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mercredi 22 avril 2015

CEF : Les catholiques ne céderont pas à la peur


 Communiqué de la Conférence des évêques de France


Logo CEF en jpgL’arrestation, dimanche 19 avril 2015, de l’individu soupçonné de préparer des attentats contre des églises en banlieue parisienne crée un climat de tension et d’émotion.
La Conférence des Evêques de France appelle d’abord à l’apaisement. Les menaces terroristes, quelle qu’en soit la teneur, ont pour objectif de semer la peur, les catholiques n’y céderont pas.
A ce jour, de plus, les éléments connus concernant ces attentats déjoués semblent accréditer la thèse d’une initiative isolée et doivent permettre de garder une attitude calme. La communauté catholique reste profondément attristée par l’assassinat d’Aurélie Châtelain qui semble bien avoir été perpétré par cet étudiant interpellé dimanche. Face à cette tragédie, elle exprime sa compassion à la famille et aux proches.
La Conférence des Evêques de France salue l’attention portée par les hautes autorités de l’Etat et le soutien réaffirmé à la communauté catholique.
Depuis les attentats de début janvier, l’Eglise en France est en lien étroit et régulier avec la cellule du ministère de l’intérieur chargée de la protection des lieux de cultes. Il en résulte une surveillance d’environ 200 églises et une vigilance particulière recommandée aux curés et aux paroissiens. Les évêques, dans leur diocèse, sont en relation régulière avec les Préfets.
Aujourd’hui, la Conférence des Evêques de France estime prématuré de demander le renforcement de la protection des lieux de cultes catholiques. La partie du plan Vigipirate concernant cette protection pourra évoluer le cas échéant dans le cadre de la concertation menée avec le ministère de l’Intérieur.
Concernant les églises, la Conférence des Evêques de France tient à rappeler qu’elles doivent rester des lieux ouverts, des lieux d’accueil, conforme à l’esprit même de la religion catholique.
Dans le contexte d’aujourd’hui, renforcé par les drames vécus par les chrétiens d’Orient – et notamment après les exécutions de chrétiens éthiopiens dimanche dernier – la Conférence des Evêques de France rappelle l’importance de chercher, d’entretenir et d’amplifier le dialogue interreligieux et de ne pas se renfermer sur une attitude de méfiance. Ce n’est que dans ce dialogue et dans une connaissance réciproque approfondie que pourra se construire une société de paix et de liberté.

Source : CEF

lundi 6 avril 2015

#JesuisKenyan


En solidarité aves les chrétiens persécutés, martyrisés

Déclararations du pape François  :
- lors de la bénédiction Urbi et Orbi, « Qu’une prière incessante monte de tous les hommes de bonne volonté pour ceux qui ont perdu la vie – tués jeudi dernier à l’Université de Garissa, au Kenya – ».
-A la fin du chemin de Croix  : « Aujourd'hui nous voyons nos frères persécutés, décapités et crucifiés pour leur foi en Toi, sous nos yeux ou souvent avec notre silence complice».

Communiqué de l'Agence Universitaire de la Francophonie
"Le recteur de l'Agence universitaire de la Francophonie, Bernard Cerquiglini, s'associe à la ferme condamnation par Michaëlle Jean, secrétaire générale de l'OIF, de l'attentat perpétré à l'Université de Garissa au Kenya.
S'en prendre à l'Université, c'est s'en prendre à la jeunesse, au savoir et aux Lumières, à l'avenir d'un pays.
Les universités membres de l'Agence universitaire de la Francophonie, leurs enseignants et leurs étudiants, disent NON à la barbarie."

«S’en prendre à la jeunesse d’un pays, à des étudiants sur le campus d’une université qui représente le lieu de la connaissance et du progrès, traduit une volonté déterminée des terroristes de saper l’avenir d’une nation » 

 

jeudi 2 avril 2015

Discours du pape François à Naples le samedi 21 mars 2015




Les médias ont beaucoup relayé ce discours à Naples mais surtout en mettant  l'accent sur la condamnation de la corruption. 
Or, pour le pape François c'est tout un système économique qui est visé : l'officiel,  l'économie libérale et le souterrain, le système mafieux. 
En quelque sorte, les deux faces d'une même pièce qui broie l'être humain. 
C'est sans doute en raison de cette condamnation forte du système économique qui gouverne notre monde que le discours papal même s'il a été relayé, l'a été de façon partiale et partielle en mettant l'accent sur la dénonciation de la mafia et de la corruption. 
Et aussi, le pape a appelé à une "bonne politique", appel qui a pris une résonance particulière en cette période d'élections en France. 
En voici des extraits, la mise en gras est de nous : 

[...]
ne permettez jamais que le mal ait le dernier mot. C’est l’espoir, vous le savez bien, ce grand patrimoine, ce «levier de l’âme», si précieux mais également exposé à des assauts et des déprédations.
Nous le savons, celui qui emprunte volontairement la voie du mal dérobe un morceau d’espoir, il gagne un petit quelque chose mais vole l’espoir à lui-même, aux autres, à la société. La voie du mal est une voie qui vole toujours l’espoir, elle le vole également aux gens honnêtes et travailleurs, de même qu’à la bonne réputation de la ville, à son économie.

Je voudrais répondre à la sœur qui a parlé au nom des immigrés et des sans domicile fixe. [...] Pensons à cela: nous sommes tous des migrants sur le chemin de la vie, aucun d’entre nous n’a de domicile fixe sur cette terre, nous devons tous nous en aller. Et nous devons tous aller retrouver Dieu [...]

Puis il y a eu l’intervention du travailleur. Et je le remercie lui aussi, parce que je voulais naturellement toucher ce point, qui est un signe négatif de notre temps. Le manque de travail pour les jeunes l’est de façon spéciale. Mais pensez un peu: plus de 40 pour cent des jeunes âgés de moins de 25 ans n’ont pas de travail! C’est grave! Que fait un jeune sans travail? Quel avenir a-t-il? Quelle route de vie choisit-il? Il s’agit d’une responsabilité qui appartient non seulement à la ville, non seulement au pays, mais au monde! Pourquoi? Parce qu’il y a un système économique qui met les gens au rebut et c’est maintenant au tour des jeunes d’être mis au rebut, c’est-à-dire d’être sans travail. Cela est grave! [...]
 Ce manque de travail nous vole notre dignité. Nous devons lutter pour cela, nous devons défendre notre dignité de citoyens, d’hommes, de femmes, de jeunes. C’est le drame de notre temps. Nous ne devons pas nous taire.

Je pense aussi au travail «à moitié». Qu’est-ce que j’entends par là? L’exploitation des personnes dans le travail. Il y a quelques semaines, une jeune fille qui avait besoin de travail en a trouvé un dans une entreprise touristique et les conditions étaient les suivantes: 11 heures de travail, 600 euros par mois sans aucune cotisation pour sa retraite. «Mais c’est peu pour 11 heures!». «Si ça ne te plaît pas, regarde la file de personnes qui attend le travail!». Cela s’appelle l’esclavage, cela s’appelle l’exploitation, cela n’est pas humain, cela n’est pas chrétien. [...]
 Nous devons reprendre la lutte pour notre dignité qui est la lutte pour chercher, pour trouver, pour retrouver la possibilité de rapporter le pain à la maison! Telle est notre lutte!
[...]
Le parcours d’espérance pour les enfants — ceux qui sont ici et pour tous — est avant tout l’éducation, mais une vraie éducation, le parcours d’éduquer pour un avenir: cela prévient et aide à aller de l’avant. Le juge a dit un mot que je voudrais reprendre, un mot que l’on utilise beaucoup aujourd’hui, le juge a dit «corruption». Mais, dites-moi, si nous fermons la porte aux migrants, si nous enlevons le travail et la dignité aux gens, comment cela s’appelle-t-il? Cela s’appelle corruption et nous tous avons la possibilité d’être corrompus, aucun d’entre nous ne peut dire: «Moi, je ne serai jamais corrompu». Non! C’est une tentation, c’est le fait de glisser vers les affaires faciles, vers la délinquance, vers les délits, vers l’exploitation des personnes. Combien de corruption il y a dans le monde!
[...]
La «bonne politique» est un service aux personnes, qui s’exerce en premier lieu au niveau local, où le poids des défaillances, des retards, des omissions, est plus direct et fait plus mal. La bonne politique est une des expressions les plus élevées de la charité, du service et de l’amour.

Fin de citation.

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