"La voix de celui qui crie dans le désert". Jean 1, 23
" Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire". Bernadette Soubirous

Et ma voix n'engage que... moi.

La République française respecte toutes les croyances (article 1er de la Constitution)

Visiteur, tu es le bienvenu et ne crains pas de déposer des commentaires !


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lundi 28 novembre 2016

Après la primaire



Nous savons désormais qui est l'adversaire, la France du passé, privilégiée, qui ne comprend rien au monde du XXIème siècle.
A celles et ceux qui ne veulent pas d'un retour en arrière sans précédent de savoir s'unir, en dépassant leurs égos, autour d'un projet fédérateur qui saura entendre la colère du peuple et lui rendre l'espérance...
Ce soir, ce n'était pas l'élection présidentielle mais la primaire à droite. Le vrai choix, c'est dans quelques mois, c'est demain, c'est aussi dans un siècle, le pire n'est jamais sûr...

Comme l'a souligné Patrice de Plunkett sur son blog, "un certain nombre des thèses de J.L. Mélenchon sont ce qu'il y a de plus proche de 'Laudato Si', d''Evangelii gaudium' (pages économiques) et des trois discours du pape aux mouvements populaires."
A l'inverse, le programme qui a remporté l'adhésion d'une certaine droite aujourd'hui et qui promet une casse sociale sans précédent est très éloignée de l'Evangile...
Le projet de Jean-Luc Mélenchon est donc à découvrir, à voir ensuite s'il est à soutenir et à accompagner :à lire ici

On pourra se rappeler ce que j'écrivais sur ce blog au sujet de l'écosocialisme dont se réclame Jean-Luc Mélenchon : à lire ici.

Méditons également ces mots de Fabrice Nicolino : " Nous devons trouver en nous un courage que nous ne soupçonnons même pas. Celui de dire définitivement non à ce monde à l’agonie. Celui d’oser en proposer un autre." A lire ici.

Surtout, pour nous chrétiens catholiques, il est temps de prendre connaissance des quelques éléments de réflexion de nos évêques sur l'année électorale qui vient et qui est déjà bien entamée : à lire ici.
Plus encore, rappelons la lecture salutaire du texte du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France aux habitants de notre pays intitulé « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». A découvrir et à lire ici.


http://www.eglise.catholique.fr/actualites/dossiers/elections-2017/#1476372518856-569fba1f-5bc6


samedi 16 avril 2016

Fabrice Nicolino a besoin de nous

Une demande importante de Fabrice Nicolino :


Chers lecteurs, j’ai réellement besoin de vous. Je me lance – je me lance peut-être – dans une enquête au long cours. Sur un événement cataclysmique dont à peu près personne ne semble avoir la moindre conscience. Je veux parler de la disparition de la simple nature chez nous, en France.
Nous n’allons pas ici chipoter sur les chiffres qui, de toute manière, resteront indicatifs. On estime que la moitié des oiseaux qui habitaient à un moment ou un autre chez nous au cours d’une année ont disparu. Depuis à peu près 1960. Que nous avons perdu environ la moitié de nos si chers papillons en seulement trente ans. Je vous fais grâce des amphibiens, des abeilles, des lucioles, des coquelicots, des saumons, de tant d’autres merveilles jadis omniprésentes dans la moindre campagne.
Ce qui nous manque, c’est le regard susceptible d’embrasser l’ensemble. Et c’est pourquoi je sollicite avec force – et un peu d’appréhension – votre aide. Je recherche des témoignages, directs ou non; des personnes bien sûr; des lieux évidemment; des histoires aussi. Bref, tout ce qui pourrait documenter cette formidable régression dont tous les aménageurs – si seulement il n’y avait qu’eux ! – se contrefoutent.
Je pense, je crois pouvoir vous assurer que toute information fiable venant de vous me serait et vous serait finalement d’une grande utilité. Je dis bien : toute, y compris un bout de film super8, un carnet déchiré au fond d’une malle, une photo sépia. On se comprend ? J’en suis certain.
Vous pouvez et vous allez répondre sur cette adresse : nicolino.fabrice1@orange.fr

jeudi 11 février 2016

Des écologistes au gouvernement ?


Pas certain, à la suite de l'épiphénomène du remaniement.
Rions un peu avec Fabrice Nicolino : à lire ici.

jeudi 10 décembre 2015

Elections régionales, l'analyse de Fabrice Nicolino

Fabrice Nicolino, au sujet des élections régionales :
" il est parfaitement possible encore d’isoler les porteurs de haine. À condition d’un courage qu’on ne voit guère. Et qui doit en priorité s’attaquer au chômage de masse, qui détruit le socle depuis quarante ans. S’il est une voie, cohérente avec la prise en compte de la crise écologique, c’est celle-ci : partage de tout le travail socialement disponible. Et donc réduction immédiate du temps moyen de travail. 32 heures, 30, 28, éventuellement moins encore ? Pourquoi non ? On peut formuler la question autrement : mieux-vaut-il mourir que de subir une opération chirurgicale ?"

A lire ici

samedi 31 octobre 2015

Viande et cancer (3)

Fabrice Nicolino :   "Ces derniers jours – ce matin encore -, j’ai été sollicité par des radios et des télés pour venir parler de viande. Vous n’ignorez sans doute pas que l’OMS, via le CIRC, vient de classer la charcuterie parmi les cancérogènes avérés et la viande rouge parmi les cancérogènes probables.
J’ai refusé toute invitation. D’une part, je suis loin de Paris, face à la mer. De l’autre, je me souviens quand même d’avoir publié il y a six ans le livre Bidoche (L’industrie de la viande menace le monde). Je ne crache pas au visage de ceux qui découvrent la Lune, car la compréhension du réel demande du temps. Mais franchement, je ne me sentais pas d’aller faire le guignolo après avoir écrit ce qui suit. Qui est un (gros) extrait du chapitre 11 de mon livre, intitulé Et si ça fichait le cancer ?"


Lire la suite sur le site de Fabrice en cliquant ici


mercredi 19 août 2015

Fabrice Nicolino, le communisme, l'écologie

Fabrice Nicolino dans une long billet où il explique pourquoi il condamne tout autant le communisme que le capitalisme,  donne aussi sa vision de l'écologie, qui n'a pas besoin d'adjectif  :
Elle contient le meilleur de l’expérience humaine, et trace les contours d’une construction enfin universelle. Dans ce monde possible et souhaitable, un ouvrier ne vaudra jamais 25 000 paysans et un Bill Gates sera traité à l’égal d’un paysan du Gange ou des plateaux andins. Ni plus ni moins. Quant à l’homme – tous les hommes -, il sera remis à sa place, ce qui donnera de l’espace et de l’espoir à toutes les espèces vivantes que nous jetons gaiement au tombeau.
Pour lire le billet dans sa totalité, cliquer ici.

jeudi 4 juin 2015

Le loup et les écologistes


"La défense du Loup fait pour moi partie du bagage de route de tout écologiste. Et il sert de marqueur très sûr pour juger de l’état d’esprit des humains."
Un article de Fabrice Nicolino à lire ici.

jeudi 19 février 2015

Assouplissement des conditions d’ouverture des élevages industriels de volaille



 Une information qui serait passée inaperçue sans la vigilance de Fabrice Nicolino, qui donne de ses nouvelles, mais qui écrit aussi et surtout sur l'agriculture au sujet de l’assouplissement des conditions d’ouverture des élevages industriels de volaille : jusqu’à 40 000 bêtes, seul l’enregistrement sera nécessaire. En outre, les contrôles environnementaux se trouveront allégés, et la durée de recours juridique contre les élevages industriels sera réduite. Rien que des cadeaux à l’agriculture industrielle. 
[...]
La FNSEA contre la Confédération paysanne. L’infernale pollution des sols et des eaux contre le dynamique essor de la production bio. Le grand massacre de bêtes contre le respect dû à toute créature vivante.
A lire ici

vendredi 16 janvier 2015

Charlie Hebdo : et maintenant ? Respect




Respect, un mot qui revient souvent, clairement ou implicitement : 
Je suis d'accord avec  cette déclaration de l’Église catholique de France (Conseil Famille et Société) :
"chacun doit pouvoir éviter toute provocation, tout amalgame et tout ce qui relève du rejet de l’autre.
Ce qui fut l’élan d’un instant doit pouvoir devenir l’engagement durable pour bâtir une société du respect de l’autre, de la bienveillance, de la justice, de la liberté et de la responsabilité.

Les catholiques souhaitent que ne se referment pas les chemins qui se sont ouverts vers la fraternité." 

Cette autre déclaration est également essentielle et rappelle quelles fondamentaux du vivre ensemble : 
"Nous exhortons les uns et les autres à ne pas entrer dans la spirale mortifère de la peur et du mépris de l’autre.
Toutes les libertés sont intrinsèquement liées les unes aux autres. La liberté de la presse, quelle que soit cette presse, reste un des signes d’une société solide, ouverte au débat démocratique, capable de ménager une place digne à chaque personne dans le respect de ses origines, de sa religion, de ses différences. C’est cette France respectueuse de tous, symbole au-delà même de ses frontières, qui a été meurtrie ; c’est vers cette France qu’ont afflué du monde entier les très nombreux témoignages de sympathie et de compassion ; c’est cette France-là qui dimanche a redit son adhésion profonde aux valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité."
Nos évêques interrogent aussi l'avenir de notre société : 
"Enracinés dans l’Évangile, portés par l’Espérance, nous devons nous interroger sur notre projet de société. Quelle société voulons-nous bâtir ensemble ? Quelle place réservons nous aux plus faibles, aux exclus et aux différences culturelles ? Quelle culture voulons-nous transmettre aux générations qui nous suivent ? Quel idéal de notre communauté humaine proposons-nous à la jeunesse ?
Nous appelons les catholiques à poursuivre leur engagement dans la vie familiale, la vie associative et plus généralement dans la vie publique pour faire progresser notre société dans la justice et la paix.

Nous invitons à amplifier les efforts faits dans le domaine de l’éducation, conscients que cet enjeu est majeur pour aujourd’hui et pour demain.

C’est ensemble que nous construirons la société de demain. Non les uns contre les autres mais les uns avec les autres."
 
Le journaliste François Vercelletto sur son blog va dans le même sens :
"Il me vient toutefois un mot à l'esprit : respect.
Un joli mot. Comme un vœu. Comme un exercice quotidien et permanent.
Respect de soi. Respect de l'autre, de ses différences. De ses croyances. Quelles qu'elles soient."

Le journaliste Hervé Kempf sur le site du journal Reporterre voit sous autre angle que la question religieuse - et il n'a pas tort - les événements de la semaine dernière : 
"il faut pouvoir dire : non, je ne suis pas en guerre ; non, je ne considère pas que le problème islamique est le plus important de l’époque ; non, je n’admets pas une unanimité qui couvrirait une inégalité stupéfiante ; non, je ne ne pense pas que nous avons besoin de plus de policiers et de prisons.
Et oui, je peux dire : Nous voulons la paix ; nous considérons que l’essentiel aujourd’hui est la crise écologique ; nous ne retrouverons l’unité que quand les inégalités seront réduites ; nous avons besoin de plus d’artistes et d’écoles."

A propos d'école, la blogueuse Zabou The Terrible tient des propos remplis d'espérance sur la jeunesse : 
"se rendre vraiment compte aussi, dans ce genre d’affaires, que nous ne sommes pas de quelconques chargeurs de clés USB sur les cerveaux de nos élèves,
Mais qu’il y a de jeunes consciences qui ont besoin de nous pour se construire : en composition ou en opposition, mais, dans le fond, peu importe,
Si le crayon est l’arme de l’expression ;
L’arme anti-extrémisme par excellence est l’éducation ;
Et il est bon, particulièrement bon en ces temps, d’y contribuer."



Notre pape François, comme toujours, remet l'église au milieu du village, d'une façon très jésuite d'ailleurs dans une interview donnée dans l'avion qui l'emmenait au Sri Lanka:  la liberté d'expression et la liberté religieuse sont des droits humains fondamentaux. Chacun a le droit de pratiquer sa religion, sans offenser, librement, et nous voulons tous faire ainsi.
Mais on ne tue pas au nom de Dieu, c'est une aberration, la liberté d'expression est une obligation ( notamment quand on a des choses à dire à nos élus lorsqu'ils se comportent mal...) mais toujours sans offenser. 
Enfin et surtout François insiste sur le fait que chaque religion a de la dignité, chaque religion qui respecte la vie humaine et l’homme, et qu'on ne peut s'en  moquer


On ne le répétera jamais assez : le respect est la condition pour vivre ensemble, cela peut sembler d'une banalité confondante mais c'est le meilleur rempart contre les chiens de guerre de tous les camps. Il n'y en a pas d'autre.

Pour vivre ensemble, je tiens à rappeler l'existence de cette association : Coexister.

Heureux les artisans de paix !

PS : je vous invite à lire le billet que je découvre à l'instant de l'ami Fabrice Nicolino qui se remet lentement de ses graves blessures. C'est la première fois qu'il écrit depuis l'attentat, c'est beau, c'est émouvant et comme d'habitude c'est important : Mes si chers amis d’ici et d’ailleurs

mercredi 14 janvier 2015

Charlie, une semaine après


Une semaine après, j'ai envie de partager quelques lectures et réflexions.
D'abord je pourrai dire que comme beaucoup de mes concitoyens, j'y étais :


 
1500 personnes à peu près dans une ville qui en compte environ 15000, le calcul est simple à faire : 10% de la population s'est déplacée, des jeunes, des moins jeunes, une foule diverse et puisque je connais les gens, j'ai aperçu aussi des personnes que je n'avais jamais vues battre le pavé. Et tout cela malgré le vent et la pluie, dans une atmosphère digne et recueillie. C'est réconfortant.

Ensuite on commence à voir de nombreuses analyses et incantations. Des politiciens parlent d'un Patriot Act à la française et de mesures sécuritaires alors que nous avons déjà tout l'arsenal juridique nécessaire ainsi que des services de renseignement et de police compétents et efficaces. Et pas plus tard que ce midi, un économiste tout en expliquant pourquoi il était normal que le CAC 40 ne soit pas affecté a parlé du laxisme de l’École et de la Justice.

Or, je fais partie de ceux qui pensent qu'on ne peut appliquer une grille de lecture unique et simpliste - en l’occurrence l'explication d'un islam radical en guerre contre un Occident aux valeurs déliquescentes libérales-libertaires - à des événements si complexes.

Je préfère cette analyse de Michael Löwy qui porte un autre regard sur les événements :
"Les uns et les autres essayent d’instaurer un climat de  « guerre des civilisations »,  selon la sinistre proposition de Samuel Huntington (un des architectes de la Guerre du Vietnam).  Il est urgent de rappeler que le vrai conflit de notre époque n’est pas entre  « l’Islam » et  « l’Occident »,  mais entre exploiteurs et exploités,  oppresseurs et opprimés,  et,  en dernière analyse,  entre les intérêts du capitalisme et ceux de l’humanité."

J'ai aussi expliqué pourquoi  #JeSuisCharlie dans un billet publié sur le site A la table des chrétiens de gauche et sur ce blog.
Je le suis d'autant plus lorsque je vois le nom de Charlie associée à l'expression "pseudo rebelle". Expression doublement inappropriée car ces journalistes étaient et restent authentiquement rebelles et  ils sont plus que ça. Quand quelqu'un meurt pour avoir défendu des idées de liberté, il est plus qu'un rebelle, il est un héros.

Mais il me semble que si certains n'aiment pas Charlie, ce n'est pas tant en raison de leurs dessins mais plutôt en raison de leurs convictions rappelées dans une tribune du Monde
"Charlie Hebdo est fils de Mai 68, de la liberté, de l'insolence, et de personnalités aussi clairement situées que Cavanna, Cabu, Wolinski, Reiser, Gébé, Delfeil de Ton…
Qui oserait leur faire un procès rétrospectif ? Le Charlie Hebdo des années 1970 aura aidé à former l'esprit critique d'une génération. En se moquant certes des pouvoirs et des puissants. En riant, et parfois à gorge déployée, des malheurs du monde, mais toujours, toujours, toujours en défendant la personne humaine et les valeurs universelles qui lui sont associées. [...]
Nous rions, nous critiquons, nous rêvons encore des mêmes choses. Ce n'est pas trahir un secret : l'équipe actuelle se partage entre tenants de la gauche, de l'extrême gauche, de l'anarchie et de l'écologie. Tous ne votent pas, mais tous ont sablé le champagne quand Nicolas Sarkozy a été battu en mai 2012.
Aucun d'entre nous ne songerait à défendre la droite, que nous combattrons jusqu'au bout. Quant aux fascismes, quant au fascisme, nous considérons évidemment cette engeance comme un ennemi définitif, qui ne s'est d'ailleurs jamais privé de nous traîner devant les tribunaux."

J'ai préféré et apprécié l'intelligence des Jésuites (pléonasme?) - je n'oublie pas que le pape est l'un des leurs - qui ont publié sur leur site des caricatures ciblant le catholicisme :
"Les réactions unanimes qui se sont manifestées, à droite comme à gauche, parmi les croyants comme parmi les incroyants, invitent à ne pas céder à la peur et à défendre une société plurielle.
Nous avons fait le choix de mettre en ligne quelques caricatures de Charlie Hebdo qui se rapportent au catholicisme. C’est un signe de force que de pouvoir rire de certains traits de l’institution à laquelle nous appartenons, car c’est une manière de dire que ce à quoi nous sommes attachés est au-delà des formes toujours transitoires et imparfaites. L’humour dans la foi est un bon antidote au fanatisme et à un esprit de sérieux ayant tendance à tout prendre au pied de la lettre."

Et c'est bien notre société, libre, ouverte sur le monde, qui était visée. C'est la France multiculturelle et plurielle que les terroristes ont voulu tuer la semaine dernière, la France "Black, Blanc, Beur"  :

Clarissa, Franck, Ahmed, les policiers morts en service

Les protestants libéraux sont sur cette même ligne de tolérance et de liberté :
"On a pu s’étonner que les assassins du 7 janvier ne s’en soient pas pris aux islamophobes et à leur pensée nauséabonde et si lucrative. On le sait désormais : les uns sont nécessaires aux autres. En cultivant la peur de l’Islam, ils arment les islamistes qui font vendre ceux qui, en échange, ravivent la peur. En revanche, en brisant à jamais les crayons de quelques joyeux drilles pour qui, à juste titre, rien n’est sacré, les fanatiques nient la liberté. Ils imposent un modèle religieux sans humour. Triste à en pleurer. Sans vie, figé, tyrannique.  Il nous faut, nous aussi, faire du Charlie Hebdo, et rappeler que Dieu seul est Dieu et que toutes nos paroles sur Dieu, pour y croire ou pour le nier, ne sont que des tentatives de vérité, des interprétations balbutiantes, des caricatures."

A propos de caricatures, on aurait bien tort de réduire Charlie à celles-ci. Car ce journal est en fait très sérieux, Charlie Hebdo, on ne le sait pas assez, ce sont des investigations. Et je pense notamment à toutes celles de Fabrice Nicolino concernant l'écologie, sur l'industrie chimique, sur l'industrie agro-alimentaire, le nucléaire. Cf. cette chronique sur Cattenom qui a encore connu un incident la semaine dernière...

Charb avait dessiné sur les questions de GPA : 

Tout comme Fabrice Nicolino s'était exprimé sur le mariage pour tous :
"Deux petits mots quand même. Un, il est désolant que la question de la filiation, fondamentale, fasse l’objet des habituelles éructations idéologiques. Il est encore heureux qu’on puisse défendre l’égalité, et considérer l’homophobie comme un racisme d’une part, et d’autre part contester ce qui est d’évidence une opération politicienne d’un gouvernement en perdition. Cette manière d’opposer supposés progressistes et soi-disant réactionnaires est un truc. Une pure et simple arnaque. Deux, l’écologie telle que je la comprends est une révolution de l’esprit. Elle contredit l’hyperindividualisme qui est au fondement de notre société industrielle. L’individu aurait tous les droits. Celui de changer de machine toutes les vingt secondes, celui de tuer un cerf s’il en a le goût, celui de prendre l’avion plus souvent qu’il n’embrasse son fils, celui d’enfanter à 98 ans, celui de se voir greffer un deuxième cerveau et une huitième main, etc. L’écologie telle que je la pense est la découverte des limites. Y compris celles du désir. Y compris celles de sa satisfaction. C’est d’autant plus chiant que j’entends pour ma part rester sur le terrain de la liberté, de l’égalité et de la fraternité."

Et à propos de notre devise républicaine, je terminerai sur ces quelques lignes de notre Constitution :
"La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances.
et que Luz a formulé avec ses mots lors de la conférence de presse de cet après-midi : 
"Je suis Charlie, je suis flic, je suis juif, je suis musulman, et je suis aussi athée".


Billet rédigé en mémoire de  :
Frédéric Boisseau
Philippe Braham
Franck Brinsolaro
Jean Cabut, dit Cabu 
Elsa Cayat
Stéphane Charbonnier, dit Charb
Yohan Cohen
Yoav Hattab 
Philippe Honoré, dit Honoré
Clarissa Jean-Philippe
Bernard Maris dit Oncle Bernard
Ahmed Merabet
Mustapha Ourrad
Michel Renaud
François-Michel Saada 
Bernard Verlhac, dit Tignous  
Georges Wolinski






mardi 30 septembre 2014

Comment les produits chimiques ont envahi la planète

 De Fabrice Nicolino : 

Une enquête redoutable sur l’invasion effrayante des produits chimiques dans notre quotidien et notre environnement.

C’est un livre sans précédent. Jamais on n’avait essayé de réunir tous les points pour faire enfin apparaître le dessin complet. Comment en est-on arrivé là ? Comment et pourquoi l’industrie chimique a pu libérer dans l’eau, dans l’air, dans le sol, dans les aliments, et jusque dans le sang des nouveau-nés des millions de molécules chimiques, toute différentes les unes des autres ?
Quels sont les liens entre le temps des alchimistes et celui du prix Nobel de chimie Fritz Haber, grand criminel de guerre ? D’où viennent Bayer, BASF, Dow Chemical, DuPont, Rhône-Poulenc ? Comment est-on passé de la bakélite des boules de billard et des combinés du téléphone au nylon, puis au DDT et aux perturbateurs endocriniens ? Pourquoi des maladies comme le cancer, l’obésité, le diabète, Alzheimer, Parkinson, l’asthme et même l’autisme flambent toutes en même temps ? Qui est Théo Colborn, la Rachel Carson du 21ème siècle ? Pourquoi l’OMS, la FAO, l’ONU ne bougent-elles pas ? Pourquoi les agences de protection françaises regardent-elles ailleurs ? Comment les normes officielles ont-elles été truquées ? Que contient vraiment l’eau dite potable ? Comment les transnationales ont-elles organisé une désinformation planétaire sur cet empoisonnement universel ? Y a-t-il une chance de s’en sortir ?
Pour la première fois, tout le dossier est enfin rendu public. Il est effrayant, mais un peuple adulte n’a-t-il pas le droit de savoir ? Ce livre, qui donne des noms, des faits, des accointances, ne peut rester sans réponse. C’est l’heure de se lever.




jeudi 14 août 2014

Ebola


Virus Ebola

Dans un article qu'il a publié sur son site ainsi que dans Charlie-Hebdo, le journaliste Fabrice Nicolino revient sur les origines possibles du virus Ebola, et de quelques autres.
L'idée générale est qu'une des causes possibles et probables est la rupture des grands équilibres écologiques à la fois par des politiques d'aménagement irréfléchies et les dérèglements climatiques.
Comme l'humanité ne semble pas consciente de ces problèmes, d'une part nous n'en sommes qu'au début de ces nouvelles épidémies et d'autre part dans notre beau pays tempéré, nous sommes loin d'être à l'abri.

Fabrice Nicolino : "l’essentiel du phénomène viendrait de « changements dans le couvert végétal et l’utilisation des terres, notamment les variations du couvert forestier (en particulier la déforestation et la fragmentation des forêts), ainsi que l’urbanisation et l’intensification de l’agriculture ». Les hommes pénètrent toujours plus loin dans les forêts tropicales, sortent virus et autres micro-organismes pathogènes de l’extrême stabilité écologique où ils se trouvaient, entrent au contact d’animaux de toutes sortes – primates, rongeurs, chauve-souris – qui deviennent les vecteurs de ces infections.[...] 
la promiscuité toujours plus grande entre les hommes, les animaux sauvages et les milliards de prisonniers de l’élevage concentrationnaire ne saurait annoncer le printemps. Pour que la situation s’améliore, il faudrait commencer par respecter ces équilibres écologiques qui emmerdent tout le monde, à commencer par les aménageurs-massacreurs. À moins de devenir sages, et même très sages, Ebola n’est qu’un début."

Article à lire ici


jeudi 29 mai 2014

Il n'y a pas que les élections européennes...

Plus inquiétant que le résultat des élections européennes, celui des élections indiennes...
Fabrice Nicolino nous le rappelle :
"Un extrémiste religieux vient de s’emparer du pouvoir dans un pays clé de l’avenir commun. Ce qui ne peut qu’exacerber les tensions déjà si fortes avec le Pakistan voisin, musulman et propriétaire comme l’Inde d’un copieux arsenal nucléaire. Les deux pays ont déjà été plusieurs fois au bord de l’étripage final. La situation avec la Chine pourrait, elle aussi, se durcir, car Pékin rêve de détourner une partie des eaux descendant de l’Himalaya, qui sont vitales pour des centaines de millions d’Indiens."
Pour lire l'article, cliquer ici.

mardi 22 octobre 2013

Liberté chérie...

La route est longue mais la voie est libre…

NewTux
L'affaire d'espionnage de la NSA semble nous émouvoir en 2013 alors que ces pratiques sont connues depuis des décennies... 1988 pour être précis. 

Si l'entrée dans l'ère du numérique a facilité ce type de pratique, il existe néanmoins des outils qui nous permettent de nous libérer au moins de certains monopoles informatiques aliénants sinon de nous émanciper du monde marchand et de retrouver une autonomie relative et une liberté certaine dans la vraie vie.

Les logiciels libres existent depuis longtemps mais mériteraient d'être davantage connus et utilisés.
La cupidité n’a aucune entrave, tant qu’elle n’est pas enchaînée elle-même. Les seules personnes pouvant le faire : c’est nous. Nous sommes la solution. Vous êtes la solution, si vous le souhaitez. 
Cf. cet article à lire sur ce sujet.

A lire également cet article de Fabrice Nicolino qui nous rappelle que ce qui reste du souffle historique de 1789, c’est le pire. Je veux dire la glorification de l’individu, jadis moteur de l’émancipation, aujourd’hui consommateur déchaîné pour lequel la machine invente chaque jour de nouveaux objets. L’individualisme, clé de l’industrialisation capitaliste de la planète, fait de chacun un rouage militant du gaspillage universel. Oui. Ne nous reste que le pire. Comme du reste, d’un certain point de vue, mai 68 n’a laissé derrière, pour l’essentiel, que des nuées d’individualistes-hédonistes prêts à plébisciter les écrans plats et les téléphones portables.

Et de conclure : 
Nos sociétés épuisées recèlent-elles suffisamment de force cachée pour susciter un mouvement neuf ? Capable de s’attaquer à toutes les NSA, dont certaines sont évidemment françaises ? Puis de parler enfin de la seule question qui vaille vraiment, c’est-à-dire la crise de la vie ?

Un site à visiter :  FramasoftFramasoft

La route est longue mais la voie est libre…