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dimanche 1 janvier 2017

«La non-violence: style d'une politique pour la paix»

 © Copyright - Libreria Editrice Vaticana

MESSAGE DU PAPE
FRANÇOIS
POUR LA CÉLÉBRATION DE LA
50e JOURNÉE MONDIALE DE LA PAIX
1er JANVIER 2017

«La non-violence: style d'une politique pour la paix»
1. Au début de cette nouvelle année, je présente mes vœux sincères de paix aux peuples et aux nations du monde, aux Chefs d’État et de Gouvernement, ainsi qu’aux responsables des communautés religieuses et des diverses expressions de la société civile. Je souhaite la paix à chaque homme, à chaque femme ainsi qu’à chaque enfant et je prie pour que l’image et la ressemblance de Dieu dans chaque personne nous permettent de nous reconnaître mutuellement comme des dons sacrés dotés d’une immense dignité. Surtout dans les situations de conflit, respectons cette « dignité la plus profonde »[1] et faisons de la non-violence active notre style de vie.
Voilà le Message pour la 50ème Journée Mondiale de la Paix. Dans le premier, le bienheureux Pape Paul VI s’est adressé à tous les peuples, non seulement aux catholiques, par des paroles sans équivoque : « Finalement [a] émergé d'une manière très claire le fait que la paix était l'unique et vraie ligne du progrès humain (et non les tensions des nationalismes ambitieux, non les conquêtes violentes, non les répressions créatrices d'un faux ordre civil) ». Il mettait en garde contre le « péril de croire que les controverses internationales ne peuvent se résoudre par les voies de la raison, à savoir par des pourparlers fondés sur le droit, la justice et l'équité, mais seulement au moyen des forces qui sèment la terreur et le meurtre ». Au contraire, en citant Pacem in terris de son prédécesseur saint Jean XXIII, il exaltait « le sens et l'amour de la paix, fondée sur la vérité, sur la justice, sur la liberté, sur l'amour »[2]. L’actualité de ces paroles, qui aujourd’hui ne sont pas moins importantes et pressantes qu’il y a cinquante ans, est frappante.
À cette occasion, je souhaite m’arrêter sur la non-violence comme style d’une politique de paix et je demande à Dieu de nous aider tous à puiser à la non-violence dans les profondeurs de nos sentiments et de nos valeurs personnelles. Que ce soient la charité et la non-violence qui guident la manière dont nous nous traitons les uns les autres dans les relations interpersonnelles, dans les relations sociales et dans les relations internationales. Lorsqu’elles savent résister à la tentation de la vengeance, les victimes de la violence peuvent être les protagonistes les plus crédibles de processus non-violents de construction de la paix. Depuis le niveau local et quotidien jusqu’à celui de l’ordre mondial, puisse la non-violence devenir le style caractéristique de nos décisions, de nos relations, de nos actions, de la politique sous toutes ses formes !
Un monde en morceaux
2. Le siècle dernier a été ravagé par deux guerres mondiales meurtrières ; il a connu la menace de la guerre nucléaire et un grand nombre d’autres conflits, tandis qu’aujourd’hui, malheureusement, nous sommes aux prises avec une terrible guerre mondiale par morceaux. Il n’est pas facile de savoir si le monde est actuellement plus ou moins violent qu’il l’a été hier, ni si les moyens de communication modernes et la mobilité qui caractérise notre époque nous rendent conscients de la violence ou plus habitués à elle.
De toute façon, cette violence qui s’exerce par ‘‘morceaux’’, de manières et à des niveaux différents, provoque d’énormes souffrances dont nous sommes bien conscients : guerres dans différents pays et continents ; terrorisme, criminalité et attaques armées imprévisibles ; les abus subis par les migrants et par les victimes de la traite ; la dévastation de l’environnement. À quelle fin ? La violence permet-elle d’atteindre des objectifs de valeur durable ? Tout ce qu’elle obtient n’est-ce pas plutôt de déchaîner des représailles et des spirales de conflits mortels qui ne profitent qu’à un petit nombre de ‘‘seigneurs de la guerre’’ ?
La violence n’est pas le remède pour notre monde en morceaux. Répondre à la violence par la violence conduit, dans la meilleure des hypothèses, à des migrations forcées et à d’effroyables souffrances, puisque d’importantes quantités de ressources sont destinées à des fins militaires et soustraites aux exigences quotidiennes des jeunes, des familles en difficulté, des personnes âgées, des malades, de la grande majorité des habitants du monde. Dans le pire des cas, elle peut conduire à la mort, physique et spirituelle, de beaucoup, voire de tous.
La Bonne Nouvelle
3. Jésus aussi a vécu en des temps de violence. Il a enseigné que le vrai champ de bataille, sur lequel s’affrontent la violence et la paix, est le cœur de l’homme : « C’est du dedans, du cœur de l’homme, que sortent les pensées perverses » (Mc 7, 21). Mais le message du Christ, face à cette réalité, offre la réponse radicalement positive : il a prêché inlassablement l’amour inconditionnel de Dieu qui accueille et pardonne et il a enseigné à ses disciples à aimer les ennemis (cf. Mt 5, 44) et à tendre l’autre joue (cf. Mt 5, 39). Lorsqu’il a empêché ceux qui accusaient la femme adultère de la lapider (cf. Jn 8, 1-11) et lorsque, la nuit d’avant sa mort, il a dit à Pierre de remettre son épée au fourreau (cf. Mt 26, 52), Jésus a tracé la voie de la non-violence, qu’il a parcourue jusqu’au bout, jusqu’à la croix, par laquelle il a réalisé la paix et détruit l’inimitié (cf. Ep 2, 14-16). C’est pourquoi, celui qui accueille la Bonne Nouvelle de Jésus sait reconnaître la violence qu’il porte en lui-même et se laisse guérir par la miséricorde de Dieu, en devenant ainsi, à son tour, un instrument de réconciliation, selon l’exhortation de saint François d’Assise : « La paix que vos bouches annoncent, ayez-la plus encore en vos cœurs »[3].
Être aujourd’hui de vrais disciples de Jésus signifie adhérer également à sa proposition de non-violence. Comme l’a affirmé mon prédécesseur Benoît XVI, elle « est réaliste, car elle tient compte du fait que dans le monde il règne trop de violence, trop d'injustice, et que par conséquent, on ne peut surmonter cette situation qu'en lui opposant un supplément d'amour, un supplément de bonté. Ce ‘‘supplément’’ vient de Dieu »[4]. Et il ajoutait avec une grande force : « Pour les chrétiens, la non-violence n'est pas un simple comportement tactique, mais bien une manière d'être de la personne, l'attitude de celui qui est tellement convaincu de l'amour de Dieu et de sa puissance, qu'il n'a pas peur d'affronter le mal avec les seules armes de l'amour et de la vérité. L'amour de l'ennemi constitue le noyau de la ‘‘révolution chrétienne’’ »[5]. Justement, l’évangile du aimez vos ennemis (cf. Lc 6, 27) est considéré comme «la magna charta de la non-violence chrétienne » ; il ne consiste pas « à se résigner au mal […] mais à répondre au mal par le bien (cf. Rm 12, 17-21), en brisant ainsi la chaîne de l'injustice »[6].
Plus puissante que la violence
4. La non-violence est parfois comprise dans le sens de capitulation, de désengagement et de passivité, mais en réalité il n’en est pas ainsi. Lorsque Mère Térésa a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1979, elle a livré clairement son message de non-violence active : « Dans notre famille, nous n’avons pas besoin de bombes et d’armes, de détruire pour apporter la paix, mais uniquement d’être ensemble, de nous aimer les uns les autres […]. Et nous pourrons vaincre tout le mal qu’il y a dans le monde »[7]. Car, la force des armes est trompeuse. « Tandis que les trafiquants d’armes font leur travail, il y a les pauvres artisans de paix qui, seulement pour aider une personne, une autre, puis une autre, puis une autre, donnent leur vie » ; pour ces artisans de paix, Mère Térésa est « un symbole, une icône de notre temps »[8]. En septembre dernier, j’ai eu la grande joie de la proclamer sainte. J’ai loué sa disponibilité envers tous par « l’accueil et la défense de la vie humaine, de la vie dans le sein maternel [et] de la vie abandonnée et rejetée. […] Elle s’est penchée sur les personnes abattues qu’on laisse mourir au bord des routes, en reconnaissant la dignité que Dieu leur a donnée ; elle a fait entendre sa voix aux puissants de la terre, afin qu’ils reconnaissent leurs fautes face aux crimes – face aux crimes - de la pauvreté qu’ils ont créée eux-mêmes »[9]. En réponse, sa mission – et en cela, elle représente des milliers, voire des millions de personnes – est d’aller à la rencontre des victimes avec générosité et dévouement, en touchant et en pansant tout corps blessé, en guérissant toute vie brisée.
La non-violence pratiquée avec détermination et cohérence a donné des résultats impressionnants. Les succès obtenus par le Mahatma Gandhi et Khan Abdul Ghaffar Khan dans la libération de l’Inde, et par Martin Luther King Jr contre la discrimination raciale ne seront jamais oubliés. Les femmes, en particulier, sont souvent des leaders de non-violence, comme par exemple, Leymah Gbowee et des milliers de femmes libériennes, qui ont organisé des rencontres de prière et une protestation non-violente (pray-ins) obtenant des négociations de haut niveau pour la fin de la deuxième grande guerre civile au Libéria.
Nous ne pouvons pas non plus oublier la décennie historique qui s’est conclue par la chute des régimes communistes en Europe. Les communautés chrétiennes ont apporté leur contribution par la prière insistante et l’action courageuse. Le ministère et le magistère de saint Jean-Paul II ont exercé une influence particulière. En réfléchissant sur les événements de 1989 dans l’Encyclique Centesimus annus (1991), mon prédécesseur soulignait qu’un changement historique dans la vie des peuples, des nations et des États se réalise « par une lutte pacifique, qui [utilise] les seules armes de la vérité et de la justice »[10]. Ce parcours de transition politique vers la paix a été rendu possible en partie « par l'action non violente d'hommes qui, alors qu'ils avaient toujours refusé de céder au pouvoir de la force, ont su trouver dans chaque cas la manière efficace de rendre témoignage à la vérité ». Et il concluait : « Puissent les hommes apprendre à lutter sans violence pour la justice, en renonçant à la lutte des classes dans les controverses internes et à la guerre dans les controverses internationales »[11].
L’Église s’est engagée pour la réalisation de stratégies non-violentes de promotion de la paix dans beaucoup de pays, en sollicitant même les acteurs les plus violents dans des efforts pour construire une paix juste et durable.
Cet engagement en faveur des victimes de l’injustice et de la violence n’est pas un patrimoine exclusif de l’Église catholique, mais est propre à de nombreuses traditions religieuses pour lesquelles « la compassion et la non-violence sont essentielles et indiquent la voie de la vie »[12]. Je le réaffirme avec force : « Aucune religion n’est terroriste »[13]. La violence est une profanation du nom de Dieu[14]. Ne nous lassons jamais de le répéter : « Jamais le nom de Dieu ne peut justifier la violence. Seule la paix est sainte. Seule la paix est sainte, pas la guerre ! »[15].
La racine domestique d’une politique non-violente
5. Si l’origine dont émane la violence est le cœur des hommes, il est alors fondamental de parcourir le sentier de la non-violence en premier lieu à l’intérieur de la famille. C’est une composante de cette joie de l’amour que j’ai présentée, en mars dernier, dans l’Exhortation apostolique Amoris laetitia, en conclusion de deux ans de réflexion de la part de l’Église sur le mariage et la famille. La famille est le creuset indispensable dans lequel époux, parents et enfants, frères et sœurs apprennent à communiquer et à prendre soin les uns des autres de manière désintéressée, et où les frictions, voire les conflits doivent être surmontés non pas par la force, mais par le dialogue, le respect, la recherche du bien de l’autre, la miséricorde et le pardon[16]. De l’intérieur de la famille, la joie de l’amour se propage dans le monde et rayonne dans toute la société[17]. D’autre part, une éthique de fraternité et de coexistence pacifique entre les personnes et entre les peuples ne peut se fonder sur la logique de la peur, de la violence et de la fermeture, mais sur la responsabilité, sur le respect et sur le dialogue sincère. En ce sens, j’adresse un appel en faveur du désarmement, ainsi que de la prohibition et de l’abolition des armes nucléaires : la dissuasion nucléaire et la menace de la destruction réciproque assurée ne peuvent pas fonder ce genre d’éthique[18]. Avec la même urgence, je supplie que cessent la violence domestique et les abus envers les femmes et les enfants.
Le Jubilé de la Miséricorde, conclu en novembre dernier, a été une invitation à regarder dans les profondeurs de notre cœur et à y laisser entrer la miséricorde de Dieu. L’année jubilaire nous a fait prendre conscience du grand nombre et de la grande variété des personnes et des groupes sociaux qui sont traités avec indifférence, sont victimes d’injustice et subissent la violence. Ils font partie de notre ‘‘famille’’, ils sont nos frères et nos sœurs. C’est pourquoi les politiques de non-violence doivent commencer entre les murs de la maison pour se diffuser ensuite dans l’entière famille humaine. « L’exemple de sainte Thérèse de Lisieux nous invite à pratiquer la petite voie de l’amour, à ne pas perdre l’occasion d’un mot aimable, d’un sourire, de n’importe quel petit geste qui sème paix et amitié. Une écologie intégrale est aussi faite de simples gestes quotidiens par lesquels nous rompons la logique de la violence, de l’exploitation, de l’égoïsme. »[19].
Mon invitation
6. La construction de la paix au moyen de la non-violence active est un élément nécessaire et cohérent avec les efforts permanents de l’Église pour limiter l’utilisation de la force par les normes morales, par sa participation aux travaux des institutions internationales et grâce à la contribution compétente de nombreux chrétiens à l’élaboration de la législation à tous les niveaux. Jésus lui-même nous offre un ‘‘manuel’’ de cette stratégie de construction de la paix dans le Discours sur la montagne. Les huit béatitudes (cf. Mt 5, 3-10) tracent le profil de la personne que nous pouvons qualifier d’heureuse, de bonne et d’authentique. Heureux les doux – dit Jésus –, les miséricordieux, les artisans de paix, les cœurs purs, ceux qui ont faim et soif de justice.
C’est aussi un programme et un défi pour les leaders politiques et religieux, pour les responsables des institutions internationales et pour les dirigeants des entreprises et des media du monde entier : appliquer les Béatitudes dans leur manière d’exercer leurs responsabilités propres. Un défi à construire la société, la communauté ou l’entreprise dont ils sont responsables avec le style des artisans de paix ; à faire preuve de miséricorde en refusant de rejeter les personnes, d’endommager l’environnement et de vouloir vaincre à tout prix. Cela demande la disponibilité « [à] supporter le conflit, [à] le résoudre et [à] le transformer en un maillon d’un nouveau processus »[20]. Œuvrer de cette façon signifie choisir la solidarité comme style pour écrire l’histoire et construire l’amitié sociale. La non-violence active est une manière de montrer que l’unité est vraiment plus puissante et plus féconde que le conflit. Tout dans le monde est intimement lié[21]. Certes, il peut arriver que les différences créent des frictions : affrontons-les de manière constructive et non-violente, de façon que « les tensions, et les oppositions [puissent] atteindre une unité multiforme, unité qui engendre une nouvelle vie », en conservant « les précieuses potentialités des polarités en opposition »[22].
J’assure que l’Église catholique accompagnera toute tentative de construction de la paix, y compris par la non-violence active et créative. Le 1er janvier 2017 naît le nouveau Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, qui aidera l’Église à promouvoir de manière toujours plus efficace les « biens incommensurables de la justice, de la paix et de la sauvegarde de la création » et de la sollicitude envers les migrants, « les personnes dans le besoin, les malades et les exclus, les personnes marginalisées et les victimes des conflits armés et des catastrophes naturelles, les détenus, les chômeurs et les victimes de toute forme d’esclavage et de torture »[23]. Chaque action dans cette direction, aussi modeste soit-elle, contribue à construire un monde libéré de la violence, premier pas vers la justice et la paix.
En conclusion
7. Conformément à la tradition, je signe ce Message le 8 décembre, fête de l’Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie. Marie est la Reine de la Paix. À la naissance de son Fils, les anges glorifiaient Dieu et souhaitaient paix sur la terre aux hommes et aux femmes de bonne volonté (cf. Lc 2, 14). Demandons à la Vierge d’être notre guide.
« Tous nous désirons la paix ; beaucoup de personnes la construisent chaque jour par de petits gestes ; nombreux sont ceux qui souffrent et supportent patiemment les efforts de beaucoup de tentatives pour la construire »[24]. En 2017, engageons-nous, par la prière et par l’action, à devenir des personnes qui ont banni de leur cœur, de leurs paroles et de leurs gestes, la violence, et à construire des communautés non-violentes, qui prennent soin de la maison commune. « Rien n’est impossible si nous nous adressons à Dieu dans la prière. Tous nous pouvons être des artisans de paix »[25].
Du Vatican, le 8 décembre 2016
Franciscus
 

[1] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 228.
[2] Message pour la célébration de la 1ère Journée de la Paix, 1er janvier 1968.
[3] « Légende des trois compagnons », n. 58, Sources franciscaines, Cerf/Éditions franciscaines, 2010, p. 1146.
[4] Angelus, 18 février 2007.
[5] Ibid.
[6] Ibid.
[7] Mère Térésa, Discours pour le Prix Nobel, 11 décembre 1979.
[8] Méditation « La route de la paix », Chapelle de la Domus Sanctae Marthae, 19 novembre 2015.
[9] Homélie pour la canonisation de la bienheureuse Mère Térésa de Calcutta, 4 septembre 2016.
[10] N. 23.
[11] Ibid.
[12] Discours lors de l’Audience interreligieuse, 3 novembre 2016.
[13] Discours à la 3ème Rencontre mondiale des mouvements populaires, 5 novembre 2016.
[14] Cf. Discours lors de la Rencontre avec le Cheikh des Musulmans du Caucase et avec des Représentants des autres communautés religieuses, Bakou, 2 octobre 2016.
[15] Discours, Assise, 20 septembre 2016.
[16] Cf. Exhort. ap. postsyn. Amoris laetitia, nn. 90-130.
[17] Cf. Ibid., nn. 133.194.234.
[18] Cf. Message à l’occasion de la Conférence sur l’impact humanitaire des armes nucléaires, 7 décembre 2014.
[19] Lett. enc. Laudato si’, n. 230.
[20] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 227.
[21] Cf. Lett. enc. Laudato si’, nn. 16.117.138.
[22] Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 228.
[23] Lettre apostolique sous forme de ‘‘Motu proprio’’ par laquelle est institué le Dicastère pour le Service du Développement humain intégral, 17 août 2016.
[24] Regina Caeli, Bethléem, 25 mai 2014.
[25] Appel, Assise, 20 septembre 2016.

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lundi 28 novembre 2016

Après la primaire



Nous savons désormais qui est l'adversaire, la France du passé, privilégiée, qui ne comprend rien au monde du XXIème siècle.
A celles et ceux qui ne veulent pas d'un retour en arrière sans précédent de savoir s'unir, en dépassant leurs égos, autour d'un projet fédérateur qui saura entendre la colère du peuple et lui rendre l'espérance...
Ce soir, ce n'était pas l'élection présidentielle mais la primaire à droite. Le vrai choix, c'est dans quelques mois, c'est demain, c'est aussi dans un siècle, le pire n'est jamais sûr...

Comme l'a souligné Patrice de Plunkett sur son blog, "un certain nombre des thèses de J.L. Mélenchon sont ce qu'il y a de plus proche de 'Laudato Si', d''Evangelii gaudium' (pages économiques) et des trois discours du pape aux mouvements populaires."
A l'inverse, le programme qui a remporté l'adhésion d'une certaine droite aujourd'hui et qui promet une casse sociale sans précédent est très éloignée de l'Evangile...
Le projet de Jean-Luc Mélenchon est donc à découvrir, à voir ensuite s'il est à soutenir et à accompagner :à lire ici

On pourra se rappeler ce que j'écrivais sur ce blog au sujet de l'écosocialisme dont se réclame Jean-Luc Mélenchon : à lire ici.

Méditons également ces mots de Fabrice Nicolino : " Nous devons trouver en nous un courage que nous ne soupçonnons même pas. Celui de dire définitivement non à ce monde à l’agonie. Celui d’oser en proposer un autre." A lire ici.

Surtout, pour nous chrétiens catholiques, il est temps de prendre connaissance des quelques éléments de réflexion de nos évêques sur l'année électorale qui vient et qui est déjà bien entamée : à lire ici.
Plus encore, rappelons la lecture salutaire du texte du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France aux habitants de notre pays intitulé « Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique ». A découvrir et à lire ici.


http://www.eglise.catholique.fr/actualites/dossiers/elections-2017/#1476372518856-569fba1f-5bc6


samedi 18 juillet 2015

L'économie ou l'Homme ?




C'est-à-dire une science ou la vie de l'être humain ?

Telle est la question depuis la publication de la publication de l'encyclique "Loué sois-Tu" et surtout depuis le voyage du pape en Amérique latine.

Cette question est le coeur de l'encyclique "Loué sois-Tu". 
Les économistes, du moins certains, réduisent le monde à des équations sans tenir compte de la vie des hommes. C'est ce que l'on appelle l'économisme, une idéologie comme une autre souvent défendue par les économistes libéraux ou ultralibéraux.
Le pape François part de la vie des hommes et ne peut donc être qu'en contradiction avec ces économistes libéraux. C'était d'ailleurs la position des mouvements écologistes des années 70-80. 
On leur faisait le même procès en sorcellerie et on le fait encore : naïfs, rêveurs, bisounours, n'ont rien compris à l'économie et au marché,... 

François est devenu l'empêcheur de tourner en rond n°1 qui a d'emblée mis de côté - sans pour autant les délaisser - les questions sociétales chères aux chrétiens fondamentalistes  (avortement, contraception, mariage pour tous,...) pour centrer son discours sur les questions de justice sociale.
Il est évident qu'il ne va pas se faire uniquement des amis parmi certains catholiques, bien marqués à droite et sans doute majoritaires en France - encore que - mais qui pèsent peu au regard des chrétiens du reste du monde. 

C'est peut-être une des raisons pour lesquelles le pape ne s'est pas encore rendu en France.
Dans le pays où les contempteurs des points non négociables* sont ceux qui font le plus de bruit sur les réseaux sociaux, son discours sur les trois "T" (Terre, toit et travail) ** ne serait pas aussi bien entendu et accueilli que dans les pays pauvres.   
Dans son discours, le pape François a évoqué la fraternité, l’entraide, l’engagement, la soif de justice. Il a insisté sur les droits sacrés que sont ces trois "T".
Son propos est radical comme son encyclique :
nous voulons un changement, un changement réel, un changement de structures. On ne peut plus supporter ce système, les paysans ne le supportent pas, les travailleurs ne le supportent pas, les communautés ne le supportent pas, les peuples ne le supportent pas... Et la Terre non plus ne le supporte pas, la sœur Mère Terre comme disait saint François. 

Rarement on a vu un pape être aussi clair dans la désignation de l'ennemi : 

On est en train de châtier la terre, les peuples et les personnes de façon presque sauvage. Et derrière tant de douleur, tant de mort et de destruction, on sent l’odeur de ce que Basile de Césarée – l’un des premiers théologiens de l’Église - appelait “le fumier du diable” ; le désir sans retenue de l’argent qui commande. C’est cela ‘‘le fumier du diable’’. Le service du bien commun est relégué à l’arrière-plan. Quand le capital est érigé en idole et commande toutes les options des êtres humains, quand l’avidité pour l’argent oriente tout le système socio-économique, cela ruine la société, condamne l’homme, le transforme en esclave, détruit la fraternité entre les hommes, oppose les peuples les uns aux autres, et comme nous le voyons, met même en danger notre maison commune, la sœur et mère terre.

Comment les puissants de ce monde peuvent-ils supporter un tel discours ? Leurs porte-voix vont désormais se déchainer pour disqualifier la parole du souverain pontife. 

Car il est vrai que la flèche décochée contre l'économisme est rude : 

‘‘nous avons vu et entendu’’, non pas la statistique froide mais les blessures de l'humanité souffrante, nos blessures, notre chair. Cela est très différent de la théorisation abstraite ou de l'indignation élégante.

C'est donc réjouissant, car si les fauves sont lâchés, c'est que François a touché du doigt là où cela fait très mal et qu'il va - et l'Eglise avec lui - dans la bonne direction. 
Car les reproches *** qui sont ainsi fait à François, peuvent être adressés aussi à l'Evangile et au Christ qui est mort sur la Croix pour avoir prêché la Justice...

* Cf. Des cathos rebelles en France ou le catholicisme revu et corrigé par la droite
** Discours du Pape François, Santa Cruz de la Sierra (Bolivie) Jeudi 9 juillet 2015
***  Le pape est-il nul en économie ?  rubrique "débat" sur le site de La Vie


[Billet diffusé également sur le blog "A la table des chrétiens de gauche"


dimanche 7 juin 2015

A la table des chrétiens de gauche

Je suis vraiment heureux de particper à ce blog, A la table des chrétiens de gauche :

Les coquelicots, fragiles, mais toujours là

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Notre projet a mûri comme un champs de blé, et s’est épanoui avec la levée des coquelicots. Petits fanions colorés et fragiles, touffes de mauvaise herbe, certes, perdus dans l’océan des blés, mais toujours fidèles au poste d’année en année, tels nous sommes, nous, croyants engagés à gauche.
Symbole pour symbole, à la volupté de la rose, nous opposons l’impertinence de la liberté. A la main sûre du semeur, nous échappons, préférant le chemin sauvage à la discipline de la récolte. Et pourtant : imaginerait-on l’un sans l’autre ?
Pour nous joindre : chretiensdegauche@gmail.com ou via Twitter ou via Facebook


Ce que nous sommes, ce que nous voulons être

« Il faut à tout prix que nous fassions quelque chose de notre vie : non pas ce que les autres voient et admirent, mais ce tour de force qui consiste à y imprimer l’Infini. » Emmanuel Mounier
Citoyens croyants, soucieux de porter nos idées dans l’espace public, nous défendons les valeurs de justice sociale, d’équité et de fraternité portées par la Gauche, nous inscrivant dans un courant de pensée qui porte une espérance, sociale et spirituelle, mais qui se veut libre de toute attache partisane, condition préalable à toute discussion avec les hommes de bonne volonté, et garantie d’un soutien réel mais vigilant. Nous assumons sans honte la filiation avec l’histoire des chrétiens engagés à gauche, dans sa juste tradition de dialogue, d’écoute et d’ouverture, y compris à d’autres spiritualités.
Pour autant, des convictions fortes nous animent, qui structurent les difficiles combats à mener aujourd’hui ; convictions enracinées dans un « optimisme tragique », qui nous garde de toute illusion, mais nous rapproche des Possibles.
De fait, à la cruelle constatation que « ce n’est pas la pensée qui est unique, c’est la réalité qui l’est devenue », qui laisse peu de place à l’espoir légitime qui guide une vie, nous refusons de nous soumettre, pariant beaucoup plus dans la capacité de l’Homme à se redresser et à inventer un vivre ensemble, des liens sociaux, une « convivance », autre, plus soucieuse des personnes et de leur épanouissement, plus équilibrée dans son rapport au spirituel, rapport que nous souhaitons ouvert et apaisé, moins identitaire et dogmatique, dans le cadre d’une laïcité nécessaire mais perfectible.
Ce déchaînement d’avec les exigences totalitaires de la société financière globale prépare in fine l’émancipation, la libération,  nécessaire à la reprise en main, pleinement consentie par les personnes, de leur destin commun, de leur éminente dignité.
Nous nous reconnaissons donc dans le processus d’indignation mondiale en cours, interrogeant une démocratie à refonder, et nous inscrivons dans une réflexion et des propositions de nature à mettre en œuvre des utopies concrètes, capables, à leur niveau, et avec de modestes moyens, de démontrer qu’une autre mondialisation, qu’un autre devenir est possible. N’ayons pas peur de penser, d’oser inventer ces alternatives, et de les incarner, au risque de voir s’effondrer en nous le « principe humanité » qui guide toute forme de charité. C’est alors une toute autre attention à l’Autre, au Frère, qui nous appelle, et que nous appelons de nos vœux : pour immense que soit cette mission, elle est aujourd’hui une exigence de principe, qui conditionne notre projet, et l’élaboration collective qui le porte.
Lieu de débats, espace de médiation, notre table n’est interdite à personne : nous sommes dans la posture de l’hôte, de celui qui reçoit ; et, souvent, c’est celui qui reçoit qui est reçu, se laissant bousculer par l’altérité de celui qui vient, qui interroge nos convictions, nos traditions, nos valeurs. N’assénant aucune Vérité, puisque le monde est pluriel et complexe, nous nous voyons plutôt comme un pont : entre les cultures d’abord, en ce qu’elles fondent intimement notre être au monde ; entre les religions ensuite, en ce qu’elles transcendent notre existence, entre les générations enfin, tant le sens de la filiation, de la communauté et le respect de la mémoire, contrecarrent le sentiment d’abandon qui guettent les êtres déracinés et désincarnés.

samedi 21 mars 2015

Carême 2015, la joie de la conversion

Article publié sur le site de ma paroisse. Merci à  Edouard pour les illustrations.




« Je ne réalise pas le bien que je voudrais, mais je fais le mal que je ne voudrais pas. » Lorsque le baptisé partage ce constat de Saint Paul (Ro 7, 19), il est prêt à recevoir le sacrement de la réconciliation.
Confession et sacrement de réconciliation sont souvent confondus.
La première fait souvent appel à d’anciennes représentations : le prêtre et le fidèle dans un confessionnal sombre.
Or, la confession n’est qu’un élément d’un sacrement complexe et essentiel dans la vie du baptisé.
L’habitude fait qu’il n’est désigné que par l’un de ses éléments.
Ce sacrement est une grâce pour nous et les autres, et permet au croyant d’être absous de ses péchés et de revenir à la communion avec Dieu.
Pour comprendre de quoi il s’agit, il convient de définir ce qu’est le péché.
Le péché, un manquement à l’amour
C’est l’incapacité à pardonner, à nous réconcilier avec nous mêmes, avec les autres et avec Dieu. Le péché est toujours un manquement à l’amour, à l’amour qui nous vient de Dieu ou à l’amour envers notre prochain et envers nous-mêmes.
Ce manque d’amour est conscient et volontaire.
C’est une rupture qui blesse son auteur, son entourage et sa relation à Dieu.
Le sacrement de la conversion, de la confession, du pardon, de la pénitence et de la
réconciliation. 

Tous les termes ont leur importance :
la conversion car c’est une démarche pour revenir vers le Père dont on s’est éloigné.
La confession car c’est l’aveu de nos péchés à Dieu devant le prêtre.
La pénitence car c’est la reconnaissance d’une démarche personnelle en Église qui permet de recevoir le pardon par la rencontre entre le prêtre et le pénitent, qui symbolise la rencontre personnelle du pécheur avec Dieu.
La réconciliation car il donne au pécheur l’amour de Dieu qui réconcilie.



Comment recevoir le sacrement de réconciliation ?
C’est la parole de Dieu qui révèle le besoin de bénéficier de la miséricorde de Dieu. L’examen de conscience personnel et le regret des péchés commis sont la première étape, puis il suffit de s’adresser à un prêtre.
Il n’y a ni horaires, ni lieux officiels ou obligatoires pour recevoir ce sacrement.
La règle intangible est le secret.
Le prêtre est là pour guider la démarche et les « comment faire », « comment dire » ne doivent pas être des obstacles.
L’important est la sincérité de la démarche, plus que la récitation des formules.
Il s’agit ensuite de dire ses péchés.
Si le croyant a l’impression de n’avoir rien à dire, c’est le signe qu’il y a quelque chose à changer dans sa relation avec Dieu. La formule du pardon est toujours la même : « Je te pardonne tous tes péchés, au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » Elle fait écho à la formule prononcée définitivement lors du baptême : « Je te baptise au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. »
Le prêtre propose ensuite une pénitence, début de la réparation, le plus souvent une prière ou une méditation d’un passage de l’Évangile, ou une conduite à tenir. Il invite enfin à repartir dans la paix.
Et après ?
Par ce sacrement, le Christ fait en nous œuvre de guérison et de salut, par l’Esprit Saint il réactive la force de notre baptême. Il permet de cheminer dans la paix et la joie dans le service des autres :
« Laissez-vous réconcilier avec Dieu ! » (2 Co 5, 20).

Crédits photos : Catholic Church (England and Wales) / Foter / CC BY-NC-SA

mardi 10 mars 2015

Découverte de la Maison Pastorale Notre-Dame de Pentecôte


Découverte de la Maison Pastorale Notre-Dame de Pentecôte
le samedi 21 mars 2015
de 14h à 17h30

Des questions sur la vie de l’Église ?
Accompagnés de prêtres, de membres des EAP et autres intervenants en paroisse, à votre écoute,
venez visiter le nouveau bâtiment et découvrir :
  • Une exposition et des vidéos sur les services d’Église : CCFD, Secours Catholique, Hospitalité, Pèlerinage à Lourdes, Migrants...
  • Une vidéo sur l’accueil des Jeunes
  • « Chrétiens sans frontières »
  • D’autres thèmes et activités sur la Paroisse St Martin de Longwy et du Secteur Pastoral du Pays Haut, regroupant les 7 paroisses du Pays Haut de Villerupt à Longuyon.
Rendez-vous pour un temps de partage et de convivialité.
1 avenue du Bois
54350 Mont-Saint-Martin
tél : 03 82 24 47 64 (Paroisse St Martin de Longwy)
tél : 03 82 24 34 36 (Maison Pastorale)

lundi 16 février 2015

La maison pastorale Notre-Dame de Pentecôte

Et voilà, un an après, nous y sommes ! Deo gratias ! Notre nouvelle maison pastorale est prête à fonctionner et à nous accueillir tous !

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Maison Pastorale Notre-Dame de Pentecôte
Vous avez besoin d’informations, sur le baptême, le catéchisme, la première communion des enfants, le mariage...
Vous avez besoin d’une aide spirituelle.
Vous voulez prendre rendez-vous avec un prêtre, des bénévoles vous accueillent à :
Paroisse Saint-Martin de Longwy
Maison Pastorale Notre-Dame de Pentecôte
1, Avenue du Bois
54350 MONT-SAINT-MARTIN
tél. : 03 82 24 47 64

Compte chèque postal : Paroisse Saint-Martin 4 258 90 B Nancy
Permanences d’accueil
  • le matin : tous les matins, de 10h00 à 11h00 et jeudi de 9h30 à 11h30
  • l’après-midi : les mardi et vendredi de 16h00 à 17h00
En période de vacances d’été, des changements d’horaires peuvent intervenir Il est préférable de se renseigner par téléphone avant de vous déplacer.

samedi 11 janvier 2014

Une belle maison pastorale et paroissiale pour le Pays Haut

Quelques nouvelles réjouissantes de ma paroisse et de mon diocèse :



Pentecôte 2010, Mgr Jean-Louis Papin écrivait :
« …Pour mieux répondre à sa mission, pour mieux vous servir et pour qu’une nouvelle dynamique missionnaire se développe, une importante réorganisation est mise en place.
…cette nouvelle étape est nécessaire. Elle se mettra en place progressivement. Elle permettra aux communautés chrétiennes d’être plus dynamiques dans l’Annonce de l’Évangile et de mieux vivre la communion fraternelle. »

Depuis 8 ans, la Paroisse St Martin de Longwy s’était déjà engagée dans la réflexion et l’action. Depuis trois ans, c’est l’ensemble des paroisses du Pays Haut qui ont accueilli cette nouvelle donne. Après recherche, échanges, débats, consultations diverses, à l’échelon du Pays Haut et du diocèse, une nouvelle maison pastorale va surgir de terre dans quelques semaines. Elle est un des éléments de cette nouvelle dynamique missionnaire.

Dans cet espace où de nombreux paroissiens ont reçu le baptême, la communion pour la première fois, se sont mariés ou nous ont quittés lors du dernier adieu, nous allons pouvoir de nouveau oeuvrer au service de tous. Dans cette maison, les membres des paroisses du Pays Haut, enfants de l'éveil à la foi et du catéchisme, les jeunes et les adultes vont pouvoir se réunir, se rencontrer, se former, prier ensemble et servir les autres. Pour ce lieu abandonné depuis plusieurs années, c'est une véritable renaissance.
Nous nous en réjouissons : c’est une chance pour notre paroisse St Martin de Longwy, pour les six autres paroisses du secteur, pour le Grand Longwy, notre diocèse, 

Un nouveau paysage, une chance pour tous !

(communiqué de la paroisse Saint-Martin)




mardi 24 décembre 2013

Joyeux Noël à toutes et à tous !

Pape François : Le Seigneur vient. Attendons-le avec un cœur ouvert!
« Joyeux Noël, priez pour moi», a dit François. Benoît XVI a répondu, «toujours, toujours, toujours ». (Radio Vaticana)




Évangile de Jésus Christ selon saint Luc


En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre - ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. -
Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine.
Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David.
Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte.
Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter.
Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune.
Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux.
L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte,
mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple :
Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur.
Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. »
Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. »


jeudi 19 septembre 2013

Un hôpital de campagne après une bataille

Pope Francis at Vargihna
 
C'est ainsi que le pape François voit l’Église : 
Je vois l’Église comme un hôpital de campagne après une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s’il a du cholestérol ou si son taux de sucre est trop haut! Nous devons soigner les blessures. Ensuite nous pourrons aborder le reste.
Et il a raison. L'entretien que le pape a donné à la revue des Jésuites italiens est direct, profond. Le pape ne s’embarrasse pas de circonvolutions, il va à l'essentiel. Nous sommes tous des blessés graves et ce pape nous transmet de belles paroles d'espérance, de foi de d'amour qui nous incitent non seulement à prier mais aussi et surtout à agir en suivant le chemin annoncé dans l’Évangile (Le plus important est la première annonce : “Jésus Christ t’a sauvé !”).
Il y a quelques mois, je concluais ainsi un billet de ce blog par ces mots :
Par sa renonciation, Benoit XVI a lancé un défi aux catholiques. Sommes-nous prêts à le relever en réalisant pleinement Vatican II ?

Chiche !
Et bien, on dirait que nous y sommes ! 

Le pape François : Vatican II fut une relecture de l’Évangile à la lumière de la culture contemporaine. Il a produit un mouvement de rénovation qui vient simplement de l’Évangile lui-même. Les fruits sont considérables.
Cet entretien, ou cette conversation, se termine sur la manière de prier du pape François : 
Je prie l’Office chaque matin. J’aime prier avec les psaumes. Je célèbre ensuite la messe. Et je prie le rosaire. Ce que je préfère vraiment, c’est l’Adoration du soir, même quand je suis distrait, que je pense à autre chose, voire quand je sommeille dans ma prière. Entre sept et huit heures du soir, je me tiens devant le saint sacrement pour une heure d’adoration. Mais je prie aussi mentalement quand j’attends chez le dentiste ou à d’autres moments de la journée. La prière est toujours pour moi une prière “mémorieuse” (memoriosa), pleine de mémoire, de souvenirs, la mémoire de mon histoire ou de ce que le Seigneur a fait dans son Église ou dans une paroisse particulière. C’est la mémoire dont saint Ignace parle dans la Première semaine des Exercices spirituels lors de la rencontre miséricordieuse du Christ cruci€fié. Je me demande : “Qu’ai-je fait pour le Christ ? Qu’est-ce que je fais pour le Christ ? Que dois-je faire pour le Christ ?” C’est la même mémoire dont il parle dans la Contemplatio ad amorem (Contemplation pour obtenir l’amour), lorsqu’il demande de faire revenir à la mémoire les biens reçus. Par-dessus tout, je sais que le Seigneur se souvient de moi. Je peux L’oublier, mais je sais que Lui, jamais.
Jamais Il ne m’oublie.
[...]
Cet entretien d'une trentaine de pages est disponible gratuitement et est téléchargeable sur le site de la revue Etudes, le revue des Jésuites français.

dimanche 18 août 2013

Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ?

Poignée mains bardo
 

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc
( Lc 12, 49-53 )
Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division.
Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. » 

L’Évangile de ce dimanche ne peut que nous interpeller et nous interroger. 
Voici une homélie et un commentaire qui peuvent nous éclairer : 

De l'une, je retiens que " Que Dieu est le Père de tous les hommes et que tous les hommes sont nos frères. Voilà une racine profonde de nos conflits : la peur de l’autre, de celui qui est différent. « N’ayez pas peur » et apprenez à pardonner les offenses. Voilà qui est divinement humain et humainement divin."

Et de l'autre que "Le premier effet de la paix du Christ est la réconciliation entre les humains."






vendredi 26 juillet 2013

JMJ : le "document d'Aparecida"



Le pape François au cours de ces Journées Mondiales de la Jeunesse évoque de façon récurrente le document d'Aparecida. Il s'agit d'un texte issu de la Ve Conférence générale du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM). 
Le cardinal Bergoglio y a pris une part prépondérante qui l'a présenté en tant que pape il y a quelques jours : cette Conférence a été un grand moment d’Église. Et nous pouvons dire, en effet, que le document d’Aparecida est bien connu justement à cause de ce tressage entre les travaux des pasteurs et la foi simple des pèlerins, sous la protection maternelle de Marie. 
Ce document en son temps a été validé par le pape Benoit XVI.
Le texte est disponible dans son intégralité en téléchargement gratuit sur le site du CELAM  :

Il a présenté dans la Croix : 

Patrice de Plunkett sur son blog en a tiré la substantifique moelle dans plusieurs billets : 


jeudi 18 juillet 2013

J'ai vu un homme prier...

 
J'ai vu un homme prier...

Un pèlerin, assis sur un banc au milieu de la foule. 
Humble, inconnu, un modeste chrétien parmi d'autres, comme les autres. Recueilli, attendant son tour pour se lever, son chapelet à la main. 
Se lever pour prendre son tour dans le défilé incessant de pèlerins dans la grotte. Comme tous, je l'ai vu marcher d'un pas lent mais sûr.

J'ai vu cet homme prier. 

J'ai pris mon tour à la suite d'autres pèlerins. 
Comme cet homme, comme tous les autres, j'ai posé ma main sur la roche en défilant dans ce demi-cercle. Comme lui, comme tous, j'ai marqué un temps d'arrêt juste en dessous du lieu où cela s'est produit, Bernadette a été chargée de nous le dire, pas de le faire croire. L'eau suinte et dégouline à cet endroit, nos mains sont mouillées, le chapelet aussi. Cet homme a fait ce geste, les autres pèlerins également, moi aussi, comme tant d'autres, comme des millions d'autres depuis des décennies, depuis plus d'un siècle.
Et l'on finit par ressentir ce que tant d'autres ont ressenti, cette relation qu'on ne peut véritablement décrire et expliquer. 

Et chacun prie comme il peut, comme il veut, comme il l'a appris, un "je vous salue Marie", ou d'autres mots. Et cet homme, je l'ai vu prier. Si je l'ai observé c'est parce qu'au cours des heures précédentes, j'ai vu et entendu cet homme célébrer une messe. Il nous a fait part de son amour pour l’Église, pas d'une église, d'un clocher, voire d'une paroisse, non, il a parlé de l'amour pour l’Église, cette Église en laquelle nous croyons, nous le disons chaque dimanche à la messe : je crois en l’Église catholique, une, sainte et apostolique ou je crois à l'esprit saint, à la sainte Église catholique.

C'est cette Église que nous servons, qui est notre mère car c'est elle qui nous a transmis la Bonne Nouvelle.
Cet homme que j'ai vu prier aime l’Église, et il nous a demandé au cours de son homélie d'aimer l’Église.
 
Cet homme, prêtre, archevêque, a insisté sur l'Amour que nous devons à l’Église ainsi que sur la fidélité au Pape. Il a tenu à distinguer la paroisse (ou l'esprit de paroisse, de chapelle ou de clocher) et l’Église. 

Il a pris l'exemple d'un de ses condisciples du séminaire (je raconte de mémoire). Les séminaristes s'étaient rendus à Lourdes au moment de leur ordination. Il y a prié avec son ami chinois. Après leur ordination, le jeune prêtre chinois est reparti en Chine, il a été arrêté dès son arrivée et jeté en prison. Il aurait pu être libéré s'il avait accepté d'abjurer sa foi. Il est donc resté enfermé pendant 35 ans et a été libéré il y a quelques années. Ce qui lui a permis de tenir, c'est son Amour pour l’Église et sa fidélité au Saint Père. Le prêtre chinois est venu à Rome pour rencontrer le Pape. Il est arrivé en fauteuil roulant, il a trouvé la force de se lever en voyant le Pape pour marcher vers lui et celui-ci l'a étreint dans ses bras.

C'est cela l’Église ! C'est cette grande famille qui se trouve partout dans le monde. Que ce soit au Vatican, dans toute paroisse, ou dans une prison chinoise, c'est la même Église.
C'est ce même Amour pour l’Église qui doit nous animer.

Cet homme qui nous a raconté cette histoire, je l'ai vu prier, non pas tant comme prêtre dans une assemblée de chrétiens, mais je l'ai vu prier en tant que simple chrétien dans cette petite grotte.

Depuis, je ne vois plus tout fait Lourdes de la même façon. L'Eglise et ses prélats, non plus.

A Lourdes, j'ai vu un homme prier... 

C'est ça, Lourdes.

Merci. 






mardi 4 juin 2013

Chrétiens sans Frontières N°54

De François Gastineau, rédacteur en chef du journal Chrétiens sans Frontières : 
La dernière édition du journal Chrétiens sans Frontières est disponible :
Il traite du dialogue (dans le couple, entre religions, avec Dieu, …). Il montre comment l’Église se fait conversation.
Il met aussi les mariés de l'an 2012 à l'honneur.
Enfin de nombreuses initiatives sur l’engagement au service de la fraternité y sont décrites.
Pour lire le journal, cliquer sur l'image : 

 



vendredi 10 mai 2013

Un exemple sublime d'information partielle et partiale





A la lecture d'un article sur chiesa.espresso.repubblica.it, on pourrait croire que le pape François s'abstient de donner la communion à des personnes en état de péché, en particulier d'après le sous-titre, aux politiciens favorables à l'avortement : 

"Pourquoi le pape François ne donne pas la communion

Parce que, dit-il, des pécheurs publics non repentis pourraient se glisser parmi les fidèles et qu'il ne veut pas favoriser leur hypocrisie. Le cas des politiciens catholiques partisans de l’avortement. "


Or en lisant attentivement le corps de l'article on s'aperçoit qu'il n'en est rien car le pape a donné la raison dans un de ses livres alors qu'il n'était encore qu'archevêque de Buenos Aires : 
Il est vrai que, parmi les paroissiens, il y a des gens qui ont tué non seulement intellectuellement ou physiquement mais aussi de manière indirecte, par une mauvaise gestion des capitaux, en payant des salaires injustes. Ils sont membres d’organisations de bienfaisance, mais ils ne paient pas à leur personnel ce qui lui revient, ou ils le font travailler au noir. 

L'extrapolation de l'auteur de l'article est symptomatique de ces catholiques qui ont une vision bien limitée, partielle et donc fausse de leur religion, particulièrement au sujet de la doctrine sociale de l’Église qu'ils refusent de connaître et qui visiblement ne les intéressent pas.

L'élection de François a été particulièrement bien accueillie dans le monde entier et ouvre de grandes espérances, et pour l’Église, et pour le monde, en particulier pour les plus petits de ses membres : les pauvres.

Mais cela ne semble pas plaire à tous, dans le monde catholique, qui préféreraient voir le pape et l’Église ne s'occuper que de morale sexuelle et surtout pas de justice économique, sociale et écologique. Il est évident que ceux-là n'ont toujours pas compris que cette vision étriquée de l’Église, d'un autre temps, est définitivement révolue. Ceux-là sont sans doute les mêmes qui n'ont toujours pas digérés et admis Vatican II.

Mais François est là désormais. Et il suit l'enseignement de Jésus qui a surtout abordé au cours de son ministère des questions de justice et de rapports avec le pouvoir.

dimanche 31 mars 2013

Garder toute la création et faire fleurir la justice et la paix


MESSAGE URBI ET ORBI
DU PAPE FRANÇOIS
PÂQUES 2013
Dimanche 31 mars 2013

Chers frères et sœurs de Rome et du monde entier, bonne fête de Pâques ! Bonne fête de Pâques !
C’est une grande joie pour moi de pouvoir vous faire cette annonce : le Christ est ressuscité ! Je voudrais qu’elle arrive dans chaque maison, dans chaque famille, spécialement là où il y a plus de souffrance, dans les hôpitaux, dans les prisons…
Surtout je voudrais qu’elle atteigne tous les cœurs, parce que c’est là que Dieu veut semer cette Bonne Nouvelle : Jésus est ressuscité, c‘est l’espérance pour toi, tu n’es plus sous la domination du péché, du mal ! L’amour a vaincu, la miséricorde a vaincu ! La miséricorde l’emporte toujours !
Nous aussi, comme les femmes disciples de Jésus, qui allèrent au tombeau et le trouvèrent vide, nous pouvons nous demander quel sens a cet événement (cf. Lc 24, 4). Que signifie : Jésus est ressuscité ? Cela signifie que l’amour de Dieu est plus fort que le mal et que la mort elle-même ; cela signifie que l’amour de Dieu peut transformer notre vie, faire fleurir ces zones de désert qui sont dans notre cœur. Et cela l’amour de Dieu peut le faire !
Ce même amour par lequel le Fils de Dieu s’est fait homme et est allé jusqu’au bout du chemin de l’humilité et du don de soi, jusqu’aux enfers, jusqu’à l’abîme de la séparation de Dieu, ce même amour miséricordieux a inondé de lumière le corps mort de Jésus, l’a transfiguré, l’a fait passer dans la vie éternelle. Jésus n’est pas retourné à la vie d’avant, à la vie terrestre, mais il est entré dans la vie glorieuse de Dieu et il y est entré avec notre humanité, il nous a ouvert à un avenir d’espérance.
Voilà ce qu’est Pâques : c’est l’exode, le passage de l’homme de l’esclavage du péché, du mal à la liberté de l’amour, du bien. Parce que Dieu est vie, seulement vie, et sa gloire c’est nous : l’homme vivant (cf. Irénée, Adversus haereses, 4, 20, 5-7).
Chers frères et sœurs, le Christ est mort et ressuscité une fois pour toutes et pour tous, mais la force de la Résurrection, ce passage de l’esclavage du mal à la liberté du bien, doit se réaliser en tout temps, dans les espaces concrets de notre existence, dans notre vie de chaque jour. Que de déserts, aujourd’hui encore, l’être humain doit-il traverser ! Surtout le désert qui est en lui, quand manque l’amour de Dieu et du prochain, quand manque la conscience d’être un gardien de tout ce que le Créateur nous a donné et nous donne. Mais la miséricorde de Dieu peut aussi faire fleurir la terre la plus aride, peut redonner vie aux ossements desséchés (cf. Ez 37, 1-14).
Alors, voici l’invitation que j’adresse à tous : accueillons la grâce de la Résurrection du Christ ! Laissons-nous renouveler par la miséricorde de Dieu, laissons-nous aimer par Jésus, laissons la puissance de son amour transformer aussi notre vie ; et devenons des instruments de cette miséricorde, des canaux à travers lesquels Dieu puisse irriguer la terre, garder toute la création et faire fleurir la justice et la paix.
Et demandons ainsi à Jésus ressuscité, qui transforme la mort en vie, de changer la haine en amour, la vengeance en pardon, la guerre en paix. Oui, le Christ est notre paix et par lui implorons la paix pour le monde entier !
Paix pour le Moyen-Orient, en particulier entre Israéliens et Palestiniens, qui ont du mal à trouver la route de la concorde, afin qu’ils reprennent avec courage et disponibilité les négociations pour mettre fin à un conflit qui dure désormais depuis trop longtemps. Paix en Irak, pour que cesse définitivement toute violence, et, surtout, pour la Syrie bien-aimée, pour sa population blessée par le conflit et pour les nombreux réfugiés qui attendent aide et consolation. Que de sang a été versé ! Et que de souffrances devront encore être infligées avant qu’on réussisse à trouver une solution politique à la crise ?
Paix pour l’Afrique, théâtre encore de conflits sanglants. Au Mali, afin qu’il retrouve unité et stabilité ; et au Nigéria, où malheureusement ne cessent les attentats qui menacent la vie de tant d’innocents et où de nombreuses personnes, même des enfants, sont retenues en otage par des groupes terroristes. Paix dans l’est de la République Démocratique du Congo et en République Centrafricaine, où nombreux sont ceux qui sont contraints à laisser leurs maisons et vivent encore dans la peur.
Paix en Asie, surtout dans la Péninsule coréenne, pour que soient surmontées les divergences et que murisse un esprit renouvelé de réconciliation.
Paix au monde entier, encore si divisé par l’avidité de ceux qui cherchent des gains faciles, blessé par l’égoïsme qui menace la vie humaine et la famille, égoïsme qui continue la traite des personnes, l’esclavage le plus répandu en ce vingt-et-unième siècle ; la traite des personnes est vraiment l’esclavage le plus répandu de ce vingt-et-unième siècle ! Paix au monde entier, déchiré par la violence liée au trafic de drogue et par l’exploitation inéquitable des ressources naturelles ! Paix à notre Terre ! Que Jésus ressuscité apporte réconfort aux victimes des calamités naturelles et fasse de nous des gardiens responsables de la création !
Chers frères et sœurs, à vous tous qui m’écoutez de Rome et de toutes les parties du monde, j’adresse l’invitation du Psaume : « Rendez grâce au Seigneur : Il est bon ! Éternel est son amour ! Oui, que le dise Israël : ‘ Éternel est son amour !’ » (Ps 117, 1-2).

Salutation finale
Chers frères et sœurs, rassemblés de toutes les parties du monde sur cette Place, cœur de la chrétienté, et vous tous qui êtes reliés à travers les moyens de communication, je renouvelle mes vœux : Bonne fête de Pâques !
Apportez dans vos familles et vos pays le message de joie, d’espérance et de paix, que chaque année, en ce jour on renouvelle avec force.
Le Seigneur ressuscité, vainqueur du péché et de la mort soit votre soutien à tous, en particulier aux plus faibles et aux plus nécessiteux. Merci pour votre présence et le témoignage de votre foi. Une pensée et un merci tout particulier pour le don de ces très belles fleurs qui viennent des Pays-Bas. A tous je répète affectueusement : que le Christ ressuscité guide chacun de vous et l’humanité tout entière sur les sentiers de la justice de l’amour et de la paix.
 
© Copyright 2013 - Libreria Editrice Vaticana

Pâques

Noli me assisi

Evangile selon Saint Jean 20, 11 à 18

Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes,  et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds.  Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. »  Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus.  Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. »  Jésus lui dit alors : « Marie ! » Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs.  Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »  Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »