"La voix de celui qui crie dans le désert". Jean 1, 23
" Je suis chargée de vous le dire, pas de vous le faire croire". Bernadette Soubirous

Et ma voix n'engage que... moi.

La République française respecte toutes les croyances (article 1er de la Constitution)

Visiteur, tu es le bienvenu et ne crains pas de déposer des commentaires !


dimanche 10 juin 2012

Souvenirs d'écologie...



Ces derniers jours, je me suis plongé dans quelques archives de l'INA. 

Ces clips de campagne datent d'au moins 30 ans  (certains durent près de 20 minutes ! quelle concentration chez les citoyens de l'époque !), donc avant Tchernobyl, avant Fukushima, avant Bhopal, avant la chute du mur de Berlin (qui n'a rien changé pour les rapports Nord-Sud), avant le 11 septembre aussi, et avant qu'on ne s'inquiète de la dérive FN du monde rural.

Si on prends le temps de visionner ces vidéos on voit qu'est décrit le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui (c'est presque effrayant). 

Toutes les vraies questions sont déjà posées et sont restées sans réponse. 
Les écolos considérés déjà à l'époque comme des rigolos avaient déjà tout dit.

http://www.ina.fr/politique/allocutions-discours/video/CAC01037071/brice-lalonde.fr.html
 

dont voici la conclusion lucide et prémonitoire :
 
on commence à s’apercevoir que la société technicienne risque d’être radicalement invivable (du moins pour ce qui, jusqu’à présent, a été considéré comme étant l’homme…) : on se hâte alors de détourner l’attention du problème de la technique en elle-même pour la fixer sur certaines conséquences visibles et grossières. On évite de montrer le rapport qu’il y a entre les faits nocifs, on les présente comme des accidents auxquels on va remédier. On détourne l’opinion des questions décisives en la passionnant pour les faits secondaires et spectaculaires.
 
S’intéresser à la protection de l’environnement et à l’écologie sans mettre en question le progrès technique, la société technicienne, la passion de l’efficacité, c’est engager une opération non seulement inutile, mais fondamentalement nocive. Car elle n’aboutira finalement à rien, mais on aura eu l’impression d’avoir fait quelque chose, elle permettra de calmer faussement des inquiétudes légitimes en jetant un nouveau voile de propagande sur le réel menaçant.
 Jacques Ellul

Aucun commentaire: