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mardi 30 septembre 2014

Comment les produits chimiques ont envahi la planète

 De Fabrice Nicolino : 

Une enquête redoutable sur l’invasion effrayante des produits chimiques dans notre quotidien et notre environnement.

C’est un livre sans précédent. Jamais on n’avait essayé de réunir tous les points pour faire enfin apparaître le dessin complet. Comment en est-on arrivé là ? Comment et pourquoi l’industrie chimique a pu libérer dans l’eau, dans l’air, dans le sol, dans les aliments, et jusque dans le sang des nouveau-nés des millions de molécules chimiques, toute différentes les unes des autres ?
Quels sont les liens entre le temps des alchimistes et celui du prix Nobel de chimie Fritz Haber, grand criminel de guerre ? D’où viennent Bayer, BASF, Dow Chemical, DuPont, Rhône-Poulenc ? Comment est-on passé de la bakélite des boules de billard et des combinés du téléphone au nylon, puis au DDT et aux perturbateurs endocriniens ? Pourquoi des maladies comme le cancer, l’obésité, le diabète, Alzheimer, Parkinson, l’asthme et même l’autisme flambent toutes en même temps ? Qui est Théo Colborn, la Rachel Carson du 21ème siècle ? Pourquoi l’OMS, la FAO, l’ONU ne bougent-elles pas ? Pourquoi les agences de protection françaises regardent-elles ailleurs ? Comment les normes officielles ont-elles été truquées ? Que contient vraiment l’eau dite potable ? Comment les transnationales ont-elles organisé une désinformation planétaire sur cet empoisonnement universel ? Y a-t-il une chance de s’en sortir ?
Pour la première fois, tout le dossier est enfin rendu public. Il est effrayant, mais un peuple adulte n’a-t-il pas le droit de savoir ? Ce livre, qui donne des noms, des faits, des accointances, ne peut rester sans réponse. C’est l’heure de se lever.




jeudi 11 septembre 2014

Zen

Ce n'est pas pour rien que j'ai ajouté l'adjectif "musicien" au titre de ce blog.
Voici quelques notes apaisantes, jouées en forme d'hommage à Terry Oldfield (oui le grand frère de Mike) et qui peuvent servir de support  à la méditation ou à la prière :






Des cathos rebelles en France ou le catholicisme revu et corrigé par la droite



bénédiction

 Ce billet a été rédigé il y a plusieurs mois. Il reste plus que jamais d'actualité. Aussi je le publie sur ce blog ainsi que sur celui des chrétiens de gauche.

Des cathos rebelles en France ou le catholicisme revu et corrigé par la droite ou plutôt une droite pas tout à fait décomplexée qui se drape dans le catholicisme.

Où est-le problème ?

Un article du Figaro (1) nous a appris il y a quelques mois qu’une partie des évêques n’a pas compris la résistance (sic) des familles (re sic) – oui mais quelle(s) famille(s) ?- face au pouvoir socialiste. On peut croire un instant que l’on se trouve à nouveau dans l’époque de la Guerre froide dans un pays de l’Est…
Mais heureusement on lit également que nous sommes sauvés grâce à ces jeunes rebelles bien mis et bien accompagnés, par un prêtre – cf. la photo qui illustre l’article, digne d’une affiche électorale de feu le RPR – et qui oseraient aller contre ceux des évêques qui n’ont rien compris ou pire qui seraient coupables d’accointances – horreur ! – avec le pouvoir socialiste.
Et c’est là le vrai sujet de l’article, non pas tant une supposée division des évêques que l’émergence de cathos rebelles, éthiques, authentiques, insoumis, etc,… et qui semblent avoir les faveurs du Figaro .

Un catholicisme qui n’a rien de nouveau

En fait toute cette prose n’est que la réaffirmation d’un catholicisme de droite ou d’une droite catholique classique et c’est là que le journaliste a raison : ce catholicisme n’a rien de nouveau.
C’est le catholicisme des points non négociables, une réduction – si ce n’est une caricature ou un travestissement –  de la doctrine sociale de l’Église à une simple morale conservatrice.
Pour mémoire, alors que les évêques avaient indiqués 13 éléments de discernement (2) afin d’aider l’électeur chrétien dans son choix lors des présidentielles de 2012, certains avaient réussi le tour de passe-passe de n’en mettre que trois en exergue : évidemment la vie naissante, la famille, l’éducation, oubliant au passage Jeunesse, Banlieues et cités, Environnement, Économie et justice, Coopération internationale et immigration, Handicap, Fin de Vie, Patrimoine et culture, Europe, Laïcité et vie en société.
Et c’est justement là où l’on ne peut que sourire lorsque le Figaro affirme que ces authentiques insoumis sont inclassables politiquement…
Mais de qui se moque t-on ? Les slogans, les articles, tout ce qui qui est relayé par eux sur les réseaux sociaux indiquent clairement la couleur politique de ce mouvement de « rebelles ».

Une opposition classique de droite

Au mieux nous sommes en présence d’un catholicisme caution d’une opposition classique de droite. Au pire, voire plus si affinités…
Car si la plupart acceptent le débat républicain même si c’est souvent en insultant la gauche – mais on dira que c’est le jeu politique – , d’autres en revanche sont inquiétants.
Il serait bienvenu, qu’après s’être inquiété de la quenelle de Dieudonné, notre pays s’interroge au sujet d’un symbole qui a fleuri sur les réseaux sociaux lorsque La Manif Pour Tous s’est séparée de ses leaders historiques pour durcir le mouvement (Frigide Barjot est d’ailleurs peu appréciée de ces "rebelles éthiques") : un R inversé (3) qui signifie « contre révolution », comprendre par là que finalement le problème c’est la République.
Des clarifications, des prises de distance semblent nécessaires.
Il est également difficile de dire ce qu’est le mouvement des Veilleurs mais un journaliste de la Vie leur a consacré un ouvrage (4).
Le problème de ce catholicisme prétendument « rebelle » c’est qu’il n’entend pas les propos du pape François et de l’épiscopat.
Alors que les questions sociétales, de sexe, de mœurs, de préservatifs, d’avortement ont été remises à leur juste place – ce qui ne veut pas dire qu’elles sont ignorées – il y a un an par le pape François , notre pays fait de la résistance et semblerait afficher toujours selon le Figaro un catholicisme rebelle, jeune, en fait petit et grand bourgeois, mais en tous cas, pas populaire.

Un catholicisme qui oublie d’être chrétien

C’est inquiétant, car ce catholicisme est celui que rejette toutes celles et ceux du parvis et de plus loin encore. Celles et ceux qui n’entrent plus dans la maison commune mais qui malgré tout s’intéressent encore à ce que l’Église dit.
Pour tous ceux-là – et cela dépasse même le cercle des chrétiens catholiques – François est une grande espérance car il donne un coup de projecteur sur l’essentiel : l’Évangile.
Or cette droite ou ces "cathos rebelles" ne veulent pas voir que la principale menace contre la famille n’est pas tant le pouvoir socialiste que le système économique qu’ils défendront toujours consciencieusement. Faut-il citer Bossuet ? : Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes.
Quelle sont les plus grandes menaces sur la famille ? La gauche ou le travail du dimanche ? Le mariage pour tous ou les horaires de travail incompatibles avec une vie de famille normale ? Qu’est-ce qui aggrave le nombre de séparations et de divorces : le pouvoir socialiste ou des lieux de travail qui ne permettent plus aux couples de se construire et de se rencontrer, tout simplement de vivre ensemble ?
A vrai dire si ces « rebelles éthiques » défendaient réellement la famille, il y a longtemps qu’ils se seraient battus pour les 35 heures et d’une façon générale pour le partage du temps de travail.
Or tous leurs champions politiques ne sont capables que de vouer les 35 heures aux gémonies ou de vouloir baisser le nombre de fonctionnaires (des emplois pourtant, le gagne-pain de millions de personnes et donc de… familles !).

Que d’hypocrisie derrière ce catholicisme là !

N’est-ce pas cette hypocrisie que de nombreux croyants ne supportent plus ?
Si de nombreux Français ont émis des doutes sur le mariage pour tous, ce n’est pas tant contre le fond de cette réforme que sur le défaut de priorité. Les Français veulent du travail mais ce n’est certainement pas le souci de la droite catholique.
Mais ce catholicisme-là a connu plusieurs déceptions : outre le vote de la loi du mariage pour tous, l’arrivée d’un pape d’un genre nouveau, d’un autre continent (un blogueur traditionaliste n’a t-il pas écrit que François ne pouvait pas comprendre la situation migratoire de l’Europe…!), et ensuite l’arrivée d’un nouveau président de la CEF…
Ce dernier, Mgr Pontier, a d’ailleurs rappelé qu’il n’était pas le chef d’un clan contre un autre… Ce qui a du décevoir les "cathos rebelles"…

Nous ne sommes pas ici dans la problématique de l’unité des chrétiens.

Comme l’a montré Jacques Généreux dans sa critique du modèle de "l’individu-guerrier" (5), nous sommes bien dans l’opposition très politique entre un système qui repose sur le chacun pour soi et la loi du plus fort,  destructeurs de la dignité humaine et de la planète, et un système qui tente, tant bien que mal, de réguler les injustices et les iniquités du monde.
Même si je ne suis plus certain que la gauche de gouvernement incarne ce second système, j’en partage toujours les valeurs. Je reste convaincu que de nombreux problèmes sociétaux ne se poseront plus, ou avec moins d’acuité, en résolvant d’abord la crise économique et sociale.
Et puis c’était ma crainte également : le pourrissement du mouvement LMPT a fini par avoir raison de la belle unité affichée de la composante chrétienne de l’opposition au mariage pour tous, chacun repartant, et de façon plus affirmée, dans sa famille politique.
Mais, et c’est aussi ce qui différencie certainement les chrétiens ou les cathos de gauche de ceux de droite, ces derniers honnissent plus que jamais leur adversaire socialiste et soutiennent clairement leur famille politique.
Alors qu’à gauche c’est moins simple, pour ce qui me concerne, j’ai quitté EELV, d’autres ont dit tous leurs doutes sur la gauche qui gère et qui, pour prouver qu’elle est capable de bien gérer, tend à le faire comme la droite(6).
J’ai rejoint la Nouvelle Donne (7) de Pierre Larrouturou  dans laquelle en tant que chrétien je retrouve le plus d’éléments de la doctrine sociale de l’Église mais,… face à une droite ivre de revanche et qui n’a jamais véritablement reconnu la légitimité de la gauche au pouvoir, l’avenir est loin d’être rose…

Cependant ceux qui sont "à la gauche du Christ" (8) n’ont pas dit leur dernier mot.

(1)  http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/04/18/01016-20140418ARTFIG00074-cathos-et-rebelles.php
(2) http://www.eglise.catholique.fr/conference-des-eveques-de-france/textes-et-declarations/366777-elections-un-vote-pour-quelle-societe/
(3)Blog de Vivien Hoch
(4) Henrik Lindell,  Les Veilleurs – Enquête sur une résistance , éd. Salvator, 2014
(5) Jacques Généreux, La Dissociété nouvelle ed. en poche. Points-Essais, Seuil, 2007
(6) http://chretiensdegauche.com/2014/01/15/confession-dune-enfant-de-la-gauche/
(7) http://www.nouvelledonne.fr/
(8) A la gauche du Christ, sous la direction de Denis Pelletier et Jean-Louis Schlegel, éditions du Seuil.