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vendredi 7 octobre 2016

Un candidat incarnant l’indépendance de l’Ecologie Politique pour l’élection présidentielle de 2017

Pour être objectif et surtout complet en terme d'information, je me dois de signaler qu'Antoine Waechter est candidat à l'élection présidentielle de 2017 :



Réunis en Conseil National ces 19 et 20 mars 2016, les Écologistes du Mouvement Écologiste Indépendant,
  • au regard des exigences environnementales, démographiques, sociétales et de leur urgente prise en compte,
  • au regard de la nécessité politique de présenter un candidat qui ait la volonté de rassembler toutes les forces de l’écologie en France,
ont désigné Antoine Waechter, Président des Écologistes M.E.I., afin de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2017.
Pour faire face à la gravité de la situation écologique, seule l’indépendance de l’Ecologie Politique, un rassemblement, une coordination entre tous les écologistes, pourra permettre la prise en compte des enjeux environnementaux dans toutes les politiques menées.
Par son engagement : co-fondateur de l’Ecologie Politique en France, son expérience : il a été candidat à cette élection, sa constante implication pour défendre l’indépendance de l’Ecologie, Antoine Waechter est un candidat intègre et crédible.
Ce sont les principales raisons qui ont amené le Conseil National du M.E.I. à formuler ce choix.

mercredi 5 octobre 2016

Elections de 2017, les évêques nous invitent à réfléchir



Démocratie, société, éducation , solidarité, migrants, Europe et écologie sont les 7 thèmes sur lesquels nos évêques nous invitent à réfléchir en vue des élections de 2017
 Les voici, tirés du site de la Conférence des Évêques de France :

La France va vivre une année électorale importante avec l’élection présidentielle et les élections législatives. À la veille de ce qui doit être un authentique débat démocratique, nous souhaitons appeler nos concitoyens à tenir compte de certains enjeux qui nous paraissent engager notre avenir de façon déterminante. Nous le faisons à la lumière de nos convictions enracinées dans la tradition chrétienne et des textes publiés par le Pape François au cours des années écoulées.

1.     Démocratie et société de violence
La pratique démocratique établit des règles de débat qui permettent de confronter des convictions et de choisir pacifiquement entre différents projets de société. Quand la vie démocratique tombe dans le discrédit ou l’impuissance, les intérêts particuliers et les groupes de pression s’habituent à user de leurs moyens de contrainte pour forcer les responsables politiques à satisfaire leurs demandes. L’excès de lois trop circonstancielles émousse la force de la loi et le respect qui lui est dû. On s’efforce de dénier les procédures démocratiques pour obtenir par la contrainte, ou même la violence, ce que l’on n’a pas obtenu dans les urnes.
Si nous voulons progresser dans les pratiques démocratiques, nous devons promouvoir l’exercice du droit de vote en développant dans la société un véritable débat qui échappe aux postures, aux « petites phrases » et aux ambitions personnelles.
Le jeu médiatique, établi sur la mise en valeur excessive de la polémique et de la dénonciation, focalise l’attention générale sur des conflits de personnes ou des ambitions particulières en négligeant les convictions et les propositions argumentées. Il fait apparaître les projets et les candidats comme un jeu de rôles dans lesquels les enjeux ne sont présentés que comme des prétextes. Il ne favorise pas la confrontation pacifique, mais en développant la violence verbale, il contribue à développer une sorte d’hystérie de la vie publique.
Pour favoriser un véritable débat national, la campagne électorale à venir devra éviter les risques de crispations identitaires tout en faisant droit au fait national : nos racines, notre culture, notre patrie avec son histoire, ses responsabilités et ses atouts, la place et l’importance du fait religieux et des religions.

2.     Pour un projet de société
Le débat démocratique n’est pas une fin en soi. Il est au service de la confrontation entre des opinions et des projets. Il doit donc être une occasion d’expliciter quel projet de société nous voulons soutenir et promouvoir. Trop souvent les critères mis en avant se limitent à envisager et exprimer les données économiques, comme si l’économie était le seul facteur de construction de la qualité de la vie humaine, personnelle et collective.
L’être humain est plus qu’un élément du processus économique. Les progrès technologiques et économiques doivent être au service du bien de tous et non seulement du profit de quelques-uns. C’est donc vers une économie du partage que nous devons avancer, vers un partage plus équitable du travail et des fruits du travail.
La qualité humaine d’une société se juge aussi à la manière dont elle traite les plus faibles de ses membres : ceux qui sont laissés au bord du chemin de la prospérité, personnes âgées, malades, personnes handicapées… Nous ne pouvons être indifférents à aucune victime de notre société. Nous sommes responsables du respect de toute vie de son commencement à sa fin.

 3.     Vers un pacte éducatif
Ces progrès de la pratique démocratique vers une vie sociale paisible et plus fraternelle passent, nous le savons tous, par une meilleure qualité de l’éducation des jeunes. Cette amélioration toujours nécessaire repose sur la qualité de la scolarisation qui est trop souvent soumise à des réformes auxquelles on ne donne pas le temps de porter leurs fruits et sur lesquelles on ne fait que trop rarement une véritable évaluation. Mais surtout elle passe par une confiance à rétablir entre les familles et l’école.
Pour le bien des enfants, c’est un véritable pacte éducatif qui doit unir les familles et l’école, non une concurrence, moins encore une méfiance. Toutes les dispositions législatives ou réglementaires qui affaiblissent la stabilité des familles et les moyens d’exercer leurs responsabilités ne peuvent jamais être compensées par une exigence incantatoire envers l’école. La marginalisation d’un nombre croissant de familles, les mesures qui brouillent la filiation, celles qui favorisent les divorces et l’éclatement des familles sont payées très cher par leurs premières victimes : les enfants. On ne peut pas espérer faire progresser la cohésion sociale en négligeant son tissu nourricier qui est la cohésion familiale. Les liens entre l’éclatement des familles, l’échec scolaire, la marginalisation des jeunes, parfois jusqu’à la délinquance, sont avérés, même si nous ne souhaitons pas le reconnaître. Les travaux du synode des évêques sur la famille, repris par le Pape François dans l’Exhortation Apostolique Amoris laetitia (La joie de l’amour), rappellent combien une famille unie est une ressource pour l’avenir et une espérance pour le bien de tous.

 4.     Solidarité
Une société vivante ne peut pas être la simple addition d’intérêts ou d’accords particuliers. Elle repose nécessairement sur la recherche du bien commun et la mise en œuvre de moyens de solidarité efficace. C’est une des grandes responsabilités de l’État d’organiser cette solidarité, surtout dans les périodes de grandes difficultés économiques. Partager dans les périodes d’opulence peut paraître relativement indolore : il ne s’agit que de distribuer le superflu. Dans les périodes de restriction, il s’agit de partager en prenant sur le nécessaire.
Dans notre société, l’écart entre ceux qui peuvent compter sur la sécurité et ceux qui sont plongés dans la précarité ne cesse de s’accroître. De plus en plus de nos concitoyens ne peuvent plus bénéficier du droit au travail. Il est illusoire de penser que des indemnités financières peuvent compenser cette carence. La fragilité de l’emploi suscite des crispations de la part de ceux qui jouissent d’un emploi garanti et d’avantages sociaux assurés. La défense des droits acquis se substitue à la volonté de partager et d’intégrer de nouveaux bénéficiaires. Les plus jeunes sont les premières victimes d’un système inégalitaire. Pourtant beaucoup d’entre eux attendent d’être appelés pour prendre leur place dans notre société.
Alors que le dynamisme économique suppose des encouragements durables à l’initiative et à la prise de risque, l’État doit gérer positivement la tension entre un libéralisme sans contrôle et la sauvegarde des mécanismes de protection sociale (assurance maladie, retraite, chômage, etc.). Cet objectif doit nécessairement ressortir des projets soumis au vote des citoyens.

 5.     Migrants
Dans une époque où les distances et les frontières s’effacent devant la mondialisation économique et culturelle, notre volonté de solidarité ne peut pas s’enfermer dans le cadre restreint de notre pays. Les événements dramatiques qui frappent les populations du Moyen-Orient ou d’Afrique jettent sur les routes et sur la mer des centaines de milliers de réfugiés, véritables naufragés humains. Quand la Jordanie et le Liban reçoivent des millions de réfugiés, comment notre pays pourrait-il reculer devant la perspective d’accueillir et d’intégrer quelques dizaines de milliers de ces victimes ?
Mais plus largement que l’accueil des réfugiés, nous devons nous interroger sur la manière dont nous traitons des migrants arrivés dans notre pays depuis plusieurs années. Est-il aujourd’hui tolérable que des milliers d’hommes de femmes et d’enfants vivent sur notre territoire dans des conditions trop souvent inhumaines ?
Une volonté d’intégration ne peut se réaliser sans accompagnement des ruptures culturelles. La seule recherche de solutions économiques est vouée à l’échec si rien n’est entrepris pour la promotion culturelle, promotion d’une culture enracinée, qui donne ou redonne le sens d’une vie collective nationale.

 6.     Europe
Nous sommes bien conscients que la France, à elle seule, ne peut solutionner ces situations dramatiques. Nous ne pouvons contribuer à les soulager que dans le cadre de la solidarité européenne. D’une certaine façon, notre vieille Europe joue son avenir dans la manière dont elle réagit. Soit elle nourrit l’illusion de pouvoir barrer la route à toutes les misères pour protéger sa relative prospérité, soit elle s’engage courageusement dans des politiques d’accueil.
L’accueil serait aussi une illusion s’il ne s’accompagnait pas de véritables programmes de soutien dans les pays d’origine des migrations : soutien économique et soutien politique pour lutter contre la misère endémique et les procédés antidémocratiques de certains gouvernants. Cette lutte doit suivre les engagements internationaux pris pour l’aide au développement et peut conduire à des interventions dans différents pays, comme la France l’a fait au cours des années écoulées.
Mais le projet européen ne peut se poursuivre ni se développer sans une véritable adhésion des peuples d’Europe. Cette adhésion suppose de respecter davantage le fait historique et culturel des nations qui composent le continent. Une véritable pratique de la subsidiarité, telle qu’elle est inscrite dans ses textes fondateurs, serait une nouvelle chance pour l’Europe.

 7.     Ecologie
Il y a à peine un an, la tenue en France de la Cop21, nous sensibilisait à notre responsabilité commune envers l’humanité. Le Pape François nous a rappelé gravement cette responsabilité dans l’encyclique Laudato si. L’enjeu écologique n’est pas simplement une vision naturaliste du monde, c’est une prise de conscience morale des risques de déséquilibre climatique et économique que court la planète. Responsables de la « maison commune », il nous faut mieux tenir compte des dégâts que provoque une société tout entière fondée sur l’augmentation de la consommation. Nous avons la charge d’un monde qui a ses limites et nous ne pouvons pas l’épuiser comme s’il était sans limites. La sagesse nous invite à revoir nos modèles de consommation et à inventer un monde moins destructeur et plus juste.
Devant les défis auxquels notre société est confrontée, le risque principal serait de renoncer à lutter pour l’avenir et de céder à la tentation du fatalisme. Trop de nos concitoyens en sont arrivés à croire que la situation est bloquée et que personne n’est capable de la débloquer. Les ressources de notre pays, ressources économiques, humaines, culturelles et spirituelles nous permettent de rejeter ce fatalisme. Elles engagent chacun et chacune à exercer son discernement et sa responsabilité pour le bien de tous.

Pour celles et ceux qui ont foi en Dieu et qui vivent dans la communion au Christ, les difficultés que nous rencontrons ne sont pas un appel au renoncement. Au contraire, elles nous acculent à investir toutes nos capacités pour construire une société plus juste et plus respectueuse de chacun. Cela s’appelle l’espérance.

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France
Mgr Georges PONTIER, Archevêque de Marseille, président de la CEF
Mgr Pierre-Marie CARRÉ, Archevêque de Montpellier, vice-président de la CEF
Mgr Pascal DELANNOY, Évêque de Saint-Denis, vice-président de la CEF
Cardinal André VINGT-TROIS, Archevêque de Paris
Mgr Jean-Claude BOULANGER, Évêque de Bayeux et Lisieux
Mgr François FONLUPT, Évêque de Rodez
Mgr Hubert HERBRETEAU, Évêque d’Agen
Mgr Jean-Paul JAMES, Évêque de Nantes
Mgr Stanislas LALANNE, Évêque de Pontoise
Mgr Benoit RIVIÈRE, Évêque d’Autun, Chalon et Mâcon

samedi 31 mai 2014

Elections européennes : au-delà de l’indignation

Foucauld Giuliani : "Depuis longtemps, nous ne sommes plus à la hauteur de cet idéal démocratique qui demande du courage et un certain sens de l’espérance. Il faut que toutes les personnes suffisamment fortes de ce pays s’engagent politiquement d’une façon ou d’une autre. Pas forcément en entrant dans un parti mais au moins en participant à des débats, en intégrant des associations ou des entreprises porteuses d’une vision du bien commun, en choisissant la cause ou les causes principales sur lesquelles engager sa conscience et ne pas transiger. "

Article à lire sur le site "A la table des chrétiens de gauche"

jeudi 29 mai 2014

Il n'y a pas que les élections européennes...

Plus inquiétant que le résultat des élections européennes, celui des élections indiennes...
Fabrice Nicolino nous le rappelle :
"Un extrémiste religieux vient de s’emparer du pouvoir dans un pays clé de l’avenir commun. Ce qui ne peut qu’exacerber les tensions déjà si fortes avec le Pakistan voisin, musulman et propriétaire comme l’Inde d’un copieux arsenal nucléaire. Les deux pays ont déjà été plusieurs fois au bord de l’étripage final. La situation avec la Chine pourrait, elle aussi, se durcir, car Pékin rêve de détourner une partie des eaux descendant de l’Himalaya, qui sont vitales pour des centaines de millions d’Indiens."
Pour lire l'article, cliquer ici.

vendredi 28 mars 2014

Elections municipales, rappel de la déclaration de la CEF

Extrait de la déclaration de la Conférence des évêques de France :

La tendance à l'individualisme, à la perte du sens du bien commun et au rejet de l'autre, quand il est différent ou quand il vient d'ailleurs, nous inquiète. Souvent la peur puis la violence en sont les conséquences. Parfois même, des personnes ont le sentiment qu'elles ne sont plus accueillies là où, il y a quelques années encore, elles avaient toute leur place.
Nous encourageons les candidatures aux élections municipales de 2014 des hommes et des femmes soucieux de tous, notamment dans les nouvelles générations.

Forts de leur humanité, de leur disponibilité, forts aussi, s'ils en sont habités, de leur foi au Christ, ils pourront faire du nouveau, en renversant les mentalités dans le sens de l'amour et de l'Évangile.

Au service du bien commun, ils sauront allier aspirations individuelles, justice sociale, démocratie et paix. Notre pays en vaut la peine. Nous engageons à mettre en œuvre, au niveau local, une vive attention à toutes formes de pauvretés et la conduite d'actions dynamiques et inventives pour le meilleur de la vie ensemble.

Que chaque citoyen, en allant voter, montre sa volonté de prendre sa part dans la recherche du bien commun.


http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/les-elections-municipales-une-chance-pour-le-bien-commun-17672.html

samedi 8 mars 2014

Elections

A propos des têtes de liste pour les municipales, exception faite de Paris, le titre d'une chanson m'est venu à l'esprit :

jeudi 24 mai 2012

Le vote FN expliqué par la sociologie



En fait, encore et toujours l'angoisse liée à un manque d'espérance. "Aimez-vous les autres" a dit Jésus il y a 2000 ans... Il pourrait le dire dans ces villages. C'est à nous de le dire maintenant.

dimanche 20 mai 2012

S'engager

S'engager c'est aussi accepter de participer au débat politique en se présentant à des élections :

dimanche 6 mai 2012

Dimanche 6 mai 2012



Sans regrets,

ni fausses espérances, 

je me sens tout simplement bien ce soir.

Liberté, Égalité, Fraternité !

jeudi 3 mai 2012

Débat



En regardant le débat entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, je n'ai pu m'empêcher de penser à ce commandement : 

"Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain." Deutéronome 5, 20

On peut penser aussi à ce proverbe lorsque l'on parle tant de cette victoire annoncée : 
" Ne te vante pas de ce que sera demain, car tu ignores ce qui se produira aujourd'hui" Livre des Proverbes 27,1

Si nous voulons vraiment le changement, c'est dimanche qu'il se produira, en votant.

samedi 28 avril 2012

Les croyants et les élections


Je ne parlerai ici que des chrétiens.

Ici ou là on parle d'un vote catho traditionnellement à droite et donc en faveur de Nicolas Sarkozy.
Un sondage le dit. Il doit cependant être nuancé selon que les personnes sont pratiquantes (et avec un degré de pratique divers),  du parvis (catholiques qui se déclarent comme tels mais qui ne fréquentent pas forcément l'Eglise, l'Institution et le lieu), etc,...

Il est vrai qu'on a pu constater un glissement dans le "bruit" d'Internet.
Si les évêques de France avaient bien publié une lettre prudente mais complète sur tous les enjeux de l'élection, sans évoquer d'ailleurs les points non négociables du tradiland, certains ont effectué une relecture droitière à travers un site qui, s'il reprend tous les points de la lettre des évêques, met en exergue dans le clip qui l'accompagne, de façon presque subliminale, les critères non négociables chers aux cathos conservateurs ou traditionalistes.

Ce glissement va plus loin encore avec ce site où la question de l'immigration est également mise en exergue. Il y a bien des choix qui ont été opérés par les signataires parmi les nombreux critères des évêques. Dès lors, pourquoi parler au nom "des croyants de toutes confessions, spécialement catholique, en union avec tous les humanistes de bonne volonté" ? 
Ce qui est dit dans ce site Profession de foi 2012 n'engage que les signataires et pas l’Église catholique même s'il est fait référence à un extrait de la lettre des évêques.

Mais la réalité est bien plus complexe : certains assument d'emblée un soutien au président sortant, d'autres s'engagent de façon plus ou moins affirmée en faveur du PS et de son candidat.

En fait les critères de discernement pullulent.

Le CCFD a lancé le Pacte solidaire et a interrogé les candidats (on notera que Nicolas Sarkozy avait promis de répondre mais ne l'a pas fait à cette date).

Mes frères protestants n'ont pas été en reste. Citons par exemple la Fédération Protestante de France, qui  a travaillé avec les diverses Églises qui la composent sur le document "Vérité, Solidarité, Exemplarité".

Bref, si 47% des catholiques pratiquants ont voté pour Nicolas Sarkozy, cela veut dire que 53 % des catholiques pratiquants n'ont pas voté pour lui... 
Et que dire des pratiquants irréguliers, des non pratiquants, et des chrétiens des autres confessions  ?

On a plutôt l'impression quand on y regarde de plus près que les chrétiens ne sont pas favorables aux valeurs du président sortant.

Mais cela ne fait pas les gros titres... On se demande bien pourquoi.

mercredi 18 avril 2012

Des points non négociables ?




Les points non négociables n'existent pas dans le message de l’Église catholique. Certains disent s'appuyer sur des propos du Pape notamment lorsqu'il n'était encore que le Cardinal Ratzinger. L'ennui c'est que le Cardinal Ratzinger n'a jamais parlé de trois points non négociables mais de points-clés  (traduction sur le site du Vatican) et bien plus nombreux que trois !  :

la note doctrinale concernant certaines questions sur l’engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique  (2002)


ou de points essentiels (traduction sur le site de la CEF, en pdf)

Cette note doctrinale est relativement complexe,  mais elle est très riche et elle n'a rien à voir avec trois points non négociables, simplistes, en fonction desquels nous devrions nous déterminer pour voter.

Les journalistes n'interrogent plus nos représentants de l’Église qu'en fonction de ces trois points et non plus au sujet de la lettre des évêques d'il y a six mois. C'est sans doute le fruit du lobbyisme, efficace il faut le reconnaitre, de ceux qui ont de nombreux relais médiatiques,  mais cela n'a rien à voir avec le message de l'Eglise contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire.

Une journaliste de La Croix a bien résumé toute cette affaire sur son blog.

Le procédé est également dénoncé sur un blog de La Vie.


On ne peut qu'être gêné sinon scandalisé par le fait que quelques personnes conservatrices (voire ultra conservatrices) déforment le message de l’Église et celui du Pape à des fins politiciennes alors que la Conférence des Évêques de France avait publié une si belle lettre il y a six mois :