance humanitaire à ceux qui sont touchés par ce terrible conflit, particulièrement aux réfugiés dans ce Pays et aux nombreux réfugiés dans les pays voisins. Que soit garantie aux agents humanitaires engagés à alléger les souffrances de la population, la possibilité de prêter l’aide nécessaire.
Que pouvons-nous faire pour la paix dans le monde ? Comme le disait le Pape Jean XXIII : À tous incombe la tâche de rétablir les rapports de la vie en société sur les bases de la justice et de l’amour (cf. Pacem in terris [11 avril 1963] : AAS (1963], pp. 301-302].
Qu’une chaîne d’engagement pour la paix unisse tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté ! C’est une forte et pressante invitation que j’adresse à toute l’Église catholique, mais que j’étends à tous les chrétiens d’autres Confessions, aux hommes et aux femmes de chaque Religion, ainsi qu’à ces frères et sœurs qui ne croient pas : la paix est un bien qui dépasse toute barrière, parce qu’elle est un bien de toute l’humanité.
Je le répète à haute voix : ce n’est pas la culture de l’affrontement, la culture du conflit qui construit la vie collective dans un peuple et entre les peuples, mais celle-ci : la culture de la rencontre, la culture du dialogue : c’est l’unique voie pour la paix.
Que le cri de la paix s’élève pour arriver au cœur de tous et que tous déposent les armes et se laissent guider par le souffle de la paix.
Voilà pourquoi, frères et sœurs, j’ai décidé d’organiser pour toute l’Église, le 7 septembre prochain, veille de la célébration de la Nativité de Marie, Reine de la Paix, une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie, au Moyen-Orient, et dans le monde entier, et j’invite aussi à s’unir à cette initiative, par la manière qu’ils retiendront la plus opportune, les frères chrétiens non catholiques, les adeptes des autres religions, ainsi que les hommes de bonne volonté.
Le 7 septembre, sur la Place Saint-Pierre – ici – de 19h00 à 24h00, nous nous réunirons en prière et dans un esprit de pénitence pour invoquer de Dieu ce grand don pour la bien-aimée Nation syrienne et pour toutes les situations de conflit et de violence dans le monde. L’humanité a besoin de voir des gestes de paix et d’entendre des paroles d’espérance et de paix ! Je demande à toutes les Églises particulières qui, outre le fait de vivre cette journée de jeûne, d’organiser des actions liturgiques à cette intention.
À Marie, nous demandons de nous aider à répondre à la violence, au conflit et à la guerre, par la force du dialogue, de la réconciliation et de l’amour. Elle est mère : qu’elle nous aide à retrouver la paix ; nous sommes tous ses enfants ! Aide-nous, Marie, à dépasser ce moment difficile et à nous engager à construire chaque jour et dans tous les domaines une culture authentique de la rencontre et de la paix. Marie, Reine de la paix, prie pour nous !

 © Copyright - Libreria Editrice Vaticana

mardi 13 août 2013

Aller vers l'autre ou rester entre soi ?

Le tweet du pape François en date du 13 août : 
"Etre fils de Dieu et frères entre nous : voilà le cœur de l’expérience chrétienne"

Récemment dans une ville française, j'ai pu voir ce panneau  à l'entrée d'une maison paroissiale : 





Peu importe le lieu mais je n'ai même pas eu l'envie d'y mettre les pieds... "Etre fils de Dieu et frères entre nous" a dit le pape François... Tout comme il a dit :
"Nous devons aller à la rencontre : nous devons créer, avec notre foi, une "culture de la rencontre", une culture de l'amitié, une culture où nous trouvons des frères, où nous pouvons parler aussi avec ceux qui ne pensent pas comme nous, avec ceux qui ont une autre foi. Ils ont tous quelque chose en commun avec nous : ils sont l'image de Dieu." (cf. Patrice de Plunkett)

Encore faut-il être accueillant et savoir - réellement - ouvrir la porte...

lundi 25 février 2013

Élisabeth Vilain, vierge consacrée en mission en République Démocratique du Congo

J'ai eu l'occasion il y a quelques jours de découvrir sur RCF le portrait ou plus exactement le témoignage d’Élisabeth Vilain. Elle est chrétienne, en mission en République Démocratique du Congo. Elle est laborantine. Elle est aussi "vierge consacrée". Je laisse le soin à celles et ceux qui sont un peu curieux de découvrir ce dont il s'agit en écoutant l'interview.

J'ai apprécié ce portrait, parce que je me suis beaucoup retrouvé dans ce qu'elle a dit de sa vie. Dès le début de l'interview d'ailleurs, quand le journaliste lui a demandé d'où elle est originaire et que sa réponse a fusé, lapidaire : "la question qui tue !"

J'ai compris instantanément ce qu'elle voulait dire. C'est vrai que lorsqu’on a beaucoup bougé, déménagé, on ne sait plus d'où on est, on a le sentiment d'être de nulle part et d'être étranger partout. Mais aussi, cela permet de se  sentir partout chez soi. Mais souvent ce n'est pas simple à vivre.

J'ai compris aussi ce qu'elle a vécu lors d'un moment d'épreuve et que, grâce aux conseils d'une amie, elle s'est rendue à un groupe de prière. Elle y a rencontré - ou retrouvé - Jésus. Ce fut pour elle un coup de foudre qui lui a permis de traverser l'épreuve, d'en sortir,  et qui l'a incitée à donner sa vie au Christ tout en vivant une vie tout à fait normale dans le monde, en ayant un métier, une vie comme tout un chacun à la différence que celui qui accompagne sa vie à chaque instant c'est le Christ et cela, non pas symboliquement, mais réellement.      
Bon, je vais être sympa, voici un lien qui explique ce dont il s'agit : 

Je comprends ce qu'elle a vécu, un temps d'épreuve dont elle a pu sortir grâce à Dieu. Je sais ce que cela veut dire et représente. Elle se dit recommençante ou plutôt elle accepte le terme, elle n'a jamais vécu en dehors de la foi. Cela aussi, cela m'a parlé. Elle a plutôt vécu une conversion. D'ailleurs ce qu'elle a expliqué fait parfaitement écho à ce qu'a dit Benoit XVI lors de sa dernière audience

À notre époque, on constate de nombreuses conversions entendues comme le retour de qui, après une éducation chrétienne peut-être superficielle, s’est éloigné pendant des années de la foi et redécouvre ensuite le Christ et son Évangile. 

Ce n'est sans doute pas tant de la foi que l'on peut s'éloigner mais plutôt de la pratique communautaire et de l’Église. D'ailleurs, Élisabeth, depuis qu'elle s'est unie au Christ dit ne pas être revendicative envers l’Église, elle s'y sent très bien. Moi aussi. 

Ce que j'ai bien compris aussi, c'est lorsqu' Élisabeth explique que sa conversion a pu choquer son entourage ou certains de ses proches. Je sais aussi ce que c'est. Et cela fait encore écho à la dernière audience de Benoit XVI : 

Aujourd’hui, on ne peut plus être chrétiens simplement en conséquence du fait de vivre dans une société qui a des racines chrétiennes : même celui qui naît dans une famille chrétienne et qui est éduqué religieusement doit, chaque jour, renouveler le choix d’être chrétien, c’est-à-dire donner à Dieu la première place, face aux tentations que la culture sécularisée lui propose continuellement, face au jugement critique de beaucoup de contemporains. Les épreuves auxquelles la société actuelle soumet le chrétien, en effet, sont nombreuses, et touchent la vie personnelle et sociale.

Je dois dire que ce témoignage m'a fait du bien. Évidemment la vie d’Élisabeth n'a rien à voir avec la mienne. Elle a découvert l'Afrique, d'abord le Tchad, puis le Congo. Elle va y retourner.

Mais ce portrait montre à quel point Jésus peut jouer un rôle majeur dans notre vie et la transformer tout comme on peut se sentir parfaitement bien au sein de l’Église catholique.

Assez parlé. Il vaut mieux écouter ce beau témoignage, diffusé sur une radio que j'écoute de plus en plus, dès que je le peux :


Témoin Élisabeth Vilain, vierge consacrée en mission en République Démocratique du Congo