"La voix de celui qui crie dans le désert". Jean 1, 23
" Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire". Bernadette Soubirous

Et ma voix n'engage que... moi.

La République française respecte toutes les croyances (article 1er de la Constitution)

Visiteur, tu es le bienvenu et ne crains pas de déposer des commentaires !


Affichage des articles dont le libellé est Conférence des évêques de France. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Conférence des évêques de France. Afficher tous les articles

lundi 28 novembre 2016

Après la primaire



Nous savons désormais qui est l'adversaire, la France du passé, privilégiée, qui ne comprend rien au monde du XXIème siècle.
A celles et ceux qui ne veulent pas d'un retour en arrière sans précédent de savoir s'unir, en dépassant leurs égos, autour d'un projet fédérateur qui saura entendre la colère du peuple et lui rendre l'espérance...
Ce soir, ce n'était pas l'élection présidentielle mais la primaire à droite. Le vrai choix, c'est dans quelques mois, c'est demain, c'est aussi dans un siècle, le pire n'est jamais sûr...

Comme l'a souligné Patrice de Plunkett sur son blog, "un certain nombre des thèses de J.L. Mélenchon sont ce qu'il y a de plus proche de 'Laudato Si', d''Evangelii gaudium' (pages économiques) et des trois discours du pape aux mouvements populaires."
A l'inverse, le programme qui a remporté l'adhésion d'une certaine droite aujourd'hui et qui promet une casse sociale sans précédent est très éloignée de l'Evangile...
Le projet de Jean-Luc Mélenchon est donc à découvrir, à voir ensuite s'il est à soutenir et à accompagner :à lire ici

On pourra se rappeler ce que j'écrivais sur ce blog au sujet de l'écosocialisme dont se réclame Jean-Luc Mélenchon : à lire ici.

Méditons également ces mots de Fabrice Nicolino : " Nous devons trouver en nous un courage que nous ne soupçonnons même pas. Celui de dire définitivement non à ce monde à l’agonie. Celui d’oser en proposer un autre." A lire ici.

Surtout, pour nous chrétiens catholiques, il est temps de prendre connaissance des quelques éléments de réflexion de nos évêques sur l'année électorale qui vient et qui est déjà bien entamée : à lire ici.
Plus encore, rappelons la lecture salutaire du texte du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France aux habitants de notre pays intitulé « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». A découvrir et à lire ici.


http://www.eglise.catholique.fr/actualites/dossiers/elections-2017/#1476372518856-569fba1f-5bc6


mercredi 3 août 2016

L'appel de Mgr Dominique Lebrun aux baptisés



Extrait de l'homélie prononcée par Mgr Dominique Lebrun, archevêque de Rouen, lors des funérailles du Père Jacques Hamel :

Je me tourne vers vous les baptisés de notre Église catholique, surtout si vous ne venez pas souvent à l’église, si vous en avez oublié le chemin. Avec Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France, à mes côtés, je vous lance un appel aussi simple, comme un premier pas, aussi simple que la vie du Père Jacques Hamel : En hommage au Père Hamel, nous vous invitons à visiter une église dans les jours qui viennent, pour dire votre refus de voir souiller un lieu saint, pour affirmer que la violence ne prendra pas le dessus dans votre cœur, pour en demander la grâce à Dieu ; nous vous invitons à déposer une bougie dans cette église, signe de résurrection, à vous y recueillir, à ouvrir votre cœur dans ce qu’il a de plus profond ; si vous le pouvez à prier, à supplier. Le 15 août serait un jour propice. 

Pour lire la totalité de l'homélie; cliquer ici.

dimanche 8 novembre 2015

Qui nous fera voir le bonheur ?




Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et Président de la Conférence des évêques de France, a posé cette question en citant le psaume 4 ce 8 novembre lors de son discours de clôture de l’Assemblée plénière d’automne 2015 à Lourdes. 
Extraits : 

Mgr Pontier a articulé son discours autour de plusieurs grands points (en gras) : 
Le chemin de bonheur cherché par toute famille :
[...] Nous avons rendu grâce pour tous ceux qui le trouvent en se laissant illuminer par le visage du Seigneur, par sa présence, sa parole, sa fidélité, ses appels. Nous avons nommé les obstacles que trop de familles rencontrent dans leur vie pour le trouver : celui des guerres actuelles, des grandes pauvretés qui jettent sur les routes trop de familles ; celui des séparations qui sont toujours porteuses de souffrances et de graves conséquences pour les enfants; celui de ceux qui connaissent l’épreuve de la stérilité, du handicap, du veuvage précoce, d’une affectivité blessée ; celui de ceux qui, remariés, cherchent à trouver leur place dans leur environnement comme dans l’Eglise ; celui des familles monoparentales ; celui de tous ceux qui se tournent et se retournent en disant : « Qui nous fera voir le bonheur ? ».

[...]Mgr Pontier a adressé une demande claire aux paroisses et aux pastorales au sujet des familles : apporter soutien et réconfort et demeurer vigilantes sur les politiques familiales.

[...]

La situation tragique de tant de migrants ou de réfugiés qui essaient de franchir la Méditerranée pour venir en Europe : La présence persévérante et fraternelle de tant et tant de bénévoles est un rayon de bonheur dans ce qui est souvent qualifié d’enfer.« Qui nous fera voir le bonheur ? » Sûrement pas les peurs, les rejets, les murs dressés, les replis sur soi. Nous invitons les catholiques et tous les hommes de bonne volonté à choisir l’accueil, la fraternité et la confiance. 
Mgr Pontier les invite également  à s'engager dans des projets adaptés, à  témoigner auprès des responsables politiques pour que des décisions courageuses, humaines et solidaires soient prises dans notre pays et en Europe et à leur rappeler le nécessaire soutien au développement des pays les plus pauvres comme à la recherche de solutions justes et durables aux nombreux conflits.
[...]

Sur la mission en monde rural  :  L’Eglise est attendue pour susciter des espaces de paroles et de vie spirituelle, avec une attention particulière pour les agriculteurs et tous les acteurs du rural en souffrance.

[...]

Redire où se trouve le chemin du bonheur : Il se trouve dans le respect de la dignité inviolable de l’homme créé à l’image de Dieu ; il se trouve dans le choix de sociétés où le souci du petit et du pauvre prime sur les intérêts des plus fortunés. Il est des inégalités qui font honte à l’humanité. Il se trouve, ce chemin du bonheur, dans le choix du dialogue et du respect entre personnes et peuples aux convictions et aux religions diverses. Il se trouve dans la logique de l’amitié et de l’estime entre les peuples. Il se trouve dans le respect de la création, dans le souci de la maison commune, dans le choix de modes de vie respectueux des besoins d’aujourd’hui et de ceux de demain. Il se trouve encore et surtout dans l’ouverture spirituelle à la connaissance et à l’amour de Dieu qui nous rend libres et nous tient en confiance.
[...]
Les élections à venir : 
Nous portons de l’estime à l’engagement politique quand il est vécu dans la recherche du bien commun. Avons-nous autre chose à dire à nos fidèles que d’aller voter ? Sûrement. Nous voulons ajouter : pensez au sort des petits et des humbles ; pensez à l’accueil, pensez au respect de la vie et de la dignité de la personne humaine ; pensez aux politiques sociales et familiales, à l’éducation des jeunes ; pensez au dialogue entre les religions et avec tous les courants de pensée. N’oubliez pas le bien profond de votre région ni son développement. Fuyez la violence sous toutes ses formes, la violence verbale n’étant pas la moindre. Pensez encore à la paix chez nous, en Europe ; regardez de près les programmes. 
[...]
Le chemin du bonheur : Jésus Christ.
 Il n’a ajouté aucune violence. Au contraire il est venu pour la vaincre par une puissance d’amour infinie à laquelle nos égoïsmes, nos inconsciences et nos peurs ont du mal à croire. La violence, il l’a subie jusqu’au sang ; la haine, il en a souffert au plus profond de son cœur ; la mort injuste il l’a vaincue par la résurrection bienheureuse, source de toute espérance. Oui, nous voulons redire qu’il est là le chemin du bonheur, dans la suite du Christ, dans l’amour de ses frères, dans la confiance, dans l’engagement auprès de ceux qui souffrent violence. Sa vie extérieure a été résumée en peu de mots : « Il est passé en faisant le bien ». Avoir le souci des autres, celui du bien commun, celui du vivre ensemble, celui d’une écologie intégrale, celui d’une humilité confiante, celui de la bonté et de la fraternité, voilà bien le chemin du bonheur ! 

Avant de conclure Mgr Pontier a évoqué le rapport annuel publié par le Secours catholique sur la pauvreté dans notre pays et ses formes nouvelles et le drame vécu depuis trop longtemps par les populations du Moyen-Orient, des chrétiens particulièrement. [...] Le véritable enjeu est que les chrétiens puissent envisager de demeurer sur leur terre ancestrale.[...]

La feuille de route pour l'année à venir

Retrouver les fidèles de nos communautés, pour entrer dans ce jubilé de la miséricorde et pour nous préparer encore à vivre les futures Journées Mondiales de la Jeunesse à Cracovie. Nous y poursuivrons notre réflexion sur les sources du bonheur, celles que Jésus nous a données dans les Béatitudes. Et dans ce monde souvent dur, qui ne fait plus place à celui qui a chuté ou est tombé, nous rendrons grâce pour la miséricorde de Dieu, celle qu’il a déployée de toujours à toujours en faveur de l’humanité et tout spécialement en Jésus Christ qui a donné sa vie pour la multitude. Avec le pape François nous avancerons sur le chemin du bonheur en accueillant et en vivant la miséricorde sur une terre marquée voici 70 ans par l’horreur de la Shoah, puis par le joug communiste. C’est là que sera proclamé : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ». Puisse notre monde entrer dans une ère de miséricorde, de tendresse, de fraternité, d’humanité.

Pour lire l'ensemble du discours, cliquer ici.


mardi 18 août 2015

Les cloches du 15 août



[Billet publié également sur le site "A la table des chrétiens de gauche"] 

Je dois avouer que j'ai manqué de courage pour dire que j'ai été mal à l'aise avec le "coup de com" des cloches du 15 août.
Les seules questions que j'ai posées avant l'événement m'ont valu d'être suspecté de polémiquer sur une initiative qui ne pouvait visiblement pas être discutée mais uniquement imposées aux diocèses et à leurs fidèles.

Je me demandais ce que recouvre l'expression 'Chrétiens d'Orient". Après avoir regardé une carte je me disais : 
des cloches sonneront en signe de solidarité. Avec qui ? 
En solidarité avec des citoyens irakiens, syriens, turques, égyptiens,etc,.. de confession chrétienne. Mais la solidarité avec les citoyens de ces mêmes pays et qui ne sont pas de confession chrétienne mais qui sont tout autant victimes des conflits ?...

C'est justement ce que vient de rappeler de façon salutaire et courageuse l'évêque de Poitiers, Mgr Wintzer.
En lisant sa déclaration, je m'aperçois qu'une note du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France du 17 juin dernier interpelait déjà vivement les catholiques sur la question des migrants.

Surtout les diocèses avec les associations et les pouvoirs publics font déjà beaucoup pour un problème humanitaire connu depuis longtemps : 
Cela fait déjà plusieurs années que les diocèses, dont celui de Poitiers, avec le Secours catholique, l’Œuvre d’Orient, d’autres associations, avec des familles et en concertation avec les pouvoirs publics, participent à l’accueil de familles de réfugiés
C'est le même constat dans mon diocèse. 

Mgr Wintzer s'interroge également sur la pression des réseaux dit sociaux, pour reprendre son expression :  Ils sont une manière d’exercer une pression qui fait fi des médiations et des responsabilités. 
Surtout cette opération de communication  ne doit pas faire oublier que les enjeux en cause sont d’une autre gravité : il en va de la vie de personnes et de la paix de nombreux pays.
Car nos actes et nos paroles, à nous qui disposons de la liberté d’expression, doivent être responsables et ne rien faire qui oppose les populations les unes aux autres. Après les conflits, il faut qu’arrive les jours de la réconciliation, et celle-ci n’est vraie et complète que dans la mesure où des populations diverses, dans les cultures, les religions, les philosophies, etc., peuvent partager un même sort et œuvrer au même projet de société.

Le catholique que je suis est infiniment reconnaissant  à Mgr Winter d'avoir exprimé ce que j'ai ressenti lors de ce 15 août.
Comme j'avais déjà eu l'occasion de l'écrire par ailleurs, c'est l’Église que j'aime.

Pour lire la déclaration de Mgr Wintzer, cliquer ici.

jeudi 6 août 2015

Migrants : il est temps pour nous de nous réveiller

Sur la situation des migrants à Calais, une réflexion de Monseigneur Stenger, Evêque de Troyes, Président de Pax Christi France : 

"nous avons à faire à des êtres humains qui ont une histoire et une dignité."
 
"Ce que les violences à Calais révèlent" : 
- le manque de cohérence dans nos politiques d’accueil et nos législations du travail sur ce continent.
- notre difficulté à prendre les moyens financiers et humains pour accueillir ces populations.
- l’existence de flux d’exils de populations de zones de conflits et de non-droit .
- l’existence de réseaux de passeurs qui organisent ces filières de la misère, par la contrainte, la violence et le vol.

"Sommes-nous sûr de faire assez, en termes de diplomatie, de négociations et de décisions pour cesser d’alimenter les trafics d’armes ou de ressources naturelles qui entretiennent ces filières et sèment l’anarchie dans ces terres d’émigration ?"

Pax Christi France rend hommage et soutient les initiatives des "nombreuses personnes sur place qui luttent, à leur mesure, pour donner à manger, offrir une douche ou un lieu de repos à ces personnes en exil"  et qui " développent des projets nouveaux pour aider ces personnes à trouver leur place parmi nous".

vendredi 24 juillet 2015

Décision Vincent Lambert : les évêques invitent à prier

La Conférence des évêques de France a pris connaissance de la décision du Docteur Daniela Simon, responsable de la procédure collégiale concernant M. Vincent Lambert, et en prend acte.
Cette décision manifeste l’extrême complexité de la situation et son caractère infiniment douloureux.
La Conférence des évêques de France invite à la pudeur, à la modération et à la discrétion.
Les évêques encouragent les chrétiens à faire monter vers Dieu leur prière pour M. Vincent Lambert, sa famille, ainsi que pour ceux à qui il appartiendra de prendre des décisions.

Mgr Olivier Ribadeau Dumas
Secrétaire Général et Porte-parole de la Conférence des évêques de France
© Église catholique en France


Mon commentaire : 
Merci à vous, évêques des diocèses de France. Oui,  pudeur, à la modération et à la discrétion, et surtout prière. Ce sera comme Jésus nous invite, dans le secret de ma chambre et porte fermée...



mercredi 22 avril 2015

CEF : Les catholiques ne céderont pas à la peur


 Communiqué de la Conférence des évêques de France


Logo CEF en jpgL’arrestation, dimanche 19 avril 2015, de l’individu soupçonné de préparer des attentats contre des églises en banlieue parisienne crée un climat de tension et d’émotion.
La Conférence des Evêques de France appelle d’abord à l’apaisement. Les menaces terroristes, quelle qu’en soit la teneur, ont pour objectif de semer la peur, les catholiques n’y céderont pas.
A ce jour, de plus, les éléments connus concernant ces attentats déjoués semblent accréditer la thèse d’une initiative isolée et doivent permettre de garder une attitude calme. La communauté catholique reste profondément attristée par l’assassinat d’Aurélie Châtelain qui semble bien avoir été perpétré par cet étudiant interpellé dimanche. Face à cette tragédie, elle exprime sa compassion à la famille et aux proches.
La Conférence des Evêques de France salue l’attention portée par les hautes autorités de l’Etat et le soutien réaffirmé à la communauté catholique.
Depuis les attentats de début janvier, l’Eglise en France est en lien étroit et régulier avec la cellule du ministère de l’intérieur chargée de la protection des lieux de cultes. Il en résulte une surveillance d’environ 200 églises et une vigilance particulière recommandée aux curés et aux paroissiens. Les évêques, dans leur diocèse, sont en relation régulière avec les Préfets.
Aujourd’hui, la Conférence des Evêques de France estime prématuré de demander le renforcement de la protection des lieux de cultes catholiques. La partie du plan Vigipirate concernant cette protection pourra évoluer le cas échéant dans le cadre de la concertation menée avec le ministère de l’Intérieur.
Concernant les églises, la Conférence des Evêques de France tient à rappeler qu’elles doivent rester des lieux ouverts, des lieux d’accueil, conforme à l’esprit même de la religion catholique.
Dans le contexte d’aujourd’hui, renforcé par les drames vécus par les chrétiens d’Orient – et notamment après les exécutions de chrétiens éthiopiens dimanche dernier – la Conférence des Evêques de France rappelle l’importance de chercher, d’entretenir et d’amplifier le dialogue interreligieux et de ne pas se renfermer sur une attitude de méfiance. Ce n’est que dans ce dialogue et dans une connaissance réciproque approfondie que pourra se construire une société de paix et de liberté.

Source : CEF

vendredi 16 août 2013

Au sujet de l'Egypte

Il y a urgence à lire cet article au sujet de ce qui se passe en Égypte. Comme dit l'auteur," ce n'est pas le dire qui est criminel, c'est de le taire" :
"Heurts interconfessionnels", mode d'emploi - Nystagmus


Addendum du 19/08/2013

Le carnet de route d'Antoine d'Abbundo, rédigé en avril dernier permet de mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui en Egypte. Cf. en particulier la deuxième partie.
Je fais mienne cette question posée par Patrice de Plunkett : d'où vient la posture absurde de Paris-Bruxelles-Washington ? 
Voir aussi le message de soutien de l'Eglise catholique en France ainsi que l'attention portée par le pape François à la situation en Egypte.
Addendum du 21/08/2013

La réaction de
Marc Fromager, Directeur de l’Aide à l’Eglise en Détresse : "Heureusement, des égyptiens musulmans ont également aidé à protéger des églises. Ces véritables artisans de paix devront le moment venu être honorés comme il se doit.
Cette bataille d’Egypte dépasse enfin largement le cadre national et aura des répercussions sur toute la région et même au-delà. En attendant, c’est toute la population égyptienne qui est prise en otage. Écoutons-la, ce sera sans doute la meilleure manière de l’aider.
"
La déclaration de L’Église catholique d’Égypte : "nous interpelons la conscience mondiale et tous les responsables des pays pour qu’ils comprennent et croient que ce qui se passe actuellement en Égypte n’est pas une lutte politique entre des factions rivales mais qu’il s’agit d’un combat de tous les égyptiens contre le terrorisme."
Le portail francophone dédié à l'actualité copte : Blogcopte
L'éditorial de Jean-Pierre Denis dans La Vie :   "il faut voir les faits. L’arrivée au pouvoir des islamistes a avivé les tensions religieuses, comme La Vie le relevait à l’occasion d’un reportage à Minia, il y a quelques mois (voir La Vie n° 3522 du 28 février 2013). Ces derniers temps, la situation s’est considérablement dégradée. Dans cette même ville de Minia, en Moyenne-Égypte, l’école et la chapelle des jésuites ont été brûlées. Depuis le XIXe siècle, elles avaient survécu à tous les soubresauts du pays. Un bâtiment récemment construit pour accueillir des handicapés a également été incendié. À Suez, l’ensemble des lieux de culte catholiques sont détruits, ainsi que les écoles attenantes et le temple protestant. Comment fermer les yeux sur de tels incidents ? Comment y voir encore de regrettables dérapages sans signification ? Assassinats, attentats, destruction de lieux de culte, enlèvements de femmes suivies de conversions forcées… pour les Coptes, depuis la chute de ­Moubarak, tout va de mal en pis."
"Évitons cependant de remplacer un simplisme par un autre. Les dictateurs arabes et le complexe militaro-mafieux qui les soutient jouent avec le feu depuis des décennies. C’est Sadate qui a introduit la charia dans la Constitution en tant que source de droit, et ce dès 1971, puis plus nettement encore en 1980, comme le rappelle Robert Solé dans sa biographie du successeur de Nasser (Perrin). Les pompiers d’aujourd’hui sont donc les pyromanes d’hier. En somme, rien n’a changé, mais tout s’est dégradé. Les jeunes et les libéraux se sont laissé confisquer leur révolution. Pourtant, malgré l’apparente faillite du printemps arabe, l’aspiration à une vie digne, à la liberté d’expression et à la justice sociale demeure, couvant sous la cendre. Si elle ne veut pas que le pays sombre dans le chaos, ­l’armée égyptienne ne peut l’ignorer."
Addendum du 24 août 2013
Le patriarche Raï analyse globalement les conflits du Moyen-Orient: "Il y a un certain projet de destruction du monde arabe pour des intérêts politiques et économiques, et il y a encore un projet d'augmenter autant que possible les conflits inter-confessionnels dans le monde musulman entre sunnites et chiites", a affirmé à Radio Vatican le cardinal libanais, chef de cette puissante Eglise d'Orient rattaché à Rome.
"Il y a des pays de l'Occident et de l'Orient qui sont en train de fomenter tous ces conflits. Maintenant nous sommes en train de voir la destruction totale de ce que les chrétiens ont pu construire durant 1.400 ans" de cohabitation avec les musulmans. "



L'écrivain Robert Solé rappelle la place occupée par les Coptes en Egypte: Toujours est-il qu'il s'agit de la plus grande Eglise du monde arabe, et l'une des plus anciennes de la planète : ce n'est pas un corps étranger qui aurait été introduit dans la vallée du Nil par une force d'occupation ou par des missionnaires occidentaux. Ces chrétiens du désert, à qui l'on doit l'invention du monachisme, ont même tendance à se considérer plus égyptiens que d'autres puisque leurs ancêtres étaient là avant la conquête musulmane, au VIIe siècle. "Coptes" (aqbat en arabe) signifiait à l'origine "égyptiens".

La prière et le jeûne au service de la paix : Cette initiative lancée par Mgr Ilario Antoniazzi, archevêque de Tunis, a pour objectif de montrer la solidarité des chrétiens de Tunisie avec leurs frères des autres pays arabes, mais aussi avec les musulmans. Et de demander « au Seigneur qu’il accorde la paix » à ces peuples.


Heureux les artisans de paix, parce qu’ils seront appelés fils de Dieu » (Mt 5,9)

mardi 4 juin 2013

Poursuivons le dialogue!

 Conférences des évêques de France 



Perspectives du Conseil famille et société de la Conférence des évêques de France après le vote de la loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe.


Le Conseil Famille et Société de la Conférence des évêques de France, a publié un texte, intitulé « Poursuivons le dialogue ! » pour aider les communautés catholiques à surmonter leurs différences d’approche et à approfondir le dialogue. Si la foi chrétienne est bien une ressource qui donne sens à nos vies, alors il est possible de s’écouter et de s’entendre pour dire en quoi elle est aujourd’hui source d’orientation et d’inspiration éthique au sein d’une société pluraliste et sécularisée.

En voici le plan : 

1. Les enseignements positifs de ce temps de débat 
    1.1 Vivre l’exigence démocratique
          Respecter la laïcité
          Assumer une position minoritaire
    1.2 L’intérêt supérieur de l’enfant
    1.3 L’accueil dans l’Eglise des personnes homosexuelles
          L’accueil inconditionnel 
          La miséricorde et la loi 
2. De nouveaux sujets d’approfondissement
    2.1 Une vision de l’homme…
          Tous responsables de tous
          Une attention aux plus vulnérables
    2.2 … cohérente avec une vision du mariage
          Une distance grandissante entre mariage civil et mariage religieux
          Les conséquences
          Goûter à la vie de Dieu
    2.3 Retrouver le sens de l’amitié


Ce texte est à lire dans sa totalité pour en saisir toutes les nuances et la sagesse qui en émane. Il est en ligne sur le site de la Conférence des Évêques de France :

vendredi 30 novembre 2012

Un secret de l'Eglise, à divulguer, à partager,...

Le journal La Vie en a parlé cette semaine sous la plume de Natalia Trouiller dans la rubrique "Matinale chrétienne" :
Le cardinal ghanéen Peter Tuckson, président du Conseil pontifical Justice et Paix, a ainsi déclaré que "la doctrine sociale de l’Église ne devrait plus être un secret." Pour la plupart des gens et fort probablement  pour de nombreux catholiques, cette doctrine sociale de l’Église reste mal connue. Le cardinal Tuckson en propose une définition simple et claire : "ce que je suis, avec ma foi chrétienne, invité à témoigner de l'amour du Christ, comment puis-je l'engager dans l'ordre social, la vie politique et économique."

Cette question est en fait posée depuis le christianisme des origines au sujet de la foi et des actes. La doctrine sociale de l’Église ne sépare et n'oppose pas les deux, au contraire elle souligne la complémentarité des deux et cela, conformément aux écritures : "Mes frères, si quelqu'un prétend avoir la foi, alors qu'il n'agit pas, à quoi cela sert-il ? Cet homme-là peut-il être sauvé par sa foi ? Supposons que l'un de nos frères ou l'une de nos sœurs n'aient pas de quoi s'habiller, ni de quoi manger tous les jours ;  si l'un de vous leur dit : « Rentrez tranquillement chez vous ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » et si vous ne leur donnez pas ce que réclame leur corps, à quoi cela sert-il ? Ainsi donc, celui qui n'agit pas, sa foi est bel et bien morte." (Jacques 2, 14-17).

Cette doctrine n'est pas tirée seulement du Nouveau Testament. Elle traverse toute la Bible car la pensée religieuse et sociale des prophètes s'est construite autour du thème de la justice. "La justice est à la fois un thème religieux et un thème social. Le saint dans l'Ancien Testament, c'est le juste. Le péché c'est l'iniquité. Ces équivalences sont pleines de sens."*

Et comme les prophètes, et conformément à l'enseignement de Jésus qui est venu accomplir la Loi et non l'abolir,  l’Église met en avant le droit des plus faibles, des plus petits, des plus fragiles.

La démarche Diaconia 2013 participe de la doctrine sociale de l’Église : il s'agit pour tout croyant de s'investir dans le service du frère (ce que l’Église appelle la diaconie) sans déléguer aux divers services d’Église tels que le Secours catholique ou le CCFD.

Comme l'ont dit les évêques de France en 2009 : "pourquoi ne pas préparer ou prolonger la célébration eucharistique par un « ministère de la visite » auprès des isolés ou des voisins dont la pauvreté muette a besoin d'un geste fraternel ?" ainsi qu'"En ce temps de crise économique et sociale, les pauvretés d’aujourd’hui sont peut-être moins nouvelles que radicales par suite de la détérioration fréquente du tissu familial, l’insuffisance des logements, l’augmentation du chômage, la dégradation du prix de vente des produits agricoles. Dureté des conditions de travail, solitudes, addictions, fragilités psychiques, relationnelles ou culturelles accentuent chez beaucoup le sentiment d’exclusion. […] Nous appelons les catholiques en France afin qu’ils proposent des initiatives concrètes et adaptées, qui soient à l’origine d’un «vivre autrement»"

A cette fin, il existe des  parcours de formation spirituelle et pratique pour mettre en œuvre la Doctrine sociale de l’Église Catholique au quotidien. Ce sont les parcours Zachée** qui tirent leur nom de la rencontre de Jésus avec Zachée : "Zachée, descends vite, car il me faut aujourd’hui demeurer chez toi" (Luc 19, 5).

Et le service du frère ou des plus pauvres est au cœur du message évangélique, Jésus nous a bien avertis : "ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait." (Matthieu 25,34-40)



 
* Pierre Bigo, la doctrine sociale de l’Église, PUF, 1964

** que la personne qui m'a fait découvrir ces parcours soit ici remerciée, elle se reconnaîtra..
.



samedi 15 septembre 2012

En guise de point Godwin...

La sagesse populaire dit que lorsque l'on veut se débarrasser de son chien, on dit qu'il a la rage, la pire chose dont on puisse accuser un chien.

Avec l’Église catholique, il existe un procédé similaire. Ses adversaires, souvent incapables de faire preuve d'une argumentation raisonnée en viennent tout de suite, sur n'importe quel sujet d'ailleurs, à lancer l'anathème ultime : l’Église catholique est un repère de pédophiles, protégés par le secret de l'Institution, l'inaction des papes, des évêques, etc,...

Nul doute qu'en cette période de débat sur les sujets dits sociétaux, les beaux esprits vont lancer de nouveau et à profusion cet anathème. A tel point que ce type d'attaque n'est pas sans rappeler ce qu'on appelle la loi de Godwin, à savoir que plus les termes d'un débat avancent, plus ils deviennent extrêmes et l'un des contradicteurs finit par qualifier l'autre de nazi, ce qui lui vaut dans la discussion l'attribution d'un point Godwin pour montrer qu'il a franchi la limite et son argument est disqualifié de fait.

Ce principe mériterait d'être appliqué à toute discussion en ligne ayant un rapport de près ou de loin avec l’Église catholique et dans laquelle le contradicteur finit invariablement - et très rapidement sinon immédiatement - par ramener l’Église à la pédophilie (le principe vaut aussi pour les questions liées au préservatif, l'intégrisme, l'inquisition,...).

Outre la pauvreté du raisonnement intellectuel de ces militants de l'insulte, il convient de souligner que cette accusation d'une politique du secret - et qui signifierait en creux un soutien aux criminels - autour de ces questions dramatiques est surtout fausse.

Un rappel sur les procédures de l’Église catholique où l'on peut voir sans peine que c'est très exactement l'inverse du secret sur ces questions qui est demandé expressément:

Mais puisque souvent ce que dit le Vatican est modifié, déformé, mal compris, on peut consulter cette page de la blogueuse Nystagmus :

 Les évêques de France ne sont pas restés silencieux non plus :

Voir aussi cet article au sujet du voyage du Pape Benoit XVI en Grande-Bretagne :

Je sais que cela ne changera en rien l'opinion de ceux qui ont le cœur rempli de haine à l'encontre des catholiques mais ce billet me permet de rappeler de façon unique et définitive que je ne m'engagerai pas dans débats inutiles et sans fin dès lors lors que le contradicteur est christianophobe ou cathophobe. 


mercredi 15 août 2012

Prière pour l'Assomption 2012 - Église Catholique en France



 Puisqu'il va être tordu, déformé dans tous les sens et cela a déjà commencé aussi bien dans la presse que dans les réseaux sociaux, voici le texte de la prière proposée par l’Église catholique de France pour la fête de l'Assomption, bref un texte qui ne concerne que les cathos mais qui est déjà bien commenté dans d'autres cercles et avec une malhonnêteté intellectuelle confondante. Après tout autant s'en réjouir c'est que notre audience n'est pas si mauvaise que cela...

Frères et Sœurs,

En ce jour où nous célébrons l'
Assomption de la Vierge Marie, sous le patronage de qui a été placée la France, présentons à Dieu, par l'intercession de Notre-Dame, nos prières confiantes pour notre pays :


1. En ces temps de crise économique, beaucoup de nos concitoyens sont victimes de restrictions diverses et voient l'avenir avec inquiétude ; prions pour celles et ceux qui ont des pouvoirs de décision dans ce domaine et demandons à Dieu qu'il nous rende plus généreux encore dans la solidarité avec nos semblables.


2. Pour celles et ceux qui on été récemment élus pour légiférer et gouverner ; que leur sens du bien commun de la société l'emporte sur les requêtes particulières et qu'ils aient la force de suivre les indications de leur conscience.


3. Pour les familles ; que leur attente légitime d'un soutien de la société ne soit pas déçue ; que leurs membres se soutiennent avec fidélité et tendresse tout au long de leur existence, particulièrement dans les moments douloureux. Que l'engagement des époux l'un envers l'autre et envers leurs enfants soient un signe de la fidélité de l'amour.


4. Pour les enfants et les jeunes ; que tous nous aidions chacun à découvrir son propre chemin pour progresser vers le bonheur ; qu'ils cessent d'être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l'amour d'un père et d'une mère.


Seigneur notre Dieu, nous te confions l'avenir de notre pays. Par l'intercession de Notre-Dame, accorde-nous le courage de faire les choix nécessaires à une meilleure qualité de vie pour tous et à l'épanouissement de notre jeunesse
grâce à des familles fortes et fidèles. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur


lundi 13 août 2012

La prière pour la France, entre large adhésion et quelques réserves | La-Croix.com

 « J’ai l’impression que les gens ont généralement compris le sens de la démarche »,  estime toutefois Mgr Bernard Podvin, porte-parole des évêques de France. « Ils ont perçu que c’était une prière, et d’abord pour les personnes victimes de la crise, pour demander la lumière spirituelle pour éclairer les choix graves de société. Les reproches sont venus de personnes qui y ont vu une volonté d’instrumentaliser la prière, mais celle-ci ne peut être un instrument politique. Chaque chose en son temps. On prie sur des choses importantes pour la France et pour le monde. Ensuite on pourra débattre. » 

Prier ce n’est pas jouer avec la laïcité | A la table des chrétiens de gauche



Prier ce n’est pas jouer avec la laïcité

André Vingt-Trois, archevêque de Paris a proposé à ses frères dans l’épiscopat une prière pour la France lors de la fête du 15 août, l’Assomption. Beaucoup d’avis ont été postés sur le net à ce propos, souvent de façon caricaturale ou polémique. Il est difficile de se contenter d’une telle position ; les évêques ne cherchent pas à faire de cette prière un sujet politique mais à aider les catholiques à unir leur prière devant tant d’enjeux cruciaux pour l’avenir de notre société et de notre pays.
  


Ce sont quatre intentions de prière que propose le cardinal Vingt-Trois. Elles sont assez classiques dans les thèmes abordés et ressemblent à celles prononcées chaque dimanche.




vendredi 6 juillet 2012

Inquisitio

La série de l'été agite le monde des cathos. C'est faire beaucoup d'honneur à cette production. Néanmoins quelques points méritent d'être rappelés : 
 - une série télévisée ne remplacera jamais la lecture d'un livre d'histoire, surtout lorsqu'il s'agit d'une fiction, qui dans sa bande-annonce évoque un monde de légendes (sic). 
- L'esthétique ne remplacera jamais un scénario. 
- le registre de l'"heroic fantasy" tend à remplacer celui de l'Histoire dans la plupart des fictions à connotation historique, ce qui est un problème pour les programmes grand public. 

Mgr Podvin, porte-parole de la Conférence des Evêques de France, a tenu à faire cette déclaration : 
Inquisitio ? Tel est le titre d'une saga télévisée de l'été. Programmée, hélas, à heure de grande écoute. Plusieurs universitaires médiévistes, peu suspects de complaisance envers l’Église catholique, nous disent combien ils sont atterrés par cette série. Citons, entre autres points scandaleux, le traitement indigne réservé à la grande mystique Ste Catherine de Sienne.... Parce que cette période historique est extrêmement difficile pour tous, elle requiert d'autant plus un service délicat et éminent de la vérité. Quand un tel parti-pris aimante une production, qu'a-t-elle encore de...culturel? Je pleure et m'indigne de songer qu'à l'audimat, beaucoup risquent de se croire instruits par cette manière tendancieuse d'honorer l'histoire humaine et religieuse.... 

Aussi si l'on veut en savoir plus sur l'Inquisition, on peut lire quelques ouvrages sur le sujet, par exemple : 
L'Inquisition, rempart de la foi ?, Laurent Alabaret, Gallimard, “Découvertes”, 1998 (rééd. 2004)

Pour découvrir Sainte Catherine de Sienne : 
Catherine de Sienne, le feu de la sainteté, Christiane Rancé, Seuil, coll. « Points Sagesses » no 238, 2008

Ce site fait également le tour de la question (à tous les sens du terme...) : 
Enfin les cathos n'ont pas manqué d'humour à cette occasion :



dimanche 27 mai 2012

Enjeux et défis écologiques pour l’avenir

C'est  le titre d'un ouvrage qui vient de paraître et qui est signé de la Conférence des Évêques de France.
Effet de mode ? 
Non, dans la Bible, le rapport entre l'Homme et son environnement (le jardin d'Eden) est abordé dans le récit de la Création dans la Genèse. 

Et l’Église s'est emparée depuis longtemps de cette thématique. 
Tout d'abord avec Jean-Paul II qui a fait dès 1979 de Saint François d'Assise le patron des écologistes.

Cf. ce qui est dit à ce sujet sur ce blog :

Benoit XVI a beaucoup écrit sur l'écologie au point qu'une revue dès avril 2005 l'a surnommé le pape écologiste (Habemus papam ecologistum). Benoit XVI a été applaudi par les Verts lors de sa visite au Bundestag à l'automne dernier.

Logique.

Ce que dit l’Église se situe entre le programme des écologistes et celui des décroissants. Le terme utilisé est celui de "sobriété". 

Évidemment si l’Église s'exprime, ce n'est pas comme un parti ou un mouvement politique, c'est d'un tout autre ordre. Mais ses positions vont souvent dans le même sens (et réciproquement) que les mouvements de pensée qui mettent en cause la croissance comme solution à toutes les crises que nous traversons.

Aussi les évêques de France ne sont pas en reste. Un groupe de travail interne à la Conférence des Évêques de France s'est saisi de ces questions et leurs premiers travaux ont été publiés dans le petit ouvrage "Enjeux et défis écologiques pour l’avenir".


Mgr Stenger a présenté les travaux du groupe sur le site de l’Église catholique de France et il a été l'invité de Radio Notre Dame pour présenter cet ouvrage qui fait suite à un autre, passé quelque peu inaperçu en 2008, "La création au risque de l'environnement". 

Les évêques se posaient déjà ces questions  : 
"Dieu a pris le risque de nous confier la création. Et l’homme risque, par ses actions sur l’environnement, de la compromettre. Pourquoi une telle résistance à changer nos comportements ? Quelles peurs, quels aveuglements, quelles cupidités nous habitent ?"

jeudi 24 mai 2012

L'Eglise et l'immigration

Lu sur le site de l’Église de France : 

Les chrétiens le savent bien, les immigrés apportent du sang neuf et de la vitalité dans les paroisses et les communautés.
Nos hommes politiques le savent bien eux-aussi : les problèmes actuels de la France viennent beaucoup moins des immigrés que des émigrés ... fiscaux !

mardi 22 mai 2012

Aucun catholique ne peut défendre un seul de ces points à l'exclusion des autres

Le message de Benoit XVI à François Hollande, court, clair et précis a pu être quelque peu dénaturé dans la presse, qui a voulu faire croire que la Pape mettait en garde le nouveau président de la République française contre d'éventuelles dérives sociétales contraires à l’Évangile.

C'est ce qu'on a pu comprendre en lisant cet article du Monde :

La Croix a fait de même : 

Le problème est que ces deux journaux pourtant respectables ont tronqué le message de Benoit XVI en extrayant quelques mots pour les mettre en évidence alors qu'ils formaient un tout indissociable avec le reste du texte.

Mgr Podvin, porte-parole de la Conférence des évêques de France a publié un communiqué à ce sujet rétablissant le sens du message du Saint-Père : 

Le message du pape, notre boussole !

Les gens demandent souvent: "Comment allez-vous vous situer par rapport à l'action de la nouvelle équipe gouvernante?" Comme si des critères émanaient de je ne sais quel subjectivisme!


La réponse est simple: le message de Benoît XVI au nouveau Président de la République sera notre boussole.


L'essentiel y est exprimé. Édifier une société toujours plus juste. Servir la paix entre les nations. Respecter la vie et la dignité. Honorer le bien commun.


Enraciner le service politique dans les valeurs. Aucun catholique ne peut défendre un seul de ces points à l'exclusion des autres. La valeur éminente de ces critères réside dans leur cohérence.


Le catholique ne regarde pas les trains passer. Sa citoyenneté est un engagement éthique et spirituel. Elle est un service concret et une veille permanente. Qu'on relise le document des Évêques de France d'octobre dernier. On y trouvera matière à débattre en vue des législatives.
L'expression catholique n'est pas un communautarisme. Elle est service du frère dans la plénitude de sa vocation.


Dans la liberté de nos interventions, (liberté ne datant pas d'aujourd'hui, et exercée envers quelque pouvoir que ce soit !) faisons chorus à ce qui grandit l'homme et refusons ce qui le dégrade.

Merci Très Saint-Père !


Mercredi 16 mai 2012

Mgr Bernard Podvin
Porte-parole des évêques de France


En ce qui me concerne, j'ajouterai : merci Monseigneur ! Ainsi qu'à vous tous évêques de France !