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mercredi 13 août 2014

Assomption 2014



Une information de la paroisse Saint Martin de Longwy :
"A l’heure où bien des guerres ensanglantent encore notre planète (Israël-Palestine, Irak, Syrie, Ukraine, Libye, Nigeria, Centrafrique …), un temps de prière pour la paix est proposé aux fidèles.
Nous pourrons nous tourner particulièrement vers Marie à l’occasion de la Solennité de l’Assomption.
Vendredi 15 août à 20h15
à l’église St Dagobert ( Longwy-Haut)

chants, témoignages, réflexions, dizaine de chapelet, prière pour la Paix
"
 http://longwy-saint-martin-54.catholique.fr/Veillee-de-Priere-pour-la-paix.html


Un appel de la Conférence des Évêques de France, le Secours Catholique et l’Œuvre d’Orient :

Proche-Orient : prier et agir sans tarder !
Comme d’autres minorités, nos frères du Proche-Orient, dont les pays sont déchirés par les guerres, crient au secours. Entendons-nous leur appel ? Qu’en faisons-nous ?
La Conférence des Evêques de France, bouleversée par les drames qui se déroulent sous nos yeux et dont ont été témoins directs plusieurs d’entre nous, appuie notamment les actions du Secours Catholique-Caritas France et de l’Œuvre d’Orient qui se sont tournés vers elle. Par leur présence sur le terrain, ces organisations d’Eglise sont directement solidaires des chrétiens du Proche-Orient et des victimes des trois conflits majeurs qui secouent la région : Irak, Israël-Palestine et Syrie avec son impact sur les pays limitrophes.
Depuis les tout premiers jours, des équipes Caritas, partenaires du Secours catholique-Caritas France, sont auprès des populations déplacées au nord de l’Irak, des victimes des bombardements à Gaza et des Syriens victimes du conflit dans le pays ou réfugiés en Jordanie et au Liban. Par ailleurs, les prêtres et institutions religieuses sont sur le terrain, au quotidien, aux côtés des familles. Ils leur apportent aides alimentaires, logements, soins et scolarisent les enfants, grâce au soutien de l’Œuvre d’Orient.
Depuis trois ans, le Secours Catholique et l’Œuvre d’Orient ont chacun apporté des sommes très importantes pour financer des actions concrètes. Pour continuer et répondre aux besoins de plus en plus vitaux et de plus en plus urgents, votre soutien est indispensable. Merci pour vos dons et pour votre prière tout spécialement en cette fête de l’Assomption de la Vierge Marie, si chère au cœur des catholiques du monde entier.
Mgr Georges Pontier
Archevêque de Marseille
Président de la Conférence des Évêques de France

Prière d’intercession à la Vierge Marie pour la fête de l’Assomption 2014.
Marie, notre Mère,
nous nous adressons à toi
en cette fête qui nous rappelle que tu es auprès du Père dans la gloire de la Résurrection.
Toi qui étais debout près de la croix de ton Fils,
tu peux, mieux que quiconque, comprendre nos sœurs et nos frères humains qui souffrent
et intercéder pour eux.
Nous voulons te confier aujourd’hui les chrétiens d’Irak et les autres communautés de ce pays, qui vivent un chemin de croix et qui implorent notre aide.
Nous te confions aussi les chrétiens et les autres communautés de Terre Sainte, de Syrie et de tout le Proche Orient.
Prends-les sous ta protection,
Qu’ils puissent découvrir la présence de ton Fils auprès d’eux dans leur détresse.
Intercède pour nous aussi :
Que l’Esprit Saint nous aide à trouver les moyens de leur venir en aide
Et que nous vivions plus intensément la solidarité avec eux dans la prière.

Amen.


lundi 11 août 2014

Proche et Moyen-Orient : que faire ?



Ce billet a été rédigé à la suite d'échanges et de débats sur les réseaux sociaux.
Il est publié sur ce blog et sur celui des chrétiens degauche.
Autant le dire tout de suite, il n'y aura pas de ma part de véritable prise de position sur les conflits du Proche et du Moyen-Orient. Surtout des constats, des questions, des incompréhensions mais aussi une empathie envers les plus fragiles, les plus faibles, peu importe leur nationalité ou leur religion.

Le pape François, après l'Angélus du 10 août :
« Les événements qui se passent en Irak nous laissent dans l'étonnement et dans l'effarement : des milliers de personnes, dont plusieurs chrétiens sont chassés de leurs maisons de manière brutale ; des enfants meurent de faim et de soif pendant leur fuite, des femmes sont séquestrées, des personnes sont massacrées. Il y a des violences de tous types, il y a des destructions de patrimoine, des destructions de maisons, d'édifices religieux et culturels et historiques. Tout cela offense gravement Dieu et l'humanité.

On ne peut pas supporter cette haine faite au nom de Dieu ! On ne fait pas la guerre au nom de Dieu ! Tous, en pensant à cette situation à toutes ces personnes, faisons silence et prions. »


Depuis mon enfance je rêve de visiter la Terre Sainte. Mais je m'interroge de plus en plus sur la notion de Terre Sainte. Jésus a versé son sang non pas pour une terre mais pour sauver l'Humanité.

Une terre aussi assoiffée du sang de ses enfants peut-elle être réellement sainte ?

Je disais plus haut que je ne comprends pas ce qui se passe. Face à des politiques et des stratégies aussi cyniques que machiavéliques, il est difficile de se faire une opinion.
En Israël et en Palestine, je vois des des peuples qui souffrent, qui meurent pendant que ceux qui ont un pouvoir ne pensent qu'à détruire l'autre avec les moyens dont ils disposent. Je constate que des roquettes n'ont cependant pas la même puissance de destruction et de mort qu'un armement sophistiqué.
En Irak, je comprends encore moins. Si, une chose : la seconde guerre du Golfe a créé un chaos plus grand encore que celui existait. A vrai dire, dans cette région du monde, à chaque fois qu'il y a eu recours aux armes, même sous mandat de l'ONU, la situation a toujours empiré, où que ce soit.
Pour moi, le recours à la force militaire ne rend service qu'aux vendeurs d'armes, de tous les camps et toujours au détriment des peuples. Il n'y a aucune guerre juste, la violence s'ajoute à la violence, le sang versé s'ajoute au sang versé pendant que les vendeurs d'armes se frottent les mains.

Des catholiques aux positions ambiguës 

La position du pape François rappelée lors de l’Angélus du 10 août  est claire et n'a pas varié: « j’ai confiance en le fait qu’une efficace solution politique à un niveau international et local puisse arrêter ces crimes et rétablir le droit. »
Mais cette position du chef de l’Église catholique tranche nettement avec celle de Mgr Silvano Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies qui affirme (à titre personnel ou double discours du Vatican?) que le recours à la force peut être nécessaire ( il ne faut pas sous-estimer le sens du verbe « pouvoir » qui n'est pas le verbe « devoir » et l’Église catholique est très précise sur le sens des mots...). Ce qui est regrettable c'est qu'un journal comme La Croix, ainsi que des catholiques confondent l'opinion de ce prélat avec celle de François.

Le mot « génocide » est aussi souvent utilisé mais il est bon de rappeler qu'il s'agit d'une notion créée par un juriste pour les besoins du procès de Nuremberg en 1945 :
Mais ce terme est souvent galvaudé, il pose d'ailleurs problème aux historiens qui ne travaillent pas à partir de grilles de lecture juridiques. Et pour dire si un crime contre l'Humanité est un génocide, il n'y a guère que la Cour Pénale Internationale qui est compétente, n'en déplaise à certains utilisateurs des réseaux sociaux.
Surtout, ce qui me choque c'est cet appel à l'action en Irak qui contraste affreusement avec le silence sur ce qui ce passe à Gaza et dans le reste de la Palestine. L'absence de solidarité ou ne serait-ce que d'empathie de la part de mes coreligionnaires me laisse pantois... Pourtant je ne suis pas loin de penser que la clé de la paix dans la région se situe en Palestine.

Néanmoins le pape François essaie d'attirer l'attention sur ce qui se passe à Gaza :
« A Gaza aussi, après une trêve, la guerre a été reprise. Elle moissonne des victimes innocentes, enfants, et ne fait qu’empirer le conflit entre Israéliens et Palestiniens. » (Angélus du 10 août)

Cela dit, le silence des défenseurs de la Palestine au sujet des crimes dont sont victimes les minorités en Irak ou en Syrie me choque tout autant...
Et il n'y a pas que le Proche et le Moyen-Orient... Et il n'y a pas que les conflits, il y a aussi les épidémies, les drames liés à la pauvreté,...

Le commerce des armes au centre des conflits

Car la recours à la force renvoie au commerce des armes. Or, il n'y a pas plus cynique que ce commerce... D'où vient - en partie - l'armement de l'ex-armée irakienne ? De la France...
La boucle est ainsi bouclée lorsque la France envisage de fournir des armes aux Irakiens kurdes contre les djihadistes de l’État islamique qui se sont emparés des armes de l'ex-armée irakienne...
Au-delà du totalitarisme de certaines idéologies ou religions, cette question des armes est fondamentale.
Sans armes, les djihadistes perdraient largement de leur dangerosité. Or qui finance et fournit cet armement ? Les djihadistes ne l'ont pas fabriqué eux-même... Certes ils se sont « approvisionnés » en prenant les armes des vaincus mais cela ne durera pas.
Il faut donc assécher les sources d'armement mais cela n'arrangerait personne, certainement pas les USA pour lesquels ce qui se passe en Irak permet d'utiliser leur super technologie liée aux drones ( et ça rapporte !), ainsi que tout pays vendeur d'armes comme la France ou la Russie, entre autres.
Enfin ce n'est pas la première fois qu'il y a recours à la force armée en Irak, le résultat n'a pas vraiment été à la hauteur des espérances, sauf pour ceux qui font le commerce des armes.

Mais revenons au niveau local ou régional : ce qui me questionne, c'est ce que veulent les Irakiens ? Veulent-ils continuer à être Irakiens ? Et que veulent les Kurdes irakiens ? Les djihadistes de l'Etat islamique , eux leur projet semble clair...
Je ne pense pas que les Irakiens kurdes soient devenus subitement des défenseurs des Irakiens chrétiens. Ils se défendent d'abord pour eux. Si on les arme ce sera dans quel objectif ? Pour les aider à repousser et détruire le califat mais ensuite ? Pour travailler à un Irak réconcilié ? Ou pour fonder un Kurdistan, ce qui ne se fera pas sans poser de problème dans cette région du monde. Et toutes les autres composantes du peuple irakien ?
Comment les USA peuvent être crédibles alors que la seconde guerre du Golfe a été fondée sur un mensonge aux sujets des armes de destruction massive ? Comment la France peut être crédible alors qu'elle n'a pas bougé pour les habitants de Gaza qui eux aussi étaient désarmés et se font tuer ? Etc,...

Un cercle infernal à briser. N'ayons pas la mémoire courte

Je n'ai qu'une certitude c'est que la violence appelle la violence, c'est ce cercle infernal qu'il faut briser.

Benoît XV, lors du premier conflit mondial, l'avait compris et en quelque sorte prophétisé dès 1915 : "Et que l’on ne dise pas que ce cruel conflit ne peut pas être apaisé sans la violence des armes. Que l’on dépose de part et d’autre le dessein de s’entre-détruire. Que l’on y réfléchisse bien : les nations ne meurent pas ; humiliées et oppressées, elles portent frémissantes le joug qui leur est imposé, préparant la revanche et se transmettant de génération en génération un triste héritage de haine et de vengeance."
Contre la violence et la vengeance, il existe un remède qu'on appelle la défense civile non-violente. Elle est efficace et a déjà fait ses preuves. Elle n'a qu'un défaut : elle ne rapporte rien aux vendeurs d'armes et à ceux qu'on appelle les « chiens de guerre ».

Je suis d'accord aussi avec ce que dit Patrice de Plunkett sur le sujet en citant Gilles Kepel dans ce billet :
"ce diagnostic de Gilles Kepel : « Qui est derrière les djihadistes ? Ceux qui souhaitent affaiblir l'Iran et le pôle chiite dans la région... » En clair : les pétromonarchies sunnites et les intérêts pétroliers américains. "

Tout ceci me rappelle un article de l'historien Arno Mayer rédigé dans les jours qui suivirent les attentats du 11 septembre 2001.
« La riposte de l’Amérique aux attaques terroristes du 11 septembre 2001 risque d’être d’une disproportion et d’une violence extrêmes, parce qu’elles sont vécues comme un coup porté à cet orgueil insolent...
Avec le manichéisme porté haut et fier des deux côtés, les temps vont être une fois encore très sombres pour les êtres pensants et, comme toujours, pour les damnés de la terre. »

Nous y sommes...

Quoiqu'il en soit, je fais mienne, en cette semaine de l'Assomption cette prière du pape François :
« Dieu de la paix suscite en tous un authentique désir de dialogue et de réconciliation. La violence ne peut être vaincue par la violence. La violence ne peut être vaincue que par la paix ! Prions en silence, pour demander la paix ; tous en silence... Marie, Reine de la paix, priez pour nous ! » (Angélus du 20 juillet 2014)

A lire en complément :
- France-Irak : nous nous sommes tant aimés : http://rue89.nouvelobs.com/2014/08/10/france-irak-sommes-tant-aimes-254144
- Aspirants génocidaires : quand l’État islamique en Irak s’applique à massacrer systématiquement certaines minorités : http://www.atlantico.fr/decryptage/aspirants-genocidaires-quand-etat-islamique-en-irak-applique-massacrer-systematiquement-certains-minorites-alexandre-del-valle-1696601.html

A méditer :
- Tu ne tueras pas (Exode 20, 13)
- De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre (Isaïe 2, 4)
- Tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée (Matthieu 26, 52)
- Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu (Matthieu 5, 9)

dimanche 27 juillet 2014

Pour une prière universelle pour la Paix, Dimanche 27 juillet 2014

Pour une prière universelle pour la Paix
Dimanche 27 juillet 2014


L’actualité nous parle de nombreux conflits dans le monde. Avec plus de deux mille étudiants de toute la France qui ont dû renoncer à partir cet été en Terre Sainte, prions plus particulièrement pour la paix en ce dimanche ; prions notamment pour cette terre qui a vu vivre le “Prince-de-la-Paix”. Présentons à Dieu, notre Père, nos prières confiantes.

1. Pour les belligérants de ces conflits, pour que les responsables politiques demandent un cœur intelligent et sage, un cœur qui sache discerner le bien et le mal comme le faisait Salomon, pour que des hommes et des femmes de paix se lèvent et soient entendus, Seigneur, nous te prions.

2. Pour les enfants, les jeunes et les étudiants, victimes de ces guerres : pour qu’ils trouvent des frères et des sœurs pour guérir de leurs blessures, qu’ils cherchent la Paix et la Justice comme leur vrai trésor, qu’ils enracinent leur espérance dans un avenir de paix, Seigneur, nous te prions.

3. Pour les chrétiens de Terre Sainte, de Syrie, d’Irak, du Proche et du Moyen-Orient : pour qu’ils soient soutenus par la prière de toutes les communautés chrétiennes, pour qu’ils gardent courage dans l’adversité et puisent leur force dans la Pâque du Christ, Seigneur, nous te prions.

4. Pour la rencontre entre les croyants juifs, chrétiens et musulmans : pour qu’ils invoquent chacun le don de la paix, comme l’a vécu la Pape François en juin au Vatican, et se découvrent davantage frères et sœurs, Seigneur, nous te prions.

5. Pour la rencontre entre les croyants juifs, chrétiens et musulmans : pour qu’ils invoquent chacun le don de la paix, comme l’a vécu la Pape François en juin au Vatican, et se découvrent davantage frères et sœurs, Seigneur, nous te prions.

Seigneur, Dieu de Paix, écoute nos supplications. Fais aboutir les volontés de paix de notre temps, pour que chacun puisse découvrir le bonheur que tu promets, par Jésus, le Christ, notre Seigneur.



© Source : http://www.jeunes-vocations.catholique.fr/ – 22 juillet 2014

dimanche 8 septembre 2013

Des hommes et des femmes de réconciliation et de paix




Le pape François au cours de la veillée de prière  : 

Ma foi chrétienne me pousse à regarder la Croix. Comme je voudrais que pendant un moment tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté regardent la Croix ! On peut y lire la réponse de Dieu : là, à la violence on ne répond pas par la violence, à la mort, on ne répond pas par le langage de la mort. Dans le silence de la Croix, se tait le bruit des armes et parle le langage de la réconciliation, du pardon, du dialogue, de la paix. Je voudrais demander au Seigneur, ce soir, que nous, chrétiens et frères des autres Religions, chaque homme et chaque femme de bonne volonté crie avec force : la violence et la guerre ne sont jamais la voie de la paix ! Que chacun s’applique à regarder au fond de sa conscience et écoute cette parole qu’elle dit : sors de tes intérêts qui atrophient le cœur, dépasse l’indifférence envers l’autre qui rend le cœur insensible, vaincs tes raisons de mort et ouvre-toi au dialogue, à la réconciliation : regarde la douleur de ton frère, je pense aux enfants : seulement à ceux-là… regarde la douleur de ton frère, et n’ajoute pas une autre douleur, arrête ta main, reconstruis l’harmonie qui s’est brisée ; et cela non par le conflit, mais par la rencontre ! Que se taisent les armes ! La guerre marque toujours l’échec de la paix, elle est toujours une défaite pour l’humanité. Encore une fois, les paroles de Paul VI résonnent : « Plus les uns contre les autres, plus, jamais !... Jamais plus la guerre, jamais plus la guerre ! » (Discours aux Nations unies, 4 octobre 1965 : AAS 57 [1965], 881). « La paix s’affermit seulement par la paix, celle qui n’est pas séparable des exigences de la justice, mais qui est alimentée par le sacrifice de soi, par la clémence, par la miséricorde, par la charité » (Message pour la Journée mondiale de la Paix 1976 AAS 67 [1975], 671). Frères et sœurs, pardon, dialogue, réconciliation sont les paroles de la paix : dans la bien-aimée Nation syrienne, au Moyen-Orient, partout dans le monde ! Prions, ce soir, pour la réconciliation et pour la paix, travaillons pour la réconciliation et pour la paix, et devenons tous, dans tous les milieux, des hommes et des femmes de réconciliation et de paix ! Ainsi-soit-il. 

 © Copyright - Libreria Editrice Vaticana

Pour lire la totalité des paroles du pape François : 

 

mardi 3 septembre 2013

Syrie : communiqué de Mgr Jean-Louis Papin, évêque du diocèse de Nancy

Mgr Papin, évêque du diocèse de Nancy :
"Je m’empresse de relayer cet appel. Le nombre impressionnant des victimes du conflit syrien, aggravé récemment par l’usage d’armes chimiques faisant de nombreuses victimes innocentes, nous appelle à une mobilisation générale en faveur de la paix. Ce conflit n’a que trop duré. L’intervention armée souhaitée par plusieurs pays risque d’aggraver la situation en provoquant le chaos dans toute la région. Pour le pape François, il faut mettre en œuvre d’autres moyens d’action, en particulier le dialogue qui est « l’unique voie pour la paix »."



Syrie : tous les écologistes ne sont pas sur la ligne d'EELV


La position d'Antoine Waechter : "Quels intérêts serviraient l’intervention militaire contre la Syrie ? La défense des populations civiles, martyrisées par les deux camps, passe par la négociation de paix et non par l’accentuation de la guerre."



 

dimanche 1 septembre 2013

Syrie : l'appel du pape François à tous les hommes et les femmes de bonne volonté

Chers frères et sœurs, bonjour !
Chers frères et sœurs, je voudrais me faire aujourd’hui l’interprète du cri qui monte de toutes les parties de la terre, de tous les peuples, du cœur de chacun, de l’unique grande famille qu’est l’humanité, avec une angoisse croissante : c’est le cri de la paix ! Et le cri qui dit avec force : nous voulons un monde de paix, nous voulons être des hommes et des femmes de paix, nous voulons que dans notre société déchirée par les divisions et les conflits, explose la paix ; plus jamais la guerre ! Plus jamais la guerre ! La paix est un don éminemment précieux, qui doit être promu et préservé.
Je vis avec une particulière souffrance et préoccupation les nombreuses situations de conflit qu’il y a sur notre terre, mais, ces jours-ci, mon cœur est profondément blessé par ce qui se passe en Syrie et angoissé par les développements dramatiques qui s’annoncent.
J’adresse un appel fort pour la paix, un appel qui naît du plus profond de moi-même ! Que de souffrance, que de destruction, que de douleur a provoqué et provoque l’usage des armes dans ce Pays affligé, particulièrement parmi les populations civiles et sans défense ! Pensons : Que d’enfants ne pourront pas voir la lumière de l’avenir ! Avec une fermeté particulière je condamne l’usage des armes chimiques ! Je vous dis que j’ai encore fixées dans mon esprit et dans mon cœur les terribles images de ces derniers jours ! Sur nos actions il y a un jugement de Dieu et aussi un jugement de l’histoire, auxquels on ne peut pas échapper ! Ce n’est jamais l’usage de la violence qui conduit à la paix. La guerre appelle la guerre, la violence appelle la violence !
De toutes mes forces, je demande aux parties en conflit d’écouter la voix de leur conscience, de ne pas s’enfermer dans leurs propres intérêts, mais de regarder l’autre comme un frère et d’entreprendre courageusement et résolument le chemin de la rencontre et de la négociation, en dépassant les oppositions aveugles. Avec la même fermeté, j’exhorte aussi la Communauté internationale à fournir tout effort pour promouvoir, sans délai ultérieur, des initiatives claires fondées sur le dialogue et la négociation pour la paix dans cette Nation, pour le bien de tout le peuple syrien.
Qu’aucun effort ne soit épargné pour garantir une assistance humanitaire à ceux qui sont touchés par ce terrible conflit, particulièrement aux réfugiés dans ce Pays et aux nombreux réfugiés dans les pays voisins. Que soit garantie aux agents humanitaires engagés à alléger les souffrances de la population, la possibilité de prêter l’aide nécessaire.
Que pouvons-nous faire pour la paix dans le monde ? Comme le disait le Pape Jean XXIII : À tous incombe la tâche de rétablir les rapports de la vie en société sur les bases de la justice et de l’amour (cf. Pacem in terris [11 avril 1963] : AAS (1963], pp. 301-302].
Qu’une chaîne d’engagement pour la paix unisse tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté ! C’est une forte et pressante invitation que j’adresse à toute l’Église catholique, mais que j’étends à tous les chrétiens d’autres Confessions, aux hommes et aux femmes de chaque Religion, ainsi qu’à ces frères et sœurs qui ne croient pas : la paix est un bien qui dépasse toute barrière, parce qu’elle est un bien de toute l’humanité.
Je le répète à haute voix : ce n’est pas la culture de l’affrontement, la culture du conflit qui construit la vie collective dans un peuple et entre les peuples, mais celle-ci : la culture de la rencontre, la culture du dialogue : c’est l’unique voie pour la paix.
Que le cri de la paix s’élève pour arriver au cœur de tous et que tous déposent les armes et se laissent guider par le souffle de la paix.
Voilà pourquoi, frères et sœurs, j’ai décidé d’organiser pour toute l’Église, le 7 septembre prochain, veille de la célébration de la Nativité de Marie, Reine de la Paix, une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie, au Moyen-Orient, et dans le monde entier, et j’invite aussi à s’unir à cette initiative, par la manière qu’ils retiendront la plus opportune, les frères chrétiens non catholiques, les adeptes des autres religions, ainsi que les hommes de bonne volonté.
Le 7 septembre, sur la Place Saint-Pierre – ici – de 19h00 à 24h00, nous nous réunirons en prière et dans un esprit de pénitence pour invoquer de Dieu ce grand don pour la bien-aimée Nation syrienne et pour toutes les situations de conflit et de violence dans le monde. L’humanité a besoin de voir des gestes de paix et d’entendre des paroles d’espérance et de paix ! Je demande à toutes les Églises particulières qui, outre le fait de vivre cette journée de jeûne, d’organiser des actions liturgiques à cette intention.
À Marie, nous demandons de nous aider à répondre à la violence, au conflit et à la guerre, par la force du dialogue, de la réconciliation et de l’amour. Elle est mère : qu’elle nous aide à retrouver la paix ; nous sommes tous ses enfants ! Aide-nous, Marie, à dépasser ce moment difficile et à nous engager à construire chaque jour et dans tous les domaines une culture authentique de la rencontre et de la paix. Marie, Reine de la paix, prie pour nous !

 © Copyright - Libreria Editrice Vaticana

vendredi 30 août 2013

Prière pour la paix en Syrie | L'Aide à l'Eglise en Détresse

L'Aide à l'Eglise en Détresse lance dès le 30 août une semaine de prière pour le peuple syrien et pour la paix.

Prière d’ intercession pour la paix en Syrie


Dieu de compassion,

Écoute les cris du peuple syrien,
Réconforte ceux qui souffrent à cause de la violence,
Console ceux qui pleurent leurs morts,  
Fortifie les pays voisins de la Syrie dans leur secours et hospitalité pour les réfugiés,  
Convertis les cœurs de ceux qui ont pris les armes,  
Et protège ceux qui se dévouent à la paix.
Dieu d’espoir, Inspire les dirigeants de choisir la paix au lieu de la violence et de chercher la réconciliation avec leurs ennemis,  
Inspire de la compassion à l’Église Universelle pour le peuple Syrien,  
Et donne-nous l’espérance d’un avenir de paix fondé sur la justice.
Nous te le demandons par Jésus Christ Prince de la Paix et Lumière du monde,
Amen
 

samedi 24 août 2013

Le Saint-Siège s’oppose à l’éventualité d’une intervention armée en Syrie | La-Croix.com

Mgr Tomasi a une fois encore encouragé la solution négociée, « sans condition préalable » d’exclusion de tel ou tel groupe, afin de parvenir à la création d’un « gouvernement de transition ». « La violence n’amène à aucune solution », a-t-il souligné, refusant toute possibilité d’une intervention armée. « L’expérience nous a montré au Moyen-Orient, en Irak, en Afghanistan, que de telles interventions armées n’ont apporté aucun résultat constructif. Et donc le principe qu’avec la guerre on perd tout reste toujours valable », a ajouté Mgr Tomasi.

 « Il faut aussi cesser d’envoyer des armes, tant à l’opposition qu’au gouvernement, a-t-il souligné, car ce n’est pas en livrant de nouvelles armes aux Syriens que l’on crée les conditions de la paix ».

 « J’ai l’impression que la presse et les grands médias ne prennent pas en compte tous les éléments à la base de cette situation de violence et de conflit incessant »