"La voix de celui qui crie dans le désert". Jean 1, 23
" Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire". Bernadette Soubirous

Et ma voix n'engage que... moi.

La République française respecte toutes les croyances (article 1er de la Constitution)

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vendredi 26 juillet 2013

JMJ : le "document d'Aparecida"



Le pape François au cours de ces Journées Mondiales de la Jeunesse évoque de façon récurrente le document d'Aparecida. Il s'agit d'un texte issu de la Ve Conférence générale du Conseil épiscopal latino-américain (CELAM). 
Le cardinal Bergoglio y a pris une part prépondérante qui l'a présenté en tant que pape il y a quelques jours : cette Conférence a été un grand moment d’Église. Et nous pouvons dire, en effet, que le document d’Aparecida est bien connu justement à cause de ce tressage entre les travaux des pasteurs et la foi simple des pèlerins, sous la protection maternelle de Marie. 
Ce document en son temps a été validé par le pape Benoit XVI.
Le texte est disponible dans son intégralité en téléchargement gratuit sur le site du CELAM  :

Il a présenté dans la Croix : 

Patrice de Plunkett sur son blog en a tiré la substantifique moelle dans plusieurs billets : 


jeudi 18 juillet 2013

J'ai vu un homme prier...

 
J'ai vu un homme prier...

Un pèlerin, assis sur un banc au milieu de la foule. 
Humble, inconnu, un modeste chrétien parmi d'autres, comme les autres. Recueilli, attendant son tour pour se lever, son chapelet à la main. 
Se lever pour prendre son tour dans le défilé incessant de pèlerins dans la grotte. Comme tous, je l'ai vu marcher d'un pas lent mais sûr.

J'ai vu cet homme prier. 

J'ai pris mon tour à la suite d'autres pèlerins. 
Comme cet homme, comme tous les autres, j'ai posé ma main sur la roche en défilant dans ce demi-cercle. Comme lui, comme tous, j'ai marqué un temps d'arrêt juste en dessous du lieu où cela s'est produit, Bernadette a été chargée de nous le dire, pas de le faire croire. L'eau suinte et dégouline à cet endroit, nos mains sont mouillées, le chapelet aussi. Cet homme a fait ce geste, les autres pèlerins également, moi aussi, comme tant d'autres, comme des millions d'autres depuis des décennies, depuis plus d'un siècle.
Et l'on finit par ressentir ce que tant d'autres ont ressenti, cette relation qu'on ne peut véritablement décrire et expliquer. 

Et chacun prie comme il peut, comme il veut, comme il l'a appris, un "je vous salue Marie", ou d'autres mots. Et cet homme, je l'ai vu prier. Si je l'ai observé c'est parce qu'au cours des heures précédentes, j'ai vu et entendu cet homme célébrer une messe. Il nous a fait part de son amour pour l’Église, pas d'une église, d'un clocher, voire d'une paroisse, non, il a parlé de l'amour pour l’Église, cette Église en laquelle nous croyons, nous le disons chaque dimanche à la messe : je crois en l’Église catholique, une, sainte et apostolique ou je crois à l'esprit saint, à la sainte Église catholique.

C'est cette Église que nous servons, qui est notre mère car c'est elle qui nous a transmis la Bonne Nouvelle.
Cet homme que j'ai vu prier aime l’Église, et il nous a demandé au cours de son homélie d'aimer l’Église.
 
Cet homme, prêtre, archevêque, a insisté sur l'Amour que nous devons à l’Église ainsi que sur la fidélité au Pape. Il a tenu à distinguer la paroisse (ou l'esprit de paroisse, de chapelle ou de clocher) et l’Église. 

Il a pris l'exemple d'un de ses condisciples du séminaire (je raconte de mémoire). Les séminaristes s'étaient rendus à Lourdes au moment de leur ordination. Il y a prié avec son ami chinois. Après leur ordination, le jeune prêtre chinois est reparti en Chine, il a été arrêté dès son arrivée et jeté en prison. Il aurait pu être libéré s'il avait accepté d'abjurer sa foi. Il est donc resté enfermé pendant 35 ans et a été libéré il y a quelques années. Ce qui lui a permis de tenir, c'est son Amour pour l’Église et sa fidélité au Saint Père. Le prêtre chinois est venu à Rome pour rencontrer le Pape. Il est arrivé en fauteuil roulant, il a trouvé la force de se lever en voyant le Pape pour marcher vers lui et celui-ci l'a étreint dans ses bras.

C'est cela l’Église ! C'est cette grande famille qui se trouve partout dans le monde. Que ce soit au Vatican, dans toute paroisse, ou dans une prison chinoise, c'est la même Église.
C'est ce même Amour pour l’Église qui doit nous animer.

Cet homme qui nous a raconté cette histoire, je l'ai vu prier, non pas tant comme prêtre dans une assemblée de chrétiens, mais je l'ai vu prier en tant que simple chrétien dans cette petite grotte.

Depuis, je ne vois plus tout fait Lourdes de la même façon. L'Eglise et ses prélats, non plus.

A Lourdes, j'ai vu un homme prier... 

C'est ça, Lourdes.

Merci. 






lundi 15 juillet 2013

Brétigny-sur-Orge

Où l'on apprend par ceux dont le métier est d'informer  - et qui ont bien fait leur métier -  qu'outre le fait qu'une catastrophe ferroviaire s'est produite à Brétigny-sur-Orge en faisant plusieurs victimes et de nombreux blessés, ce qui est à retenir c'est l'entraide et la solidarité dont ont fait preuve les Brétignolais et les personnels de la SNCF en appui aux secours et aux forces de l'ordre. Une chaine humaine pour apporter vivres et eau s'est même constituée après la catastrophe. 

Que pouvaient donc bien chercher ceux qui ont répandu les rumeurs de caillassages et de pillages de cadavres ? Démontrer que la France de François Hollande serait livrée à des bandes de charognards ?

Hélas pour eux et tant mieux pour nous, c'est un visage solidaire et fraternel qu'ont montré les Français vendredi à Brétigny. 
Dommage que ce beau visage ait été, un temps, recouvert par le voile de l'indécence politicienne de certains.

Le pape François à Lampedusa

Le pape François : "La culture du bien-être, qui nous amène à penser à nous-même, nous rend insensibles aux cris des autres, nous fait vivre dans des bulles de savon, qui sont belles, mais ne sont rien ; elles sont l’illusion du futile, du provisoire, illusion qui porte à l’indifférence envers les autres, et même à la mondialisation de l’indifférence. Dans ce monde de la mondialisation, nous sommes tombés dans la mondialisation de l’indifférence. Nous sommes habitués à la souffrance de l’autre, cela ne nous regarde pas, ne nous intéresse pas, ce n’est pas notre affaire !"

Pour lire la totalité de l'homélie, cliquer ici


jeudi 11 juillet 2013

Asia Bibi - Lettre à mon député

[ Billet corrigé le 13 août 2013 (merci à Véronique Belen) ]



Monsieur  le Député,


Vous connaissez certainement le sort d’Aasiya Noreen Bibi – Asia Bibi – emprisonnée et condamnée à mort par un tribunal pakistanais pour un blasphème qu’elle n’a même pas commis. Depuis deux ans, elle croupit en prison dans une cellule infâme. Elle peut mourir à tout moment, par manque de soins, ou des mains d’un geôlier, comme d’autres avant elle. Si même elle était libérée, elle court le risque d’être assassinée dès sa sortie de prison, comme tant d’autres avant elle. Je vous demande de mettre en oeuvre tous les moyens possibles pour faire part systématiquement aux autorités pakistanaises de la préoccupation de la France et des Français – qui vous interpellent – pour Asia Bibi et pour toutes les victimes de cette loi d’oppression qu’est la loi anti-blasphème.

Dans le meilleur des cas, Asia Bibi devra être arrachée au pays qu’elle aime, mais dans lequel elle ne pourra plus vivre. La famille d'Asia Bibi est venue en visite à Paris, pour sensibiliser les Français à leur cas. C’est, aussi, un honneur, que les Français soient considérés comme des soutiens à rechercher. C’est le signe que la France reste, dans le monde, un symbole de la liberté. Nous devons être à la hauteur de cette attente. Je vous demande de faire en sorte qu’Asia Bibi et sa famille soient accueillis en France, dans les meilleures conditions.
Je compte sur votre action et vous prie de recevoir Monsieur le Député, l’expression de ma plus haute considération.
Patrick Pique 



PS : Merci au blogueur Koz  pour sa vigilance.