"La voix de celui qui crie dans le désert". Jean 1, 23
" Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire". Bernadette Soubirous

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mercredi 31 octobre 2012

Réforme du mariage : pourquoi l'Eglise catholique a le droit de donner son avis : Patrice de Plunkett : le blog

Réforme du mariage : pourquoi l'Eglise catholique a le droit de donner son avis : Patrice de Plunkett : le blog

Cardinal André Vingt-Trois :  


quand on y regarde de plus près, on ne peut pas éliminer d’un revers de main les drames que connaissent beaucoup de conjoints pour qui le mariage n’est plus un chemin de construction et d’épanouissement, mais un carcan qu’ils ne peuvent plus supporter. Oui, le risque de subir la domination de l’autre n’est pas une invention de l’Église pour assurer son pouvoir, c’est la triste et douloureuse expérience que font beaucoup de nos contemporains. Notre foi chrétienne et notre Église proposent un chemin pour éviter ces drames ou pour essayer de les surmonter. Nul n’est obligé de choisir ce chemin, mais nous avons le droit de le proposer et d’y inviter ceux et celles qui cherchent des moyens de réussir leur union et d’assumer leur mission de parents.

mardi 30 octobre 2012

Partage du temps de travail

Dans une interview parue ce jour dans le quotidien Libération, Pierre Larrouturou revient sur l'idée de partage du temps de travail dont on ne parle plus assez, alors que l'emploi, faut-il le rappeler, est la première des préoccupations des Français, avec la santé,  bien loin devant les autres.

http://www.liberation.fr/politiques/2012/10/30/larrouturou-la-gauche-doit-reparler-fierement-du-temps-de-travail_857028

 
Extraits :

 Du fait des énormes gains de productivité des dernières décennies, nous vivons une vraie révolution qui pose forcément la question d’une nouvelle organisation du travail. Il faut aller plus loin et mieux que ce qui avait été fait sous le gouvernement Jospin. C’est bien cela qui ne doit pas être un sujet tabou.
[...] 
Aux Etats-Unis, depuis dix mois, l’ancien ministre de l'économie de Bill Clinton, Robert Reich, dit que si Obama est réélu, la principale réforme qu’il devra faire sera d’organiser une baisse du temps de travail sans baisse de salaire. Reich dit que les gains de productivité de nos économies sont la principale cause du chômage.
[...]
Selon une étude du ministère du Travail en 1997, un mouvement général vers la semaine de quatre jours permettrait d’ailleurs de créer deux millions d’emplois. Cela ferait deux millions de familles dont la vie serait moins dure.
[...]
il ne faut pas rêver, la croissance ne va pas revenir. Au Japon, elle n’est que de 0,7% en moyenne depuis vingt ans, alors qu’ils ont fait le maximum sur le plan industriel, budgétaire et monétaire. 
 [...]
 Je le redis, la gauche ne doit pas avoir de tabou et reparler fièrement de la question du temps de travail. Il est dramatique de voir que depuis dix ans, le Medef et la droite ont pilonné sur le sujet avec une extrême agressivité, et que ce travail de casse a fait remonter la durée réelle du travail. Le gouvernement doit se ressaisir de ce combat.

En août dernier a été publié sur le site des chrétiens de gauche ainsi que sur ce blog un article sur ce thème. 



 

La nouvelle évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne

Mgr Claudio Maria CELLI, Archevêque titulaire de Civitanova, Président du Conseil Pontifical pour les Communications Sociales (CITÉ DU VATICAN) :

La nouvelle évangélisation nous demande d’être attentifs à la “nouveauté” du contexte culturel dans lequel nous sommes appelés à annoncer la Bonne Nouvelle, mais également à la “nouveauté” des méthodes à utiliser. Les nouveaux médias sont en train de changer radicalement la culture dans laquelle nous vivons et offrent de nouveaux chemins pour partager le message de l’Évangile.
 [...]
L’arène numérique n’est pas un espace “virtuel” moins important du monde “réel” et, si la Bonne Nouvelle n’est pas proclamée aussi de façon “numérique”, nous courons le risque d’abandonner beaucoup de personnes, pour lesquelles c’est celui-là, le monde dans lequel elles “vivent”. L’Église est déjà présente dans l’espace numérique, mais le prochain défi est de changer notre style communicatif pour rendre cette présence efficace, s’occupant surtout de la question du langage.
 [...]
Nous sommes obligés de nous exprimer de façon à impliquer les autres qui, à leur tour, partagent nos idées avec leurs amis et “followers”. Nous avons besoin de valoriser les “voix” des nombreux catholiques présents dans les blogs, afin qu’ils puissent évangéliser, présenter l’enseignement de l’Église et répondre aux questions des autres. Je pense à l’Église qui est appelée à instaurer un dialogue respectueux avec tous, à donner raison à l’espérance que tous portent dans leur coeur.  


samedi 27 octobre 2012

RCF : Accompagner la vie jusqu'au bout


Forêt de Verrières


Où il apparaît que le développement des soins palliatifs est une question de moyens, d'information également (les gens ne connaissent pas encore assez, ce qui n'est pas étonnant avec le battage médiatique fait autour de l'euthanasie), que la loi Léonetti fonctionne et est mise en oeuvre au quotidien par les soignants, que la question de l'euthanasie est d'abord une question de gens bien portants, ou de personnes qui ont vu des proches souffrir et qui n'ont justement pas pu bénéficier des soins palliatifs. 

Une belle émission avec un témoignage fort d'une soignante pleine d'humanité : 

RepèresAccompagner la vie jusqu'au bout



mercredi 24 octobre 2012

Philippe Ariño

De jour en jour, je découvre un peu plus Philippe Ariño.
Qui est-il ? Je ne le connais pas.
Sur un site dans lequel il intervient, il est présenté ainsi : un professeur d’espagnol, essayiste, chroniqueur, intellectuel et homosexuel français né à Cholet en 1980. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’homosexualité, thème sur lequel il donne des conférences.
Je croise parfois sur Facebook ses propos cités par des connaissances communes. 
Surtout j'avais lu une longue citation extraite de son blog dans un article sur la sexualité et l’Église catholique dans le cadre d'un débat qui avait agité la blogosphère cet été. 
Je n'avais visiblement pas bien compris ses propos dès lors qu'ils étaient hors de leur contexte à savoir le blog (qui est aussi un livre) de Philippe Ariño.
Après l'avoir lu je me suis senti meilleur aussi bien sur le plan humain que sur celui de la foi. Une belle leçon d'humilité et d'humanité pour moi en tous cas. Merci et respect ! 
 

vendredi 19 octobre 2012

A propos du prix Nobel de la Paix

Flag of Europe


Il sera juge entre les nations, l’arbitre de peuples nombreux.
Martelant leurs épées, ils en feront des socs, de leurs lances, ils feront des serpes.
On ne brandira plus l’épée nation contre nation, on n’apprendra plus à se battre
.
(Esaïe chap2, 4)


dimanche 14 octobre 2012

350 000 euros...

Various Euro banknotes


Évangile de ce dimanche :

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 10, 17-30)
Jésus se mettait en route quand un homme accourut vers lui, se mit à genoux et lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? »
Jésus lui dit : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Personne n'est bon, sinon Dieu seul.
Tu connais les commandements : Ne commets pas de meurtre, ne commets pas d'adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne, honore ton père et ta mère. »
L'homme répondit : « Maître, j'ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse. »
Posant alors son regard sur lui, Jésus se mit à l'aimer. Il lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel ; puis viens et suis-moi. »
Mais lui, à ces mots, devint sombre et s'en alla tout triste, car il avait de grands biens.
Alors Jésus regarde tout autour de lui et dit à ses disciples : « Comme il sera difficile à ceux qui possèdent des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu ! »
Les disciples étaient stupéfaits de ces paroles. Mais Jésus reprend : « Mes enfants, comme il est difficile d'entrer dans le royaume de Dieu. Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. »
De plus en plus déconcertés, les disciples se demandaient entre eux : « Mais alors, qui peut être sauvé ? »
Jésus les regarde et répond : « Pour les hommes, cela est impossible, mais pas pour Dieu ; car tout est possible à Dieu. »
Pierre se mit à dire à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. »
Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. »

lundi 8 octobre 2012

Des principes de l'écologie

Des principes de l'écologie, un peu oubliés de nos jours...

Ivan Illich (un des pères de l'écologie politique)  : "Les hommes naissent dotés d’une mobilité presque égale. Cette capacité innée plaide en faveur d’une égale liberté d’aller où bon leur semble. Les citoyens d’une société fondée sur des principes de liberté, d’égalité et de fraternité défendront de toute dimi­nution ce droit fondamental." 
 
Dès lors pourquoi de nos jours certains écologistes veulent densifier l'habitat, notamment par le biais de la fiscalité écologique,  ce qui est un peu contradictoire avec les fondamentaux de l'écologie.

A lire, ce texte de 1973, d'un auteur qu'il serait bon de relire lorsqu'on se réclame de l'écologie politique : 



samedi 6 octobre 2012

Paix et joie !

Paix et joie ! c'est souvent ainsi que l'on ouvre ou ferme un message ou un courrier entre croyants.
Paix et joie, c'est ce que nous avons pu ressentir dimanche dernier en voyant le visage paisible et joyeux de l'ex-chanteuse de rap Diam's dans une émission de télévision.

Le dernier souvenir télévisé que j'avais d'elle était celui d'une personne bien malheureuse lors d'un spectacle de grande écoute (les Victoires de la Musique). Au lieu d'exulter devant son succès, elle avait utilisé son micro pour dire au monde entier son mal être et son désespoir.
Dimanche dernier, le contraste était saisissant en voyant le bonheur d'une personne qui a été touchée par la foi.

Thierry Bizot a bien décrit sur son blog ce que de nombreuses personnes ont ressenti. Dans ce qu'il a dit, je retiendrai plus particulièrement ceci : 
Ce qui m’a frappé tout de suite, c’est la joie de cette femme, qui rayonnait sur son visage et Cette sérénité de se sentir aimé par Dieu, cette bienveillance pour les autres, tous les autres, quels qu’ils soient, cette envie de dire sa joie, de partager, de rendre gratuitement ce qu’on a reçu gratuitement.

Surtout ce qui est remarquable c'est que ce bonheur là n'est pas un bonheur égoïste, c'est un bonheur qui permet de relier les êtres humains. Contrairement à ce que pense ceux qui confondent la laïcité et l'athéisme militant, la foi ne sépare pas, elle unit, elle réunit et elle le fait non pas dans la douleur et la violence mais dans la paix et dans la joie.
Comme l'a fort bien dit Thierry Bizot :  je découvrais une soeur dans cette femme qui témoignait, et chacune des pensées qu’elle exprimait avec générosité m’était naturellement familière et me touchait. J’en ai éprouvé un grand sentiment de reconnaissance pour Diam’s, car j’ai pu comprendre pour la première fois combien chrétiens et musulmans étions proches et amis.

Nul doute que des esprits chagrins vont s'offusquer (et c'est déjà fait). Dans notre époque et notre "civilisation", le sacrilège (ou le blasphème) ultime n'est pas de caricaturer un prophète, c'est de renoncer à la richesse et la célébrité en faveur d'une autre richesse, celle de la foi et d'une autre reconnaissance, celle de Dieu.

D'autres ont mis en évidence ce qui dans la conversion de la chanteuse est insupportable aux yeux de notre monde de vanité .
Sur le site Tak.fr, François Miclo a bien cerné le danger que représente cette conversion pour notre monde d'artifices :
Ce qui dérange, au fond, les commentateurs, c’est la « conversion » de la chanteuse, dans le sens le plus fort du terme : son changement radical de vie. Elle hausse la spiritualité au-delà de la gloire et du succès. Elle place les besoins de l’âme au-dessus de tout autre besoin. Elle parle de cette soif intarissable de Dieu que connaissent tous les mystiques : elle commet une provocation beaucoup plus grande pour notre temps que celles auxquelles elle se livrait quand elle était rappeuse.

Jésus a dit "Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon."(Matthieu 6,24)
Diam's, désormais Mélanie, a choisi. Certains ne lui pardonneront pas.
Je ne doute pas que sa foi lui permettra de surmonter cela dans la paix et la joie.

Cependant elle n'est pas la première célébrité à agir ainsi. Dans les années 70, l'immense pop star Cat Stevens* avait fait de même sans que personne ne s'en offusque. Mais en 2011, il y a moins de tolérance envers ceux qui ont la foi et qui souhaitent la vivre sans s'enfouir ou se cacher.
Pour autant, ce sont bien ces visages rayonnants de croyants qui nous offrent des témoignages d'espérance. 
On peut en voir de nombreux sur la chaine KTO dans sa rubrique "Témoignages".

Et ça fait du bien de voir tous ces visages beaux et rayonnants.

Paix et joie ! 


*L'auteur de Lady d'Arbanville s'était converti à l'islam en 1977 et a pris  le nom de Yusuf Islam 


mardi 2 octobre 2012