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jeudi 19 septembre 2013

Un hôpital de campagne après une bataille

Pope Francis at Vargihna
 
C'est ainsi que le pape François voit l’Église : 
Je vois l’Église comme un hôpital de campagne après une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s’il a du cholestérol ou si son taux de sucre est trop haut! Nous devons soigner les blessures. Ensuite nous pourrons aborder le reste.
Et il a raison. L'entretien que le pape a donné à la revue des Jésuites italiens est direct, profond. Le pape ne s’embarrasse pas de circonvolutions, il va à l'essentiel. Nous sommes tous des blessés graves et ce pape nous transmet de belles paroles d'espérance, de foi de d'amour qui nous incitent non seulement à prier mais aussi et surtout à agir en suivant le chemin annoncé dans l’Évangile (Le plus important est la première annonce : “Jésus Christ t’a sauvé !”).
Il y a quelques mois, je concluais ainsi un billet de ce blog par ces mots :
Par sa renonciation, Benoit XVI a lancé un défi aux catholiques. Sommes-nous prêts à le relever en réalisant pleinement Vatican II ?

Chiche !
Et bien, on dirait que nous y sommes ! 

Le pape François : Vatican II fut une relecture de l’Évangile à la lumière de la culture contemporaine. Il a produit un mouvement de rénovation qui vient simplement de l’Évangile lui-même. Les fruits sont considérables.
Cet entretien, ou cette conversation, se termine sur la manière de prier du pape François : 
Je prie l’Office chaque matin. J’aime prier avec les psaumes. Je célèbre ensuite la messe. Et je prie le rosaire. Ce que je préfère vraiment, c’est l’Adoration du soir, même quand je suis distrait, que je pense à autre chose, voire quand je sommeille dans ma prière. Entre sept et huit heures du soir, je me tiens devant le saint sacrement pour une heure d’adoration. Mais je prie aussi mentalement quand j’attends chez le dentiste ou à d’autres moments de la journée. La prière est toujours pour moi une prière “mémorieuse” (memoriosa), pleine de mémoire, de souvenirs, la mémoire de mon histoire ou de ce que le Seigneur a fait dans son Église ou dans une paroisse particulière. C’est la mémoire dont saint Ignace parle dans la Première semaine des Exercices spirituels lors de la rencontre miséricordieuse du Christ cruci€fié. Je me demande : “Qu’ai-je fait pour le Christ ? Qu’est-ce que je fais pour le Christ ? Que dois-je faire pour le Christ ?” C’est la même mémoire dont il parle dans la Contemplatio ad amorem (Contemplation pour obtenir l’amour), lorsqu’il demande de faire revenir à la mémoire les biens reçus. Par-dessus tout, je sais que le Seigneur se souvient de moi. Je peux L’oublier, mais je sais que Lui, jamais.
Jamais Il ne m’oublie.
[...]
Cet entretien d'une trentaine de pages est disponible gratuitement et est téléchargeable sur le site de la revue Etudes, le revue des Jésuites français.

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