"La voix de celui qui crie dans le désert". Jean 1, 23
" Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire". Bernadette Soubirous

Et ma voix n'engage que... moi.

La République française respecte toutes les croyances (article 1er de la Constitution)

Visiteur, tu es le bienvenu et ne crains pas de déposer des commentaires !


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mercredi 22 février 2017

Foi, fidélité, amour, Dieu



Je m'aperçois que j'ai quelque peu délaissé mon blog, de plus en lui conférant une orientation politique un peu trop poussée... Je vais tenter de rééquilibrer cela en réécrivant un petit peu (la stratégie des petits pas...).
L'affaire qui préoccupe les catholiques ces derniers jours est celle de ce prêtre lyonnais qui va quitter son ministère pour se marier avec la femme qu'il aime.
Les débats et les réactions que cela suscite sont assez rudes et souvent empreints de jugements.
Pourtant qui sommes-nous pour juger...

Au milieu de tumulte, deux beaux textes ont été publiés. Je ne peux qu'inviter à les lire. 
Il s'agit d'un billet que René Poujol a publié sur son blog. En substance, il demande  
"Que l’on accorde à l’observateur de pouvoir au moins formuler une alternative susceptible une sortie de l’impasse : soit pouvoir élargir les conditions d’accès au sacerdoce au-delà des seuls hommes célibataires, soit honorer le sacerdoce commun des baptisés en conférant à certains laïcs des responsabilités pouvant aller jusqu’à administrer les sacrements du baptême, du mariage et des malades. Objecter qu’en l’état actuel du droit canonique rien de cela ne serait possible est pour le présent une évidence et pour l’avenir une réponse irrecevable."

A lire ici

Il s'agit également du billet de la blogueuse Zabou the terrible qui explique que
 "La fidélité, c’est un combat pour que la grâce mène chaque jour plus le bon combat de l’Amour en nous : et c’est valable pour les personnes mariées comme pour tous les consacrés célibataires. 

En disant cela, loin de moi l’idée de juger celui qui est parti et j’aime penser à lui en sachant que Dieu ne cessera jamais de lui faire confiance puisqu’Il ne cesse de l’aimer. Mais j’ai la conviction que nous avons à nous entraider sur ce chemin de la fidélité selon notre état de vie, qu’il soit doux ou rugueux selon les jours car Dieu ne saurait se faire girouette de bonheur, pour être vraiment là où Lui et nous, après discernement, avons engagé notre Foi. 

Finalement, il me semble que, dans ces événements si complexes, il y a probablement mieux à faire que chercher des poux dans la tête de tel ou tel, il y a à prier."

A lire ici

Je partage ce qui est dit dans ces deux textes, merci à leurs auteurs.

mardi 5 janvier 2016

Charlie : si on osait la laïcité ?



Dans tout pays libre, il est possible de lire la presse de son choix  mais la caisse de résonance  des réseaux sociaux impose la lecture de certaines "unes" comme celle de Charlie Hebdo de cette semaine. 

Billet publié sur le blog "A la table des chrétiens de gauche"



A vrai dire je n’aurais pas vu cette « Une » anniversaire si elle n’avait pas été déversée sur les réseaux sociaux, ce qui m’a obligé à la voir et à la regarder – et donc à la subir - alors que rien ne m’oblige à acheter Charlie Hebdo. Charlie que j’avais soutenu il y a un an, au moins autant pour ce que ce journal représentait que pour ce qu’il lui était arrivé. (cf. le billet publié sur ce blog).

Que dire de ce dessin ?
Visiblement, son auteur a oublié au nom de qui ses agresseurs l’ont attaqué il y  a un an pour désigner un autre bouc-émissaire. C’est une réaction typiquement humaine lors d’une grande souffrance. Elle pourrait même être celle d’un authentique homme de foi, déçu dans sa relation à son Dieu et qui lui crie ainsi toute sa douleur et son chagrin*, un peu comme le psalmiste : « Des profondeurs, je crie vers Toi, Seigneur ».
Mais cette « Une » va sans doute au-delà de l’expression d’un chagrin et d’une souffrance. Elle est peut-être aussi l’expression d’une idéologie, antérieure aux attentats de l'an passé et dénoncée par René Poujol* : la volonté de quelques-uns de réduire nos valeurs républicaines à leur propre religion : celle du blasphème.
Que le blasphème soit leur croyance, l’alpha et l’oméga de leur pensée est tout à fait respectable en soi, car nous sommes une République laïque. Ce qui pose problème c’est de vouloir l’ériger en dogme, en vérité première, en loi d’airain, un principe à inscrire dans la Constitution de la République.
Or la République est ainsi définie par la Constitution dans son article premier : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. »
La République laïque permet à chacun de vivre librement sa religion ou son absence de religion, sans imposer la sienne aux autres.

Alors cette « Une » de Charlie est-elle républicaine ? Faut-il ajouter de la souffrance à la souffrance ? De la division à la division ? Est-ce que donner une image dévoyée de Dieu dans un dessin comme le font par ailleurs les extrémistes ou intégristes va permettre la diffusion de l'image du Dieu miséricordieux comme le fait sans relâche le pape François ? Charlie/François, même combat ? J'en doute...

Qu’il soit donc permis au moins de s’interroger alors que la grande majorité des Français n’aspire qu’à une chose en ces temps troublés : vivre en paix.
Alors, si on osait la laïcité ? En méditant ce propos de Jean-Claude Guillebaud : « Les caricaturistes survivants, comme les chrétiens que nous sommes devenus, devraient se méfier conjointement d’un retour du sacré. Soutenir lucidement le nouvel hebdo sacralisé, c’est – aussi – le critiquer quand cela le mérite, quitte à blasphémer en prenant au mot sa vulgate. »



* N'oublions pas le drame épouvantable, indicible, qui a été vécu il y a un an et je ne regrette rien de ce que j'ai écrit alors. De même, je reste un lecteur assidu des chroniques écologistes de Fabrice Nicolino. Ne serait-ce que pour ces chroniques, l'existence de Charlie Hebdo est salutaire et il est regrettable que ce journal cherche continuellement à faire le buzz par un anticléricalisme primaire dépassé et déplacé...

mercredi 4 novembre 2015

Une prière



Une prière découverte sur le blog de l'Oratoire. Merci au pasteur Marc Pernot.

Une prière de Kierkegaard :
ô Dieu, nous parlons de toi
comme si tu ne nous avais aimés le premier
qu’une seule fois, dans le passé.
En réalité, c’est tout au long des jours
et tout au long de la vie,
que tu nous aimes le premier.
Quand nous nous éveillons le matin
et que nous tournons notre âme et notre prière vers toi,
tu nous devances, tu nous as aimés le premier.
Quand je m’écarte des distractions,
et recueille mon âme pour penser à toi,
tu m’aimais déjà, tu es encore le premier.
ô Dieu, à toi va notre gratitude :
ce n’est pas une fois que tu nous as aimés le premier,
c’est à chaque instant de notre vie.

jeudi 13 août 2015

Esclaves du travail




Pape François, le 12 août 2015

Le vrai temps de la fête suspend le travail professionnel. Il est sacré parce qu’il nous rappelle que nous sommes faits à l’image de Dieu qui n’est pas esclave du travail, mais Seigneur. 
Et donc, nous aussi nous ne devons jamais être des esclaves du travail. Par contre, nous savons qu’il y a des millions d’hommes et de femmes et même d’enfants qui sont esclaves du travail. Cela va contre Dieu, contre la dignité de la personne. Le temps du repos, surtout dominical, nous est donné pour que nous puissions jouir de ce qui ne s’achète pas et ne se vend pas. 
Or nous voyons que l’idéologie du profit veut aussi manger la fête. Le temps de la fête est sacré parce que Dieu l’habite de manière spéciale. L’Eucharistie lui apporte toute la grâce de Jésus Christ, et toute réalité reçoit ainsi son plein sens. La famille est dotée d’une compétence extraordinaire pour comprendre et soutenir l’authentique valeur du temps de la fête qui est un cadeau précieux que Dieu fait à la famille humaine. Ne l’abîmons pas.

A lire sur le site du Vatican.

vendredi 24 juillet 2015

Décision Vincent Lambert : les évêques invitent à prier

La Conférence des évêques de France a pris connaissance de la décision du Docteur Daniela Simon, responsable de la procédure collégiale concernant M. Vincent Lambert, et en prend acte.
Cette décision manifeste l’extrême complexité de la situation et son caractère infiniment douloureux.
La Conférence des évêques de France invite à la pudeur, à la modération et à la discrétion.
Les évêques encouragent les chrétiens à faire monter vers Dieu leur prière pour M. Vincent Lambert, sa famille, ainsi que pour ceux à qui il appartiendra de prendre des décisions.

Mgr Olivier Ribadeau Dumas
Secrétaire Général et Porte-parole de la Conférence des évêques de France
© Église catholique en France


Mon commentaire : 
Merci à vous, évêques des diocèses de France. Oui,  pudeur, à la modération et à la discrétion, et surtout prière. Ce sera comme Jésus nous invite, dans le secret de ma chambre et porte fermée...



jeudi 2 avril 2015

Discours du pape François à Naples le samedi 21 mars 2015




Les médias ont beaucoup relayé ce discours à Naples mais surtout en mettant  l'accent sur la condamnation de la corruption. 
Or, pour le pape François c'est tout un système économique qui est visé : l'officiel,  l'économie libérale et le souterrain, le système mafieux. 
En quelque sorte, les deux faces d'une même pièce qui broie l'être humain. 
C'est sans doute en raison de cette condamnation forte du système économique qui gouverne notre monde que le discours papal même s'il a été relayé, l'a été de façon partiale et partielle en mettant l'accent sur la dénonciation de la mafia et de la corruption. 
Et aussi, le pape a appelé à une "bonne politique", appel qui a pris une résonance particulière en cette période d'élections en France. 
En voici des extraits, la mise en gras est de nous : 

[...]
ne permettez jamais que le mal ait le dernier mot. C’est l’espoir, vous le savez bien, ce grand patrimoine, ce «levier de l’âme», si précieux mais également exposé à des assauts et des déprédations.
Nous le savons, celui qui emprunte volontairement la voie du mal dérobe un morceau d’espoir, il gagne un petit quelque chose mais vole l’espoir à lui-même, aux autres, à la société. La voie du mal est une voie qui vole toujours l’espoir, elle le vole également aux gens honnêtes et travailleurs, de même qu’à la bonne réputation de la ville, à son économie.

Je voudrais répondre à la sœur qui a parlé au nom des immigrés et des sans domicile fixe. [...] Pensons à cela: nous sommes tous des migrants sur le chemin de la vie, aucun d’entre nous n’a de domicile fixe sur cette terre, nous devons tous nous en aller. Et nous devons tous aller retrouver Dieu [...]

Puis il y a eu l’intervention du travailleur. Et je le remercie lui aussi, parce que je voulais naturellement toucher ce point, qui est un signe négatif de notre temps. Le manque de travail pour les jeunes l’est de façon spéciale. Mais pensez un peu: plus de 40 pour cent des jeunes âgés de moins de 25 ans n’ont pas de travail! C’est grave! Que fait un jeune sans travail? Quel avenir a-t-il? Quelle route de vie choisit-il? Il s’agit d’une responsabilité qui appartient non seulement à la ville, non seulement au pays, mais au monde! Pourquoi? Parce qu’il y a un système économique qui met les gens au rebut et c’est maintenant au tour des jeunes d’être mis au rebut, c’est-à-dire d’être sans travail. Cela est grave! [...]
 Ce manque de travail nous vole notre dignité. Nous devons lutter pour cela, nous devons défendre notre dignité de citoyens, d’hommes, de femmes, de jeunes. C’est le drame de notre temps. Nous ne devons pas nous taire.

Je pense aussi au travail «à moitié». Qu’est-ce que j’entends par là? L’exploitation des personnes dans le travail. Il y a quelques semaines, une jeune fille qui avait besoin de travail en a trouvé un dans une entreprise touristique et les conditions étaient les suivantes: 11 heures de travail, 600 euros par mois sans aucune cotisation pour sa retraite. «Mais c’est peu pour 11 heures!». «Si ça ne te plaît pas, regarde la file de personnes qui attend le travail!». Cela s’appelle l’esclavage, cela s’appelle l’exploitation, cela n’est pas humain, cela n’est pas chrétien. [...]
 Nous devons reprendre la lutte pour notre dignité qui est la lutte pour chercher, pour trouver, pour retrouver la possibilité de rapporter le pain à la maison! Telle est notre lutte!
[...]
Le parcours d’espérance pour les enfants — ceux qui sont ici et pour tous — est avant tout l’éducation, mais une vraie éducation, le parcours d’éduquer pour un avenir: cela prévient et aide à aller de l’avant. Le juge a dit un mot que je voudrais reprendre, un mot que l’on utilise beaucoup aujourd’hui, le juge a dit «corruption». Mais, dites-moi, si nous fermons la porte aux migrants, si nous enlevons le travail et la dignité aux gens, comment cela s’appelle-t-il? Cela s’appelle corruption et nous tous avons la possibilité d’être corrompus, aucun d’entre nous ne peut dire: «Moi, je ne serai jamais corrompu». Non! C’est une tentation, c’est le fait de glisser vers les affaires faciles, vers la délinquance, vers les délits, vers l’exploitation des personnes. Combien de corruption il y a dans le monde!
[...]
La «bonne politique» est un service aux personnes, qui s’exerce en premier lieu au niveau local, où le poids des défaillances, des retards, des omissions, est plus direct et fait plus mal. La bonne politique est une des expressions les plus élevées de la charité, du service et de l’amour.

Fin de citation.

 © Copyright - Libreria Editrice Vaticana

samedi 21 mars 2015

Carême 2015, la joie de la conversion

Article publié sur le site de ma paroisse. Merci à  Edouard pour les illustrations.




« Je ne réalise pas le bien que je voudrais, mais je fais le mal que je ne voudrais pas. » Lorsque le baptisé partage ce constat de Saint Paul (Ro 7, 19), il est prêt à recevoir le sacrement de la réconciliation.
Confession et sacrement de réconciliation sont souvent confondus.
La première fait souvent appel à d’anciennes représentations : le prêtre et le fidèle dans un confessionnal sombre.
Or, la confession n’est qu’un élément d’un sacrement complexe et essentiel dans la vie du baptisé.
L’habitude fait qu’il n’est désigné que par l’un de ses éléments.
Ce sacrement est une grâce pour nous et les autres, et permet au croyant d’être absous de ses péchés et de revenir à la communion avec Dieu.
Pour comprendre de quoi il s’agit, il convient de définir ce qu’est le péché.
Le péché, un manquement à l’amour
C’est l’incapacité à pardonner, à nous réconcilier avec nous mêmes, avec les autres et avec Dieu. Le péché est toujours un manquement à l’amour, à l’amour qui nous vient de Dieu ou à l’amour envers notre prochain et envers nous-mêmes.
Ce manque d’amour est conscient et volontaire.
C’est une rupture qui blesse son auteur, son entourage et sa relation à Dieu.
Le sacrement de la conversion, de la confession, du pardon, de la pénitence et de la
réconciliation. 

Tous les termes ont leur importance :
la conversion car c’est une démarche pour revenir vers le Père dont on s’est éloigné.
La confession car c’est l’aveu de nos péchés à Dieu devant le prêtre.
La pénitence car c’est la reconnaissance d’une démarche personnelle en Église qui permet de recevoir le pardon par la rencontre entre le prêtre et le pénitent, qui symbolise la rencontre personnelle du pécheur avec Dieu.
La réconciliation car il donne au pécheur l’amour de Dieu qui réconcilie.



Comment recevoir le sacrement de réconciliation ?
C’est la parole de Dieu qui révèle le besoin de bénéficier de la miséricorde de Dieu. L’examen de conscience personnel et le regret des péchés commis sont la première étape, puis il suffit de s’adresser à un prêtre.
Il n’y a ni horaires, ni lieux officiels ou obligatoires pour recevoir ce sacrement.
La règle intangible est le secret.
Le prêtre est là pour guider la démarche et les « comment faire », « comment dire » ne doivent pas être des obstacles.
L’important est la sincérité de la démarche, plus que la récitation des formules.
Il s’agit ensuite de dire ses péchés.
Si le croyant a l’impression de n’avoir rien à dire, c’est le signe qu’il y a quelque chose à changer dans sa relation avec Dieu. La formule du pardon est toujours la même : « Je te pardonne tous tes péchés, au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » Elle fait écho à la formule prononcée définitivement lors du baptême : « Je te baptise au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »
Le prêtre propose ensuite une pénitence, début de la réparation, le plus souvent une prière ou une méditation d’un passage de l’Évangile, ou une conduite à tenir. Il invite enfin à repartir dans la paix.
Et après ?
Par ce sacrement, le Christ fait en nous œuvre de guérison et de salut, par l’Esprit Saint il réactive la force de notre baptême. Il permet de cheminer dans la paix et la joie dans le service des autres :
« Laissez-vous réconcilier avec Dieu ! » (2 Co 5, 20).

Crédits photos : Catholic Church (England and Wales) / Foter / CC BY-NC-SA

vendredi 20 février 2015

La Bible, c'est la Parole de Dieu


Extrait d'une des lectures du jour, profondément actuelle.
S'il fallait démontrer que la Bible, c'est la Parole de Dieu, qui s'adresse aux hommes, à ceux qui étaient là avant nous, à nous aujourd'hui et à ceux qui viendront après nous...  
deo gratias !

Lecture du livre d'Isaïe (Is 58, 6-9a)

Le jeûne qui me plaît, n’est-ce pas ceci :
faire tomber les chaînes injustes,
délier les attaches du joug,
rendre la liberté aux opprimés,
briser tous les jougs ?
N’est- ce pas partager ton pain avec celui qui a faim,
accueillir chez toi les pauvres sans abri,
couvrir celui que tu verras sans vêtement,
ne pas te dérober à ton semblable ?
Alors ta lumière jaillira comme l’aurore,
et tes forces reviendront vite.
Devant toi marchera ta justice,
et la gloire du Seigneur fermera la marche.
Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ;
si tu cries, il dira : « Me voici. »


mercredi 30 juillet 2014

Message pour la fin du Ramadan

Du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux.

[...]
Chrétiens et musulmans sont frères et sœurs dans la famille humaine, créée par le Dieu unique.
[...]
Souvenons-nous de ce que le pape Jean-Paul II disait à des chefs religieux musulmans en 1982 : 
« Nous tous, chrétiens et musulmans, nous vivons sous le soleil du même Dieu miséricordieux. Nous croyons les uns et les autres en un seul Dieu, créateur de l’homme. Nous acclamons la souveraineté de Dieu et nous défendons la dignité de la personne humaine comme serviteur de Dieu. Nous adorons Dieu et nous professons notre totale soumission à Lui. Donc, nous pouvons nous appeler au vrai sens des mots : frères et sœurs dans la foi en un seul Dieu »
[...]
Travaillons donc ensemble pour construire des ponts de paix et promouvoir la réconciliation, en particulier dans les régions où musulmans et chrétiens souffrent ensemble des horreurs de la guerre.
Puisse notre amitié nous inciter à toujours coopérer pour faire face à ces nombreux défis avec sagesse et prudence. Ainsi, nous contribuerons à réduire tensions et conflits et à faire progresser le bien commun. Nous démontrerons aussi que les religions peuvent être une source d’harmonie pour le bien de l’ensemble de la société.
Prions pour que la réconciliation, la justice, la paix et le développement continuent de figurer parmi nos priorités de première importance pour le bonheur et le bien de toute la famille humaine.
[...]

Pour lire le message dans sa totalité, cliquer ici.

lundi 9 juin 2014

Dieu

En cette fête de Pentecôte, je voudrais le dire le plus simplement :
j'aime Dieu,
mon Seigneur,

voilà, c'est tout.

C'est aussi à ça que sert mon blog.

Rendrons grâce.

jeudi 9 janvier 2014

Qu'est-ce qu'être un homme ?

Jésus monte seul sur une montagne pour prier - J. Tissot


Il m'a été posé la question suivante dans un commentaire sur le blog "A la table des chrétiens de gauche" : "d’après vous : qu’est-ce qu’être un homme ?"

La première lecture de la messe de ce jour m'a donné l'occasion, heureux hasard ou plutôt deo gratias, de méditer et de répondre à cette question.

Dieu lui-même nous a aimés le premier. (1Jn 4, 19-21)*

L'oubli, ou l'ignorance, de cette vérité est la source de nombreuses erreurs. Dieu est déjà là, Il est là avant nous. 

Or nous passons notre vie à le chercher comme s'Il était loin ou caché, alors qu'Il est déjà à nos côtés. Nous prions pour l'appeler alors qu'Il est là et que c'est Lui qui nous appelle. 

Nous l'appelons alors que nous nous sommes éloignés de Lui, que nous ne le voyons pas, que nous ne l'entendons pas. 
Le péché n'est rien d'autre que cet éloignement, cette rupture dans notre relation à Dieu. 

C'est nous-mêmes que nous devons remettre à la bonne place, dans la bonne disposition d'esprit pour rencontrer Dieu. C'est à nous de nous rendre disponibles auprès de Celui qui l'est sans cesse depuis toujours. 

C'est cela, prier, finalement : se rendre disponible, savoir accueillir, savoir rencontrer Celui qui est déjà là près de nous, avec nous. 
C'est toute l'importance de la prière, c'est elle qui nous permet d'entrer en relation et de rester en communion avec Dieu. 

Dieu lui-même nous a aimés le premier. 

A nous de savoir répondre à son amour. 
Dès lors, le commandement "celui qui aime Dieu, qu'il aime aussi son frère" ne peut être un fardeau. Nous pouvons prendre à rebours le raisonnement de Saint Jean : nous aimons les enfants de Dieu, nos frères en humanité,  parce nous aimons Jésus. Nous aimons Jésus parce que nous aimons Dieu qui nous l'a envoyé.

Sans l'amour, rien n'est possible, que ce soit l'amour du frère, l'amour du Christ ou l'amour de Dieu.

Dieu qui nous a aimés le premier.

Finalement la question n'est pas tant de savoir répondre à cet amour mais plutôt comment il est possible de ne pas y répondre dès lors que nous reconnaissons notre humanité.
Car c'est bien cela qui caractérise notre humanité : l'amour, l'amour du frère, l'amour de Dieu.



*1ère lecture : « Celui qui aime Dieu, qu'il aime aussi son frère » ( 1Jn 4, 19-21; 5, 1-4 )

Lecture de la première lettre de saint Jean
Mes bien-aimés,
nous aimons parce que Dieu lui-même nous a aimés le premier. Si quelqu'un dit : « J'aime Dieu », alors qu'il a de la haine contre son frère, c'est un menteur. En effet, celui qui n'aime pas son frère, qu'il voit, est incapable d'aimer Dieu, qu'il ne voit pas. Et voici le commandement que nous avons reçu de lui : celui qui aime Dieu, qu'il aime aussi son frère.

Tout homme qui croit que Jésus est le Christ, celui-là est vraiment né de Dieu ; tout homme qui aime le Père aime aussi celui qui est né de lui. Nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu lorsque nous aimons Dieu et que nous accomplissons ses commandements. Car l'amour de Dieu, c'est cela : garder ses commandements. Ses commandements ne sont pas un fardeau, puisque tout être qui est né de Dieu est vainqueur du monde. Et ce qui nous a fait vaincre le monde, c'est notre foi.



samedi 23 novembre 2013

Solennité du Christ Roi

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/9/91/Cristo_rei_Dili.jpg/360px-Cristo_rei_Dili.jpg?uselang=fr


Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens (Col 1, 12-20)
Frères,
rendrez grâce à Dieu le Père, qui vous a rendus capables d'avoir part, dans la lumière, à l'héritage du peuple saint.
Il nous a arrachés au pouvoir des ténèbres, il nous a fait entrer dans le royaume de son Fils bien-aimé, par qui nous sommes rachetés et par qui nos péchés sont pardonnés.
Lui, le Fils, Il est l'image du Dieu invisible, le premier-né par rapport à toute créature, car c'est en lui que tout a été créé dans les cieux et sur la terre, les êtres visibles et les puissances invisibles : tout est créé par lui et pour lui.
Il est avant tous les êtres, et tout subsiste en lui.

Il est aussi la tête du corps, c'est-à-dire de l'Église. Il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, puisqu'il devait avoir en tout la primauté.
Car Dieu a voulu que dans le Christ toute chose ait son accomplissement total.
Il a voulu tout réconcilier par lui et pour lui, sur la terre et dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix. 
© Copyright - AELF

dimanche 23 décembre 2012

Prière d'abandon

De Charles de Foucauld : 


Mon Père,
Je m'abandonne à toi,
fais de moi ce qu'il te plaira.

Quoi que tu fasses de moi,
je te remercie.

Je suis prêt à tout, j'accepte tout.
Pourvu que ta volonté
se fasse en moi, en toutes tes créatures,
je ne désire rien d'autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu,
avec tout l'amour de mon cœur,
parce que je t'aime,
et que ce m'est un besoin d'amour
de me donner,
de me remettre entre tes mains, sans mesure,
avec une infinie confiance,
car tu es mon Père.






Conversation avec Dieu

De Mgr Jean-Michel Di Falco :

Dis Dieu ? Es tu bien dans ma peau ?
As tu assez de place ?
Souvent, je ne le nie pas, j'occupe tout l'espace.
Je m'étale confortablement dans ma routine, mes habitudes et même dans ma médiocrité au point d'en oublier que tu es avec moi, présent en moi !
Je dois te confesser que dans ces moments-là je ne suis pas très fier, je préfère t'ignorer, faire comme si je ne te connaissais pas et dire comme Pierre à ton propos, je ne connais pas cet homme!
Oui je te l'avoue, il est des moments où tu me gènes, vraiment, tu me déranges !


Ce que j'appréhende le plus et lorsque je doute de toi, c'est comme si tu étais sourd à mes appels, absent, silencieux !
Je suis tout seul dans ma peau !
Et ce grand vide me donne le vertige.
Je te cherche et je ne te trouve pas.
Je t'appelle et tu ne réponds pas.
Ces heures là sont douloureuses, tu peux le croire.
Et cependant, vois-tu, ces moments là, je ne les regrette pas.
Au contraire, une fois passé mon trouble, je suis tellement heureux de te retrouver, je dois constater que tu es toujours présent, fidèle comme toujours, et que c'est moi qui m'étais éloigné.
Qu'il est bon ce moment où tu m'accueilles, chez moi.
Et les mots que j'avais préparés pour habiller nos retrouvailles, tu n'en veux pas, mon regard te suffit et moi je cherche le tien.

Il y a aussi les jours ou je voudrais te laisser toute la place, c'est alors que je veux me faire tout petit, pour que chez moi, dans ma peau, vraiment, tu sois chez toi !
Je suis joyeux quand tu n'es pas à l'étroit dans une peau étriquée, mesquine, une peau, une peau de chagrin quoi !
Mon Dieu, je te le demande, apprends-moi à m'aimer comme toi seul sait m'aimer.


Je suis bien, tu sais, lorsque nous conversons tout les deux, simplement, familièrement, comme de vieux amis, comme deux êtres qui s'aiment et partagent le même toit.
Je ressent si fortement le réconfort que m'apporte ta présence, elle est là, la force de la prière.

Et dire que c'est toi, qui habite avec moi cette vieille peau que j'ai parfois tant de mal à trainer !
Ah si seulement je pouvais, ne serait-ce qu'un instant l'oublier, l'accrocher à un clou, telle une vieille guenille !
Mais toi, c'est cette peau-là que tu veux habiter, avec moi !
Sais tu que, plus je sens que tu habites en moi, plus je crois devenir un peu toi !
Oh ! Ne t'inquiètes pas pour ma modestie. j'ai dis un peu, juste un peu.
Je sais que c'est toi qui pousse l'humilité jusqu'à choisir d'agir par moi, et dans ces moment là, tu peux le croire, je suis vraiment heureux parce que je sais alors que tu es bien dans ma peau !


samedi 6 octobre 2012

Paix et joie !

Paix et joie ! c'est souvent ainsi que l'on ouvre ou ferme un message ou un courrier entre croyants.
Paix et joie, c'est ce que nous avons pu ressentir dimanche dernier en voyant le visage paisible et joyeux de l'ex-chanteuse de rap Diam's dans une émission de télévision.

Le dernier souvenir télévisé que j'avais d'elle était celui d'une personne bien malheureuse lors d'un spectacle de grande écoute (les Victoires de la Musique). Au lieu d'exulter devant son succès, elle avait utilisé son micro pour dire au monde entier son mal être et son désespoir.
Dimanche dernier, le contraste était saisissant en voyant le bonheur d'une personne qui a été touchée par la foi.

Thierry Bizot a bien décrit sur son blog ce que de nombreuses personnes ont ressenti. Dans ce qu'il a dit, je retiendrai plus particulièrement ceci : 
Ce qui m’a frappé tout de suite, c’est la joie de cette femme, qui rayonnait sur son visage et Cette sérénité de se sentir aimé par Dieu, cette bienveillance pour les autres, tous les autres, quels qu’ils soient, cette envie de dire sa joie, de partager, de rendre gratuitement ce qu’on a reçu gratuitement.

Surtout ce qui est remarquable c'est que ce bonheur là n'est pas un bonheur égoïste, c'est un bonheur qui permet de relier les êtres humains. Contrairement à ce que pense ceux qui confondent la laïcité et l'athéisme militant, la foi ne sépare pas, elle unit, elle réunit et elle le fait non pas dans la douleur et la violence mais dans la paix et dans la joie.
Comme l'a fort bien dit Thierry Bizot :  je découvrais une soeur dans cette femme qui témoignait, et chacune des pensées qu’elle exprimait avec générosité m’était naturellement familière et me touchait. J’en ai éprouvé un grand sentiment de reconnaissance pour Diam’s, car j’ai pu comprendre pour la première fois combien chrétiens et musulmans étions proches et amis.

Nul doute que des esprits chagrins vont s'offusquer (et c'est déjà fait). Dans notre époque et notre "civilisation", le sacrilège (ou le blasphème) ultime n'est pas de caricaturer un prophète, c'est de renoncer à la richesse et la célébrité en faveur d'une autre richesse, celle de la foi et d'une autre reconnaissance, celle de Dieu.

D'autres ont mis en évidence ce qui dans la conversion de la chanteuse est insupportable aux yeux de notre monde de vanité .
Sur le site Tak.fr, François Miclo a bien cerné le danger que représente cette conversion pour notre monde d'artifices :
Ce qui dérange, au fond, les commentateurs, c’est la « conversion » de la chanteuse, dans le sens le plus fort du terme : son changement radical de vie. Elle hausse la spiritualité au-delà de la gloire et du succès. Elle place les besoins de l’âme au-dessus de tout autre besoin. Elle parle de cette soif intarissable de Dieu que connaissent tous les mystiques : elle commet une provocation beaucoup plus grande pour notre temps que celles auxquelles elle se livrait quand elle était rappeuse.

Jésus a dit "Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon."(Matthieu 6,24)
Diam's, désormais Mélanie, a choisi. Certains ne lui pardonneront pas.
Je ne doute pas que sa foi lui permettra de surmonter cela dans la paix et la joie.

Cependant elle n'est pas la première célébrité à agir ainsi. Dans les années 70, l'immense pop star Cat Stevens* avait fait de même sans que personne ne s'en offusque. Mais en 2011, il y a moins de tolérance envers ceux qui ont la foi et qui souhaitent la vivre sans s'enfouir ou se cacher.
Pour autant, ce sont bien ces visages rayonnants de croyants qui nous offrent des témoignages d'espérance. 
On peut en voir de nombreux sur la chaine KTO dans sa rubrique "Témoignages".

Et ça fait du bien de voir tous ces visages beaux et rayonnants.

Paix et joie ! 


*L'auteur de Lady d'Arbanville s'était converti à l'islam en 1977 et a pris  le nom de Yusuf Islam 


dimanche 16 septembre 2012

Oui, je crois

Revenons à  l'essentiel.

D'abord l'évangile de ce dimanche : 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc
Jésus s'en alla avec ses disciples vers les villages situés dans la région de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il les interrogeait : « Pour les gens, qui suis-je ? »
Ils répondirent : « Jean Baptiste ; pour d'autres, Élie ; pour d'autres, un des prophètes. »
Il les interrogeait de nouveau : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre prend la parole et répond : « Tu es le Messie. »
Il leur défendit alors vivement de parler de lui à personne.
Et, pour la première fois, il leur enseigna qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les chefs des prêtres et les scribes, qu'il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite.
Jésus disait cela ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches.
Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »
Appelant la foule avec ses disciples, il leur dit : « Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Évangile la sauvera. »

Et ce matin à la messe, lors de la communion, une jeune organiste a joué un morceau que je ne connaissais pas. Ce fut un véritable moment de grâce.
A la fin de la célébration je l'ai félicitée et elle m'a dit de quoi il s'agissait : le credo composé par Mite Balduzzi (une découverte pour moi donc) :



Oui, je crois...
Et puis comme beaucoup de gens ne savent pas, ne savent plus en quoi croient les chrétiens, voici le texte du credo : 

Je crois en Dieu,
le Père tout-puissant,
créateur du ciel et de la terre ;
et en Jésus-Christ,
son Fils unique, notre Seigneur,
qui a été conçu du Saint-Esprit,
est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate,
a été crucifié,
est mort et a été enseveli,
est descendu aux enfers,
le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,
d’où il viendra juger les vivants et les morts.
Je crois en l’Esprit-Saint,
à la sainte Eglise catholique,
à la communion des saints,
à la rémission des péchés,
à la résurrection de la chair,
à la vie éternelle.
Amen.