"La voix de celui qui crie dans le désert". Jean 1, 23
" Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire". Bernadette Soubirous

Et ma voix n'engage que... moi.

La République française respecte toutes les croyances (article 1er de la Constitution)

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mardi 22 octobre 2013

Liberté chérie...

La route est longue mais la voie est libre…

NewTux
L'affaire d'espionnage de la NSA semble nous émouvoir en 2013 alors que ces pratiques sont connues depuis des décennies... 1988 pour être précis. 

Si l'entrée dans l'ère du numérique a facilité ce type de pratique, il existe néanmoins des outils qui nous permettent de nous libérer au moins de certains monopoles informatiques aliénants sinon de nous émanciper du monde marchand et de retrouver une autonomie relative et une liberté certaine dans la vraie vie.

Les logiciels libres existent depuis longtemps mais mériteraient d'être davantage connus et utilisés.
La cupidité n’a aucune entrave, tant qu’elle n’est pas enchaînée elle-même. Les seules personnes pouvant le faire : c’est nous. Nous sommes la solution. Vous êtes la solution, si vous le souhaitez. 
Cf. cet article à lire sur ce sujet.

A lire également cet article de Fabrice Nicolino qui nous rappelle que ce qui reste du souffle historique de 1789, c’est le pire. Je veux dire la glorification de l’individu, jadis moteur de l’émancipation, aujourd’hui consommateur déchaîné pour lequel la machine invente chaque jour de nouveaux objets. L’individualisme, clé de l’industrialisation capitaliste de la planète, fait de chacun un rouage militant du gaspillage universel. Oui. Ne nous reste que le pire. Comme du reste, d’un certain point de vue, mai 68 n’a laissé derrière, pour l’essentiel, que des nuées d’individualistes-hédonistes prêts à plébisciter les écrans plats et les téléphones portables.

Et de conclure : 
Nos sociétés épuisées recèlent-elles suffisamment de force cachée pour susciter un mouvement neuf ? Capable de s’attaquer à toutes les NSA, dont certaines sont évidemment françaises ? Puis de parler enfin de la seule question qui vaille vraiment, c’est-à-dire la crise de la vie ?

Un site à visiter :  FramasoftFramasoft

La route est longue mais la voie est libre…





dimanche 20 octobre 2013

"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli"...

Billet également publié sur le blog des Chrétiens de gauche.


Ce billet est d'abord celui d'un chrétien. C'est tout. 
 
J'ai ces mots de Jésus qui résonnent inlassablement dans mon âme et dans mon cœur : 
"j'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli * "...


060172 serrure et chaine

Il y a quelques jours des centaines de personnes sont mortes au large de Lampedusa pour avoir voulu nous rejoindre. Elles ne nous ont pas rejoint car  à notre place c'est la mort qu'elles ont rencontrée.
Bien entendu "on" a pu critiquer l'Europe, inactive (vraiment?), la France (vraiment ?).  

"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli"...


La Méditerranée, lieu de villégiature de rêve pour des millions de personnes chaque année, berceau de notre culture, est aussi un cimetière pour des milliers d'autres...

En tous cas il était clair que cela ne pouvait se reproduire... 

Or cela s'est reproduit  à peine quelques jours plus tard au large de Malte.

"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli"...

On pourra toujours m'opposer les arguments du monde réel, j'entends d'abord ces mots de Jésus :

"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli"...

Dans l'opinion publique un consensus semble apparaitre pour "faire quelque chose " mais quoi ?

Retour en France le dimanche 13 octobre : le FN remporte les élections aux cantonales dans une petite ville du sud. Émoi dans les médias et dans le microcosme politique.

Je pense à nouveau à Jésus :  
"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli"...

Quelques jours plus tard en France, toujours. Une collégienne est renvoyée  au Kosovo avec sa famille, conformément à la Loi. Émoi à gauche, du moins une certaine gauche,  à l'inverse, soutien, sinon joie chez d'autres.

J'entends toujours cette  phrase :  
"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli"...

On me dira : oui mais c'est le monde avec ses réalités, on ne peut accueillir toute la misère du monde, etc,... et c'est la loi,...
Tout cela est exact.

Mais pour un chrétien c'est cette phrase qui revient : 
"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli"...

J'ai cru comprendre que le Royaume de Dieu se construit ici-bas, dès maintenant, dans le monde réel (dans notre langage chrétien, on dit au cours de notre "vie terrestre").

Pour un chrétien, l'émotion et l'indignation tant décriées par certains journalistes ou intellectuels, par certains politiques, s'appellent la charité ou l'amour du frère tout simplement.

Pour les chrétiens, être capable de ressentir ce que vit un de nos frères, se mettre à sa place, tenter de comprendre ce qu'il vit et ce qu'il est, cela s'appelle l'intelligence du cœur.

Alors oui, j'entends encore cette phrase de Jésus qui résonne : 
"J'étais un étranger et vous ne m'avez pas accueilli"...

Or le défi lancé à tous les chrétiens, ici-bas, maintenant, chez nous, c'est celui-ci, c'est que Jésus puisse nous dire :
"j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli. ** "








lundi 14 octobre 2013

Ensemble, lire et prier les psaumes (2)

Dans la suite des Actes des apôtres et des épitres de Paul aux Corinthiens, les groupes de lecture et de partage de la Parole de Dieu du diocèse de Nancy sont invités à lire et prier les psaumes.
Environ 70 personnes ont participé à la séance de formation organisée par le SEDIFOP, le mardi 8 octobre à la salle Saint Barthélémy à Mont-Saint-Martin.
Une belle soirée de partage et de découverte des psaumes et d’initiation à la prière des chrétiens, animée par le père Jacques Nieuviarts, assomptionniste et bibliste, auteur du « Guide de lecture et de prière des Psaumes ». 

Les photo sont en ligne sur le site de la paroisse  :  


 

dimanche 6 octobre 2013

Dieu me conduit...

 Dieu me conduit, par sa bonté suprême;
C'est mon berger qui me garde et qui m'aime
Rien ne me manque en ses gras pâturages,
Des clairs ruisseaux je suis les verts rivages,

Et pour l'amour de son nom admirable,
Il me protège et rend ma paix durable.

Quand il faudrait marcher dans la nuit sombre,
Quand de la mort je traverserais l'ombre,
Je n'en aurais ni terreur, ni détresse,
Car tu te tiens auprès de moi sans cesse;
Même au travers de la vallée obscure,
C'est ta houlette, ô Dieu qui me rassure.

Dressant ma table ainsi qu'aux jours de fête,
Dans ta bonté tu répands sur ma tête
L'huile odorante et ma coupe déborde;
Par tes bienfaits et ta miséricorde
Accompagné jusqu'à ma dernière heure,
Dans ta maison je ferai ma demeure. 


Texte lu le 7 octobre 1995 lors des funérailles de Georges Pique, 
"mon père, ce héros au regard si doux".
 
Psaume 23,  version tirée du recueil adopté 
par le synode général officieux des Églises Réformées de France, 1895





samedi 5 octobre 2013

Ensemble, lire et prier les psaumes, avec le père Jacques Nieuviarts

Ensemble, lire et prier les psaumes

Dans la continuité de la lecture commune de la Parole de Dieu, 
et pendant deux années notre diocèse va lire les Psaumes ! 

 
Pour tous ceux qui vont partager la lecture des Psaumes,
pour tous ceux qui sont intéressés par ce thème,
le SEDIFOP propose une formation sur votre secteur pastoral
avec le père Jacques NIEUVIARTS
Assomptionniste, bibliste,
Une soirée pour être guidé dans la découverte des Psaumes
et initié à la prière des chrétiens
le mardi 8 octobre 2013 de 17 h 30 à 20 h, 
salle saint Barthélémy à Mont Saint Martin
(Tarif de la soirée : 5 €)
suivi du repas tiré du sac pour ceux qui le désirent

Inscription auprès de 
Secteur pastoral du Pays-Haut 48 rue Pershing 54400 Longwy
03 82 24 34 36 
Par mel : cliquer ici

 

Le pape François aux catéchistes




Le pape François aux catéchistes : 
Quand nous, chrétiens, nous sommes fermés sur notre groupe, sur notre mouvement, sur notre paroisse, sur notre milieu, nous restons fermés et il arrive ce qu’il arrive à tout ce qui est fermé ; quand une pièce est fermée, elle commence à sentir l’humidité. Et si une personne est dans cette pièce, elle tombe malade ! Quand un chrétien est fermé sur son groupe, sur sa paroisse, sur son mouvement, il est fermé, il tombe malade. Si un chrétien sort dans les rues, les périphéries, il peut lui arriver ce qui arrive à des personnes qui vont dans les rues : un accident. Bien des fois nous avons vu des accidents de la route. Mais je vous dis : je préfère mille fois une Église accidentée, et non une Église malade ! Une Église, un catéchiste qui a le courage de courir le risque de sortir, et non un catéchiste qui étudie, qui sait tout, mais toujours fermé : celui-là est malade. Et parfois, il est malade de la tête…
Mais attention ! Jésus ne dit pas : allez, débrouillez-vous. Non, il ne dit pas cela ! Jésus dit : Allez, je suis avec vous ! C’est cela notre beauté et notre force : si nous allons, si nous sortons porter son Évangile avec amour, avec un vrai esprit apostolique, avec vérité (parresia), Lui marche avec nous, nous précède, – je le dis en espagnol – il nous “primerea”. Le Seigneur nous “primerea” toujours. Désormais vous avez appris le sens de ce mot. Et c’est la Bible qui le dit, ce n’est pas moi qui le dis. La Bible dit, le Seigneur dit dans la Bible : Je suis comme la fleur d’amandier. Pourquoi ? Parce que c’est la première fleur qui fleurit au printemps. Lui est toujours “primero” ! Il est le premier ! C’est fondamental pour nous : Dieu nous précède toujours ! Quand nous pensons aller loin, dans une extrême périphérie, et nous avons peut-être un peu peur, en réalité Lui s’y trouve déjà : Jésus nous attend dans le cœur de ce frère, dans sa chair blessée, dans sa vie opprimée, dans son âme sans foi. Mais savez-vous une des périphéries qui me fait si mal que j’en ressens la douleur – je l’avais vu dans le diocèse que j’avais auparavant ? C’est celle des enfants qui ne savent pas faire le Signe de la Croix. À Buenos Aires, il y a beaucoup d’enfants qui ne savent pas faire le Signe de la Croix. C’est une périphérie ! Il faut aller là ! Et Jésus est là, il t’attend, pour aider cet enfant à faire le Signe de la Croix. Lui nous précède toujours.

Pour lire le discours dans sa totalité, cliquer ici.

Lors de son homélie prononcée lors de la messe pour la journée des catéchistes, le pape a également dit :
Le catéchiste est un homme de la mémoire de Dieu s’il a une relation constante et vitale avec Lui et avec son prochain ; s’il est un homme de foi, qui a vraiment confiance en Dieu et met en Lui sa sécurité ; s’il est un homme de charité, d’amour, qui considère chacun comme son frère ; s’il est un homme d’« hypomoné », de patience, de persévérance, qui sait affronter les difficultés, les épreuves, les échecs, avec sérénité et espérance dans le Seigneur ; s’il est un homme doux, capable de compréhension et de miséricorde.
Prions le Seigneur afin que nous soyons tous des hommes et des femmes qui gardent et alimentent la mémoire de Dieu dans notre vie, et qui savent l’éveiller dans le cœur des autres.
 
Pour lire l'homélie dans sa totalité, cliquer ici.